Amitié avec François Mitterrand - Parcours professionnel
Il rencontre François Mitterrand sur les bancs de la faculté de droit et devient son ami. Ils sont dans le même régiment en 1940 et, après la Seconde Guerre mondiale, il invitera les Mitterrand à venir passer leurs vacances en Algérie[5].
Georges Dayan exerce la profession d'avocat dans sa ville natale et fréquente notamment Albert Camus. Il quitte l'Algérie pour s'inscrire au barreau de Paris en 1947, et commence une carrière politique, comme collaborateur de François Mitterrand. Il fait partie des rares collaborateurs du futur président à le tutoyer. Il est systématiquement membre des cabinets de ce dernier lorsque celui-ci exerce une responsabilité ministérielle pendant la IVe République.
Il s'engage au sein de l'UDSR dont il est le secrétaire général adjoint de 1952 à 1962.
En 1956, il est nommé Maître des requêtes au Conseil d'État, institution dans laquelle il fera le reste de sa carrière professionnelle. La même année, il est tête de liste de l'UDSR en Saône-et-Loire. Sa liste obtient 1,86% des suffrages exprimés et n'a pas d'élu.
En 1965, il participe à la création, derrière Mitterrand, de la Convention des institutions républicaines. Il en sera le vice-président entre 1970 et 1971. Il siège aussi à la commission exécutive de la FGDS et, après son élection comme député de la 1recirconscription du Gard en 1967, est vice-président du groupe FGDS à l'Assemblée Nationale.
Il perd cependant son siège en 1968 mais poursuit son implantation électorale dans le Gard, étant élu maire de Caveirac en 1971 jusqu'en 1977.
En 1971, il participe au congrès d'Epinay et rejoint donc le Parti socialiste. Il siège ensuite pendant plusieurs années dans les instances dirigeantes de ce parti, notamment au comité directeur.
En 1977, il quitte le Gard pour participer à la campagne municipale à Paris. Il est élu au conseil de Paris dont il préside le groupe des élus socialistes. Il devient également sénateur de Paris en 1977.
Après la mort de Georges Dayan, François Mitterrand se rendait occasionnellement sur sa tombe au cimetière du Montparnasse (division 13), où il vint notamment le au lendemain de sa victoire à l'élection présidentielle[7].
L'ancienne orangerie du château de Caveirac fut baptisée à son nom en 1981 lors d'une visite du président François Mitterrand. Une avenue de Nîmes fut également baptisée à son nom. François Mitterrand vint en personne l'inaugurer en .
↑Roland Dumas, Coups et blessures, Paris, Le Cherche midi, (ISBN978-2-7491-1745-4), p.70: "C'était son meilleur ami, son condisciple de la faculté de droit et son copain de régiment avec lequel il était monté au front en 1940. Les Mitterrand passaient chez les Dayan des vacances au soleil de l'Algérie, dans une ambiance insouciante"
↑Roland Dumas, Coups et blessures, Paris, Le Cherche midi, (ISBN978-2-7491-1745-4), p.102
↑Roland Dumas, Coups et blessures, Paris, Le Cherche midi, (ISBN978-2-7491-1745-4), p.337: "François Mitterrand avait, avant moi, fait la connaissance de Christine Deviers par l'intermédiaire d'Irène, la fille de Georges Dayan, son ami le plus cher. Christine et Irène, très copines, avaient monté une petite galerie d'objets d'art sur le boulevard Saint-Geramin. Quand il quittait l'Assemblée, Mitterrand redescendait souvent le boulevard à pied pour rentrer chez lui et passait leur dire bonjour".