Germaine Joumard
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Germaine Paule Joumard |
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Joujou |
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Germaine Joumard, ou Germaine Paule Joumard connue sous le diminutif Joujou[1], est une artiste-peintre, illustratrice de mode et directrice de la rédaction de revues de mode française, née à Retournac (Haute-Loire) le et morte le à Paris (8e arrondissement). D'abord illustratrice de mode et portraitiste, elle dirige des revues et s'illustre ensuite dans le mouvement de l'art nucléaire en peignant à partir des premiers négatifs obtenus à l'aide d'un microscope électronique.
Illustratrice et directrice de revue de mode
Germaine Joumard nait le à Retournac (Haute-Loire)[2]. Elle est formée à l'école des beaux-arts de Lyon[3].
Germaine Joumard commence sa carrière dans les années 20 en tant qu'illustratrice de mode[4]. Elle est à l'origine de plusieurs revues de mode[5] qu'elle dirige et illustre, à savoir : le Très Parisien de 1920 à 1935[6], Les idées Nouvelles de la Mode de 1922 à 1929, La Mode chic à partir de 1932, ainsi que L'officiel de la couleur et des industries de la mode fondé en 1928[1],[7],[8] ,[9],[10].
Germaine Joumard signe la plupart des illustrations de ces magazines sous le pseudonyme « Joujou ». Les planches d'illustrations sont constituées de dessins reproduits au pochoir sur papier bulle et colorisés à l'aquarelle ; ils illustrent les créations des grands couturiers de l'époque comme Drecoll, Poiret, Redfern, Patou, Doucet, Lanvin, Martial et Armand ou Philippe & Gaston, et les chapeaux de Jane Blanchot[11]. La revue Très Parisien absorbe en 1932 Les idées nouvelles de la mode. En 1935 Germaine Joumard fait alterner les planches dessinées avec des photographies imprimées[1].
Outre ses illustrations pour les magazines de mode, elle contribue également avec des aquarelles à l'illustration du roman Daphnis et Chloé dans son édition en français de 1930, et au recueil de poésies Émaux et Camées, dans l'édition de 1929, ainsi qu'à un ouvrage de 1920 du Docteur Mortat intitulé Culture physique de la femme élégante[12],[13].
Peintre
Germaine Joumard est également portraitiste de femmes et d'enfants et peintre naturaliste de natures mortes et d'oiseaux. Elle expose de 1929 à 1931 à la Galerie Bernheim-Jeune et en 1938 à la galerie Charpentier où elle est saluée par la critique[2],[14],[15],[16],[17],[18],[19],[20],[21]. En 1946 elle expose des portraits d'enfants et des fleurs à la galerie Pierre Maurs avenue Matignon à Paris[22].
Après la Seconde Guerre mondiale, elle s'oriente vers l'abstraction en s'inscrivant dans le mouvement de l'art nucléaire qui développe un art en réaction à la bombe atomique[23], exposant en 1950 à la galerie Art et Lecture[24],[25],[22] et à Londres en 1954 à la galerie O'Hana[26]une série de peintures réalisées à partir des premiers négatifs obtenus à l'aide d'un microscope électronique. Cela a permis de dépasser largement un grossissement de 2000 pour atteindre un ordre de grandeur de 150 000, ouvrant ainsi un nouveau monde de microphotographie sous lumière polarisée[2]. Elle collectionne de minuscules fragments de substances courantes telles que le bois, les cristaux, le parchemin et même des gouttes de sang, les examine sous un microscope électronique, puis, inspirée par les motifs qu'elle y voit, les transfère sur la toile [27] en interprétant avec toute la richesse de couleurs de sa palette les photographies obtenues. Germaine Joumard a pu exécuter ainsi des tableaux en couleurs en suivant le canevas imposé par le microscope électronique[28].
Fin de vie
Elle meurt en son domicile de la rue François-Ier à Paris en , âgée de 57 ans[29]. Elle est inhumée à Retournac dans sa ville natale. Sa pierre tombale mentionne qu'elle est chevalier de la Légion d'honneur[30].
Conservation et postérité
Nombre de ses magazines et illustrations sont conservés dans les collections du Rijksmuseum d'Amsterdam, du Musée Galliera[31],[6], ainsi qu'à la Bibliothèque de l'Institut national d'histoire de l'art et à la Bibliothèque Forney à Paris[32]. Elle est mentionnée dans le roman de Lionel Duroy Un mal irréparable[33].
