Georges Archidice

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Georges Archidice, né le à Colayrac-Saint-Cirq (Lot-et-Garonne) et mort le à Monflanquin (Lot-et-Garonne), est un homme politique français. Militant socialiste et syndicaliste, il est très actif dans la Résistance.

Faits en bref Fonctions, Député français ...
Georges Archidice
Fonctions
Député français

(4 ans, 11 mois et 11 jours)
Élection 21 octobre 1945
Réélection 2 juin 1946
10 novembre 1946
Circonscription Lot
Législature Ire Constituante
IIe Constituante
Ire (Quatrième République)
Groupe politique SOC
Successeur Jean Rougier
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Colayrac-Saint-Cirq (Lot-et-Garonne)
Date de décès (à 55 ans)
Lieu de décès Monflanquin (Lot-et-Garonne)
Nationalité Française
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Biographie

Georges Archidice nait le à Colayrac-Saint-Cirq, en France, d’Henri Archidice et Clotilde Darriet, agriculteurs[1]. Il passe par l'école normale d'Agen[réf. nécessaire] avant d'exercer comme instituteur à partir de 1931[1].

Devenu professeur de cours complémentaire, à Agen, il s'investit dans la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO). Secrétaire adjoint de la fédération socialiste du Lot-et-Garonne en 1936, il est élu secrétaire fédéral peu avant le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale[1].

Il est alors membre du courant Bataille socialiste, mené par Jean Zyromski.

Parallèlement, il est engagé dans le syndicalisme et, en 1938, est élu secrétaire départemental du Syndicat national des instituteurs (SNI, rattaché à la CGT).

Engagé dans la résistance en janvier 1941, il entre en clandestinité pour échapper à la police allemande après avoir été condamné à mort par un tribunal militaire allemand. Lieutenant-colonel des FFI, il est un des principaux animateurs de la résistance dans son département. Membre du Comité départemental de Libération, son engagement pendant l'occupation lui vaut la légion d'honneur, la croix de guerre et de la médaille de la Résistance française avec rosette[2].

Responsable régional du Comité d'action socialiste depuis 1942, il participe à la reconstitution de la fédération socialiste à la Libération, et retrouve ses fonctions syndicales d'avant-guerre.

En 1945, il est parachuté, non sans susciter des réactions négatives, dans le Lot et y prend la tête de la liste de la SFIO pour l'élection de la première constituante. Il obtient 23,0 % des voix et est élu député.

Député peu actif dans son travail parlementaire, il mène cependant à nouveau la liste socialiste en juin 1946, et est réélu député avec 22,5 % des voix. Cette même année, il prend la direction de la fédération SFIO du Lot.

Membre de la commission de la constitution, il y est cette fois très actif, entrant même à la commission restreinte chargée de la rédaction du texte constitutionnel.

En novembre 1946, il est réélu pour un troisième mandat (22,8 %). Député loyal à la ligne du parti, il ne se distingue en rien des positions défendues par la direction. Il est notamment très favorable à la troisième force, et violemment critique des communistes.

En août 1950, il est arrêté pour des relations sexuelles avec l'abbé Fernand Charpin dans les toilettes de la gare Saint-Charles de Marseille ; bien que rapidement relâché, le scandale public fait que le parti le force à démissionner[3].

Sur la pression de la direction du parti, il démissionne en septembre de toutes ses responsabilités et de son mandat de député. Il est cependant relaxé par le tribunal correctionnel de Marseille deux jours après la date d'effet de sa démission.

Il reprend alors un poste d'enseignant. Affecté à l'Institut pédagogique national, il en est par la suite directeur du service des expositions.

Il meurt à l'âge de cinquante-cinq ans dans un accident de la circulation.

Décorations

Notes et références

Voir aussi

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