Gestion de la dette publique française
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La gestion de la dette publique française désigne l'ensemble des techniques de gestion financière mobilisées par les institutions chargées de gérer la dette publique de la France.
La gestion de la dette publique est l'ensemble des méthodes permettant aux institutions chargées de gérer les placements sur les marchés financiers des titres émis par la France pour financer ses déficits[1]. La dette de l’État est gérée par l'Agence France Trésor (AFT)[1]. Les administrations publiques locales et les administrations de sécurité sociale gèrent elles-mêmes leur dette publique. Toutefois une convention de mandat signée le a confié la gestion technique de la dette de la CADES à l'Agence France Trésor[2].
Gestion du risque
Recensement officiel des risques
L'AFT recense les risques liés à la gestion de la dette : risques de taux, de contrepartie, de liquidité et risques opérationnels[3]. Conformément à la définition donnée dans le règlement (UE) n° 575/2013 (article 4, §1, point 52), le risque opérationnel correspond au risque de pertes découlant d’une inadéquation ou d’une défaillance des processus, du personnel et des systèmes internes ou d’évènements extérieurs, y compris le risque juridique[3].
Analyse de la Cour des comptes
Pour sa part, la Cour des comptes (2019) recense les principaux risques qui concernent les dettes des entités publiques[4],[5]. Elle estime que :
- l'État est exposé au risque de taux en raison de l'importance de ses émissions de dette ;
- hors dette de SNCF Réseau, les risques liés à la dette des organismes divers d'administration centrale (ODAC) paraissent limités ;
- l'encours de dette des administrations publiques locales (APUL) comporte des risques a priori moins forts que par le passé ;
- les risques induits par la dette des administrations de sécurité sociale (ASSO) se concentrent sur l'Unedic et l'ACOSS.
La Cour des comptes suggère que la coordination des émissions obligataires par l'Agence France Trésor permettrait de réduire les risques opérationnels.
Supports
Emprunts obligataires
Les emprunts d'État français sont émis sur le marché obligataire: la dette est donc qualifiée de négociable[6]. Chaque année, le programme d'émission est le principal moyen de couvrir les remboursement des emprunts passés (cavalerie) et le déficit de l'année : 215 Md€ sur 236 pour 2019[7].

Les principaux supports de la dette sont les obligations assimilables du Trésor (OAT), les bons du Trésor à intérêts annuels (BTAN), et les bons du Trésor fixes et à intérêts précomptés (BTF). Depuis , l’État émet également des OATi dont le taux d’intérêt et le principal sont indexés sur l'inflation[8].
Contrats d'échanges de taux (swap)
En 2001, l’Agence France Trésor a mis en œuvre une série de contrats d’échanges de taux d’intérêt (ou « swaps ») de façon à substituer à une charge de taux fixe à long terme une charge de taux fixe plus courte tout en limitant au mieux la volatilité accrue de la charge de la dette[9]. À cet effet, l’agence évalue quantitativement le compromis entre la charge d’intérêt moyenne et la variabilité de celle-ci selon de nombreux scénarios calculés au moyen d’un modèle macrofinancier. En raison de la baisse des taux, la politique de gestion de la durée de vie moyenne de la dette négociable via les swaps a été suspendue depuis , mais l’agence continue d’opérer des swaps « courts » pour limiter l’exposition à des taux à moins d’un an[10].
