Georges Gaudy
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Jean Eugène Georges Gaudy |
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Écrivain, journaliste, éditeur associé |
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Prix Montyon () |
Jean Eugène Georges Gaudy, né le à Saint-Junien (Haute-Vienne) et mort le à Saint-Mandé (Val-de-Marne), est un écrivain et journaliste français.
Georges Gaudy est le fils de Jacques-François Gaudy, comptable, et Marie-Eugénie Détré. Alors qu'il est étudiant en langues étrangères, il est mobilisé au 57e régiment d'infanterie à partir de . Il y combat jusqu’à la fin de la Première Guerre mondiale. Nommé caporal en puis sergent en , il est blessé plusieurs fois et cité deux fois à l'ordre du régiment, qualifié de « caporal très brave et d'une conduite exemplaire » () et de « gradé d'élite admirable de courage et de sang-froid » (). En il est promu aspirant puis est démobilisé en septembre. Décoré de la croix de guerre 1914-1918, il reçoit la médaille militaire en puis est fait chevalier de la Légion d'honneur en [1].
Après guerre, Georges Gaudy commence une carrière d’écrivain et s’engage aux côtés de l’Action française. Il publie ses souvenirs en 4 volumes :
- Les trous d’obus de Verdun (1922),
- Le Chemin des Dames en feu (1923),
- L’agonie du Mont-Renaud (1921) et
- Le drame à Saconin et l’épopée sur l’Ingon (1930).
Cet ancien combattant devenu écrivain, journaliste et orateur de l'Action française a beaucoup voyagé dans l'Allemagne des années 1930 et écrit des articles sur la montée du nazisme dans ce pays. Il a aussi couvert les débuts de la guerre civile en Espagne.
Dans le quotidien L’Action française, Georges Gaudy s’inscrit dans les violentes polémiques de l'entre-deux-guerres en s’attaquant à ceux qu'il considère comme les complices de la « trahison » d'Aristide Briand. En ciblant des figures d’anciens combattants de gauche comme René Cassin ou Gilbert Nowina, il cherche à délégitimer tout soutien à la Société des Nations. Gaudy utilise une rhétorique d'exclusion brutale : en 1937, il reproche à Nowina son radicalisme de 1919 (époque où ce dernier se serait revendiqué comme le « Lénine français ») et, pour le discréditer totalement, mêle la critique politique à l'attaque ad hominem. En qualifiant Nowina de « Juif épileptique » et en l'associant à un « délire sanguinaire » hérité de Marat, Gaudy transforme un débat diplomatique en une croisade identitaire et nationaliste[2].
Georges Gaudy continue d'effectuer des périodes de réserve dans l'armée. Ainsi, en , il est promu sous-lieutenant d'infanterie de réserve au 63e régiment d'infanterie, puis lieutenant en et enfin capitaine en . Il est déployé en 1940 au sein de la 7e compagnie du 107e régiment d'Infanterie[3] dont il prend le commandement pour la campagne de France[3]. Sa brillante conduite lui vaut le une nouvelle citation à l'ordre de la brigade (« officier au superbe passé qui a dû rapidement faire de sa compagnie une unité de premier ordre au moral élevé. S'est toujours acquitté avec brio des missions délicates qui lui ont été confiées, réussissant à créer chez ses hommes un net sentiment offensif. A toujours donné en toutes circonstances un magnifique exemple de sang-froid ») et l'attribution de la croix de guerre 1939-1940.
À la fin de 1940, il rempile pour l'Armée d'Afrique et participe à la campagne d'Italie en 1944 aux côtés des américains[4]. Il fait l'objet en d'une dernière promotion dans la réserve de l'armée, au grade de chef de bataillon d'infanterie.
À partir de 1950, de retour de Vienne, où dans le cadre de la dénazification, il était chargé des archives de la Mission française en Allemagne et en Autriche, son nom réapparait dans le journal royaliste Aspects de la France, dont il est le rédacteur en chef de 1955 à 1959[5].
Georges Gaudy fut membre du comité directeur de l'Action française et président de l'Association Marius Plateau (anciens combattants d'AF).
Ouvrages
- Les trous d’obus de Verdun (1922),
- Le Chemin des Dames en feu (1923),
- La Ville rouge (1925),
- L’agonie du Mont-Renaud (1921)
- Le drame à Saconin et l’épopée sur l’Ingon (1930),
- Les galons noirs (1930),
- La France cherche un homme : dix jours avec le fils du roi (1934),
- Combats sans gloire : souvenirs d'un officier d'infanterie, mai- (1941)[6]
- Combats libérateurs (1946), éditions Lardanchet
- La ville rouge (1925)
Autres ouvrages ou nouvelles parus dans des revues
- Le à Munich Revue des deux mondes (1935)
- Les croisés de Nuremberg Revue universelle (1936)
- Un réfugié Les œuvres libres (1938)
- Le bateau ivre Revue de Paris (1936)
