Gervais Sauvé
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Gervais Sauvé, né le à Ducey (généralité de Caen, actuel département de la Manche), mort le 6 vendémiaire an X (le ) dans la même ville[1], est un homme politique de la Révolution française.
Mandat à la Législative
La France devient une monarchie constitutionnelle en application de la constitution du 3 septembre 1791.
Le même mois, Gervais Sauvé, alors maire de Ducey, est élu député du département de la Manche, le sixième sur treize, à l'Assemblée nationale législative[2].
Il siège sur les bancs de la gauche de l'Assemblée. En , il vote en faveur de la mise en accusation de Bertrand de Molleville, le ministre de la Marine[3]. En avril, il vote pour que les soldats du régiment de Châteuavieux, qui s'étaient mutinés lors de l'affaire de Nancy, soient admis aux honneurs de la séance[4]. En août, il vote en faveur de la mise en accusation du marquis de La Fayette[5].
Mandat à la Convention
La monarchie prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.
En , Gervais Sauvé est réélu député de la Manche, le premier sur treize, à la Convention nationale[6].
Il siège sur les bancs de la Plaine. Lors du procès de Louis XVI, il vote « la réclusion et la déportation à la paix » et se prononce en faveur de l'appel au peuple et du sursis à l'exécution de la peine[7],[8] :
Je n'ai pour guide de mon opinion que ma conscience : j'ai voté pour l'appel au peuple, parce que je n'ai pu croire que le peuple se fût dépouillé de sa souveraineté, et eût voulu cumuler sur ma tête les fonctions d'accusateur, de juré, de juge et de législateur [...]. Je propose la détention jusqu'à la paix, et le bannissement à cette époque.
Le , il vote en faveur l'ajournement lors du scrutin sur la mise en accusation de Jean-Paul Marat[9] :
Quoique je croie Marat coupable, je ne peux prendre sur ma conscience de prononcer le décret d'accusation, sans être instruit des délits qu'on lui impute, et consignés dans le rapport : je conclue donc à l'ajournement.
Le , il vote en faveur du rétablissement de la Commission des Douze[10].
Mandat aux Anciens
Sous le Directoire, Gervais Sauvé est réélu député et siège au Conseil des Anciens. Il est tiré au sort pour quitter le Conseil le 1er prairial an V (le )[11]. Il meurt en 1801 dans sa ville natale.
Mandats
- 07/09/1791 - 20/09/1792 : Manche - Majorité
- 04/09/1792 - 26/10/1795 : Manche - Modérés
Travaux législatifs
- Théodore Vernier, Antoine Grenot, François-Xavier Champion, François-Joseph Febvre et Gervais Sauvé, Les députés du Jura soussignés à leurs collègues membres des deux conseils [Texte imprimé]. Réponse à un écrit distribué le 19 nivôse, ayant pour titre : Réclamation des républicains du Jura..., Paris, : impr. de Baudouin, , 32 p. (BNF 30219105, lire en ligne)