Wagnonville
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L'alternance de province au XVIIe siècle
Wagnonville est le siège d'une seigneurie avant la Révolution française. La terre a été érigée en baronnie avant 1697[1].
La commune fut intégrée à Douai entre 1790 et 1794[2].
En octobre 1661, est passé un concordat entre les rois de France et d'Espagne au sujet des limites des provinces de Flandres et d'Artois. Le village de Wagnonville est limitrophe des deux provinces et appartient alternativement d'une année sur l'autre à l'une des provinces. L'année d'Artois commence le de chaque année impaire.
Il s'en trouve une complication tant au niveau des impôts qu'au niveau juridiction. Les procès qui sont nés se poursuivent dans la juridiction d'origine. Le sieur Gallemart, titulaire d'une chapelle du XIIe siècle en l'église collégiale de Saint-Amé avait également la charge de célébrer la messe au village de Wagnonville.
En , sieur Desmoulins, seigneur de Wagnonville, demanda devant la juridiction d'Artois que le sieur Gallemart fût obligé de servir sa charge de célébrer quotidiennement la messe. Il s'ensuivit un long procès auprès des deux juridictions de Flandres et d'Artois qui créa une jurisprudence[3].
Drapeau
Héraldique
Lieux et monuments
Château

- A l'emplacement d'une ancienne maison forte de 1162, le domaine se composait de trois édifices :
- la demeure seigneuriale
- le "Chateau" construit au XVIIIe siècle
- le pavillon d'entrée construit au XVIIe siècle
- Un tableau nommé Le Château de Wagnonville peint en 1871 par Camille Corot exposé au Musée de la Chartreuse de Douai représente en fait le pavillon d'entrée au bord de l'Escrebieux[4]. Le château fut totalement remanié en 1880
- Le Lycée Agricole[5] est installé sur l'ancien emplacement du château.