Robert Kemp
journaliste et critique littéraire français (1879-1955)
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Robert Kemp, né Félix Robert Kem à Paris 9e le et mort à Paris 18e le [1], est un journaliste, critique littéraire, critique dramatique et écrivain français.
| Fauteuil 5 de l'Académie française | |
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| Nom de naissance |
Félix Robert Kem |
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Université de Paris (en) |
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Commandeur de la Légion d’honneur, Commandeur des Arts et des Lettres, Commandeur des Palmes académiques, membre de l'Académie Française |
Sainte Cécile, patronne des musiciens, 1942 Lectures dramatiques, 1947, Edwige Feuillère, 1952 Des milliers de critiques littéraires, musicales et théâtrales |
Biographie
Robert Kemp est issu d’une famille d’artistes; il est le petit-fils d’un acteur de la Comédie française et le fils d’un peintre. Il fait des études à la Sorbonne, et devient professeur dans l’enseignement libre. Il commence une carrière de critique d’art du journal L'Aurore. Durant la Première Guerre mondiale, il est correspondant de presse de l’Agence radio auprès du Grand Quartier général. À la fin de la guerre il entre à la rédaction du journal La Liberté comme critique littéraire et musical ; il signe alors ses articles du pseudonyme de Robert Dezarnaux. En 1929, il entre au journal Le Temps et écrit désormais sous son vrai nom. Il succède à Pierre Brisson comme chroniqueur théâtral en 1934. Robert Kemp conserve jusqu'à la fin de sa carrière la rubrique de critique littéraire, théâtral et musical du journal Le Monde qui a pris la suite du Temps. Robert Kemp écrit également pour Demain, et pour Les Nouvelles littéraires.
Robert Kemp est, durant sa période de critique, une autorité incontestée en littérature et en théâtre. Il est également nommé lecteur auprès de la Comédie-Française, et par deux fois il est président du syndicat des critiques littéraires. Il a écrit des milliers d'articles, dont certains sont réunis en des volumes de chroniques ou notes, comme Au jour le jour, La Vie des livres, La Vie du théâtre. Il est aussi auteur de deux biographies, l’un consacré à sainte Cécile, patronne des musiciens, le second à l’actrice Edwige Feuillère.
Il est élu le au fauteuil numéro 5 de l'Académie française, après des échecs comme candidat à la succession d'Émile Mâle et de Paul Claudel. Il succède à Louis Madelin et précède René Huyghe. Son épouse Henriette est décédée en 1972.
Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (division 64)[2].
Publications
- Sainte Cécile, patronne des musiciens, Albin Michel, 1942
- Lectures dramatiques, chroniques théâtrales (d'Eschyle à Giraudoux), La Renaissance du Livre/Marcel Daubin, 1947
- Edwige Feuillère, Calmann-Lévy, 1952
- Moscou reçoit, Albin Michel, 1954
- La vie des livres, Albin Michel, 1955
- La vie du théâtre, Albin Michel, 1956
- Penseurs, historiens, critiques et moralistes du XIXe siècle, [in Neuf siècles de littérature française, sous la direction d’Émile Henriot, Librairie Delagrave, 1958]
- Au jour le jour, Albin Michel, 1958.
- La vie des livres (II), Albin Michel, 1962
