Germinale Concordia
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Michele |
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Germinale Concordia, né le à Mombaruzzo et mort le à Milan, est un homme politique, anarchiste et partisan italien.
Antifascisme et résistance
Germinale Concordia naît à Mombaruzzo le [1]. Autodidacte, il aborda l'antifascisme en lisant les œuvres de Benedetto Croce et en entretenant une correspondance ultérieure avec le philosophe. Actif dès le début dans la Résistance italienne sous le nom de Michele, il participa à la bataille de San Martino (septembre-) et forma par la suite, avec Armando Rossi Racagni, un groupe de partisans qui opéra dans la région de Milan, dans la province de Brescia et également en Vénétie.
Entretenant initialement des relations fluides et souvent conflictuelles avec les forces du Parti communiste italien (PCI), le groupe Concordia se rapprocha progressivement des formations socialistes, dirigées par Corrado Bonfantini, et des formations anarchistes dirigées par Mario Orazio Perelli et Antonio Pietropaolo. C’est en rejoignant ces dernières qu’il donna naissance aux Brigades Bruzzi Malatesta, dont il fut l’un des commandants.
Durant la République sociale italienne
Arrêté en 1944 par les fascistes, Concordia participa à des négociations controversées auxquelles participèrent également Corrado Bonfantini d'une part, et de hauts responsables de la République sociale italienne (RSI), tels que le commissaire de police Bettini, le préfet Bassi et le général Niccolò Nicchiarelli d'autre part, dans le but déclaré de proclamer une république socialiste avant l'arrivée des Alliés. Ces négociations se mêlèrent aux tentatives de médiation menées à la même époque par le philosophe Edmondo Cione et le journaliste Carlo Silvestri. La Comité de libération nationale condamna fermement ces négociations.
Ces contacts permirent malgré tout aux Brigades Matteotti de mener un travail d’infiltration important au sein des forces de police républicaines, fournissant aux partisans des informations précieuses pour la libérer des prisonniers et d’obtenir des approvisionnements en armes. Le , Concordia fut de nouveau arrêté et, avec Pietropaolo et d'autres, emmené à la prison de San Vittore. Il participa alors à la révolte des prisonniers lors de l'insurrection du .
De l'anarchisme au communisme pro-yougoslave
Dans l'immédiat après-guerre, il tenta d'orienter le mouvement anarchiste italien vers des solutions réformistes et, lors du congrès fondateur de la Fédération anarchiste italienne, il fut l'un des principaux partisans des thèses révisionnistes. Face à l'échec de cette tentative, il forma, avec Perelli, Pietropaolo et Carlo Andreoni, une Fédération libertaire italienne éphémère.
En 1949, désormais loin de l'anarchisme, il fonde le Parti communiste national italien sur des positions pro-titoïstes, et dans les années suivantes il se rapproche des positions de Bruno Rizzi et anime les revues La Comune et Tempi moderni. Il fonde également la maison d'édition Italpress dans le but de faire connaître en Italie la dissidence qui se développait pleinement dans les pays de l'Est.