Ghyvelde (commune déléguée)
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Localisation
Toponymie
En néerlandais, le nom de la commune est Gijvelde.
Histoire
Ghyvelde est citée dans un cartulaire du comte de Flandres Baudouin V, daté de 1067.
Ghyvelde dépendait avant 1789 de la châtellenie de Bergues.
Du point de vue religieux, elle était située dans le diocèse de Thérouanne puis dans le diocèse d'Ypres, doyenné de Dunkerque[2].
Au XIIIe siècle, l'abbaye Saint-Winoc de Bergues détient à Ghyvelde, comme dans quasiment toutes les paroisses proches, des biens. En 1279, Érard de Beveren, seigneur de Wallers et sa femme Isabelle, fille du sénéchal de Flandre, donnent à l'abbaye une pièce de terre où se trouvait le monticule dit la Motte de Pont-Rouard, à Ghivelde près de la ferme de l'abbaye[3]
En 1297, un conflit oppose le comte de Flandres Gui de Dampierre au roi de France Philippe IV le Bel, qui gagne la partie. En 1298, Raoul II de Clermont-Nesle, lieutenant du roi, voulant récompenser le chevalier Walter de Bourbourg, (famille de Bourbourg), des services qu'il a rendus au roi, lui donne la mairie (fonction de représentation du châtelain) de Ghyvelde, des terres et des rentes, le tout échu au roi pour cause de forfaiture[4].
En 1658, après la bataille des Dunes remportée par Turenne, Dunkerque devient anglaise. La possession anglaise recouvre non seulement la ville de Dunkerque mais aussi des territoires dont certains jusque-là relevaient de la châtellenie de Bergues : Mardyck, Grande Synthe, Petite Synthe, une partie d'Armbouts-Cappel, Cappelle-la-Grande, une partie de Coudekerque, Téteghem, Uxem, Ghyvelde, Leffrinckoucke, Zuydcoote. En 1662, Louis XIV rachète ce territoire aux Anglais[5].
Antoine Ricouart d'Hérouville, comte d'Hérouville a fait défricher au début du XVIIIe siècle la plaine de Ghyvelde qu'il venait de recevoir du roi Louis XIV à l'état de terres incultes, à la même époque qu'il fit assécher les terres marécageuses des Moëres qu'il avait également reçues[6].
En 1793, un camp de défense avait été établi à Ghyvelde, ce qui valut à la commune d'être en première ligne lors du siège de Dunkerque, affaire conclue par la bataille de Hondschoote remportée par la France : le , les adversaires de la France rejettent les Français du camp de Ghyvelde et commencent le siège de Dunkerque. Le camp de Ghyvelde redeviendra français après la victoire de Hondschoote le [7].
En 1866, on exploite encore au moins une tourbière située sur la commune[8].
En 1903, Ghyvelde est reliée à Dunkerque par le rail[9]. Une autre ligne de chemin de fer relie Hondschoote à Bray-Dunes via Ghyvelde et Les Moëres.
Première Guerre mondiale
Pendant la Première Guerre mondiale, en 1917-1918, Téteghem est le siège d'un commandement d'étapes, c'est-à-dire un élément de l'armée organisant le stationnement de troupes, comprenant souvent des chevaux, pendant un temps plus ou moins long, sur les communes dépendant du commandement, en arrière du front. Ghyvelde fait partie des communes concernées et a accueilli des troupes[10]. Ghyvelde dépendait également à la même époque du commandement d'étapes de Hondschoote[10]. En début 1917, Bray-Dunes, Ghyvelde, Les Moëres accueillent nombre de troupes belges : infanterie, artillerie, génie[11]...
Le , la mer a rejeté à Zuydcoote, sur le territoire de Ghyvelde, le corps d'un marin portant une ceinture de sauvetage, les pieds nus. L'état du corps faisait présager que le soldat n'avait séjourné que peu de temps dans l'eau[12].
Le , à 19 h 50, un avion ennemi a lancé quatre bombes près du pont de Ghyvelde. Une est tombée sur une péniche chargée de charbon qui a coulé, deux dans le canal, une sur la route de Furnes. Elles ont fait quatre victimes civiles belges : deux décédées dirigées sur Ghyvelde, et deux blessées hospitalisées à Zuydcoote[13].
Le , un cas de diphtérie s'est déclaré dans la ferme Mormentyn située sur la commune des Moëres. Cela a obligé les troupes belges qui y cantonnaient (15 hommes, 26 chevaux) à évacuer d'urgence les lieux. Le fils de famille va à l'école de Ghyvelde. Il y a déjà eu un cas de diphtérie, suivi de mort trois semaines plus tôt environ et l'enfant décédé allait également à l'école de Ghyvelde[14].
Depuis 1918
Entre les deux guerres mondiales, Ghyvelde fait partie du dispositif de défense de la France contre une éventuelle attaque allemande : un groupe de blockhaus est construit sur la dune fossile, il s'agit avec Bray-Dunes, du point le plus septentrional du secteur fortifié des Flandres, (voir cette page pour les détails), lui-même partie intégrante de la ligne Maginot.
Dévastée à plusieurs reprises, Ghyvelde a reçu la croix de guerre en 1949.
Politique et administration
Liste des maires
Liste des maires successifs de la commune déléguée
Population et société
Démographie
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[27],[Note 1].
En 2013, la commune comptait 3 206 habitants, en évolution de +0,28 % par rapport à 2008 (Nord : +1,23 %, France hors Mayotte : +2,49 %).
Pyramide des âges (2007)
Sports
Le ministère des sports a décompté quinze équipements sportifs sur le territoire de la commune en 2013[32].
