Ghali Belkecir
militaire et homme politique algérien
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Ghali Belkecir est un militaire et homme politique algérien. Proche d'Ahmed Gaïd Salah, il est commandant de la Gendarmerie nationale algérienne de à . Après son limogeage, il se réfugie en Europe. En Algérie, il est condamné par contumace à de la prison.
| Ghali Belkecir | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Commandant de la Gendarmerie nationale algérienne | |
| – (1 an et 19 jours) |
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| Prédécesseur | Menad Nouba |
| Successeur | Abderrahmane Arar |
| Chef d'état-major du Commandement de la Gendarmerie nationale algérienne | |
| – (1 an) |
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| Biographie | |
| Nom de naissance | Ghali Belkecir |
| Nationalité | Algérienne |
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Biographie
À partir de 2013, Ghali Belkecir se rapproche du chef d'État-Major au sein de l'Armée nationale populaire Ahmed Gaïd Salah, par l'intermédiaire de Guermit Bounouira bras droit de Gaïd Salah[1].
En 2017, Ghali Belkecir est nommé chef d'état-major du commandement de la Gendarmerie nationale algérienne. Il est mis en place à ce poste par le général-major Menad Nouba[2]. Puis, en , il est désigné par le président de la République algérienne, Abdelaziz Bouteflika, comme le commandant de la Gendarmerie nationale algérienne[3].
En 2018, Ghali Belkecir gère directement avec ses services une affaire de trafic de cocaïne, celle-ci conduit à la neutralisation de deux généraux de l'armée algérienne, Habib Chentouf et Said Bey, hostiles à Ahmed Gaïd Salah. Dans cette affaire, le fils du président Abdelmadjid Tebboune et Kamel Chikhi sont impliqués selon le journaliste Nicolas Beau[1].
En , pendant les manifestations du Hirak, il est limogé de son poste de commandant de la Gendarmerie nationale algérienne. Il est poursuivi et quatre mandats internationaux sont délivrés à son encontre par le tribunal militaire de Blida pour corruption et enrichissement illégal[4],[3].
Après cette éviction, il se réfugie à l'étranger[5], il s'installe un temps en Espagne en compagnie de sa femme. The Guardian mentionne, en 2021, que Ghali Belkecir a acheté la citoyenneté du Vanuatu et ainsi obtenu un passeport lui permettant de voyager en particulier dans l'Union européenne et au Royaume-Uni sans solliciter de visa. Cette démarche prend environ un mois pour un coût de 130 000 dollars[6],[4].
En , le général-major Abdelghani Hamel le cite devant la Cour d’Alger : « Je suis victime d’une lutte de clans à laquelle je suis étranger, de jalousie… Ce que le terrorisme ne m’a pas fait, Belkecir l’a fait. Aujourd’hui, il mène la belle vie en Espagne où il a demandé l’asile politique et moi et mes enfants, nous payons »[5].
Ghali Belkecir est condamné par contumace, en 2022, à la prison à vie et un mandat d’arrêt international est délivré à son encontre[7],[8]. En 2024, Ghali Belkecir est démis de son grade de général et se retrouve « djoundi », simple soldat de l'armée[9].
Famille
Son fils Da Belksir Rafik Bahaeddine est condamné, en 2023, à 10 ans de prison pour délit financier avec également un mandat d’arrêt international à son encontre. À ses côtés, Abdelkader Zoukh wali de la ville d'Alger est aussi condamné[3],[10],[11].