Germain Sicard

From Wikipedia, the free encyclopedia

Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 87 ans)
ToulouseVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Germain Sicard
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 87 ans)
ToulouseVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité

Germain Sicard, né à Saint-Lys le et mort le à Toulouse, est un historien du droit français. Il est connu pour son travail sur les premières formes de sociétés anonymes au Moyen Âge dans le Midi de la France.

Germain Sicard est né à Saint-Lys, au nord-ouest de Toulouse, le [1]. Son père est médecin[2].

Germain Sicard suit en parallèle des études d'histoire et des études de droit[2]. Il soutient sa thèse de doctorat intitulée Aux origines des sociétés anonymes. Les moulins de Toulouse au Moyen Âge en 1952[3]. Elle reçoit le deuxième prix Gobert en 1954, derrière la thèse de Georges Duby[4]. Elle est traduite et republiée en anglais par les presses universitaires de l'université Yale en 2015[5],[6].

Il est pensionnaire de la fondation Thiers en 1953, assistant à l'université de Toulouse en 1955, chargé de cours à l'université de Grenoble en 1956. Il réussit le concours de l'agrégation de droit en 1957 et obtient la même année un poste à l'université d'Alger. Il retourne à Toulouse en 1960 et y est titularisé en 1962. Il est titulaire, pendant 30 ans, de la chaire d’histoire des institutions et des faits sociaux[3].

Il assume la direction de l'UFR droit premier cycle de 1980 à 1989 et dirige durant plusieurs années le DEA d'histoire du droit de l'université toulousaine. Il fonde et préside de 1967 à 1996 le centre d'histoire du droit de l'école de droit de Toulouse, devenu ensuite centre toulousain d'histoire du droit et des idées politiques. En 2015, ses collègues décident de donner son nom à la bibliothèque du centre[7]. Il part à la retraite en 1996. Auteur de nombreux travaux, ses intérêts le portent vers « l'histoire du droit privé, en particulier de la famille avec des développements nourris sur le droit révolutionnaire, séminaires consacrés à l'histoire des idées politiques »[8].

Il préside la section d'histoire du droit du Conseil national des universités de 1993 à 1996. Il est rédacteur des Annales du Midi, membre et président de l'Académie de législation de Toulouse, membre et directeur de l'Académie des sciences, inscriptions et belles-lettres de Toulouse[7],[2] et membre de l'Académie des Jeux floraux où il succède à Paul Ourliac[2]. Il est docteur honoris causa de l'université de León[7].

Germain Sicard meurt le à Toulouse[1],[3].

Distinctions

Publications principales

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI