Gidon Kremer
violoniste et chef d'orchestre letton
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Gidon Kremer (en letton : Gidons Krēmers), né le à Riga, est un violoniste et chef d'orchestre letton, vainqueur du concours Paganini en et du concours Tchaïkovski en .
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Depuis |
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Markus Kremer (d) |
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Marianne Brücknerová (d) |
| Conjoints |
Xenia Knorre (d) Tatjana Grindenko Elena Bashkirova Alexandra Kremer- Khomassouridze (d) |
| Enfants |
Ailika Kremer, Angie Kremer |
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| Maître | |
| Genres artistiques | |
| Site web |
(en) www.gidonkremer.net |
| Distinctions | Liste détaillée Frankfurter Musikpreis (en) () Prix Ernst-von-Siemens () Prix musical Léonie-Sonning () Prix Schock d'art musical () Prix de la culture des francs-maçons allemands () Praemium Imperiale () Grand officier de l'ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne Médaille d'argent du Mérite culturel polonais Gloria Artis Ordre Pour le Mérite pour les sciences et arts (d) Commandeur de l'ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne Grand officier de l'ordre du Mérite de la République italienne Ordre de la Croix de Terra Mariana de 4e classe Officier de l'ordre des Trois Étoiles Prix d'État de la fédération de Russie |
En 1978, le chef Herbert von Karajan le considère comme le « meilleur violoniste du monde[1] ».
Biographie
Enfance et formation
Né le à Riga de parents d'origine allemande, son père étant un survivant juif de la Shoah, Gidon Kremer commence l'étude du violon à quatre ans avec son père et son grand-père qui sont tous deux des violonistes professionnels. À seize ans, il s'inscrit au Conservatoire Tchaïkovski de Moscou, où il reçoit l'enseignement de David Oïstrakh[2].
Concours, victoires à Paganini et à Tchaïkovski (1967-1970)
En 1967, il gagne le troisième prix du Concours musical international Reine Élisabeth de Belgique à Bruxelles.
Deux ans plus tard, il gagne le Concours international de violon Niccolò-Paganini à Gênes[3], ainsi que le deuxième prix du Concours international de musique de Montréal (en).
En 1970, il gagne le Concours international Tchaïkovski à Moscou[3].
Poursuite de sa carrière (depuis 1971)
Sa participation au Festival de Salzbourg en 1975 lui donne un nouveau coup de projecteur international[3] : Herbert von Karajan le considère comme le « meilleur violoniste du monde ». En 1978, il fonde un festival de musique de chambre à Lockenhaus, en Autriche[3].
En 1980, il s'installe en France « pour raisons artistiques et personnelles ». En 1988, il joue au Festival de musique contemporaine de Leningrad[4].
En 1990, il fait, avec la pianiste Martha Argerich, une tournée consacrée à Prokofiev[5].
En 1992, il fonde l'orchestre de la Kremerata Musica[3]. Dans les années 1990, il cherche à valoriser le compositeur argentin Astor Piazzolla[6].
En 1994, il joue quelques sonates de Beethoven à Paris, à la salle Gaveau, avec Martha Argerich[7]. Deux ans plus tard, les deux musiciens enregistrent en album l'intégralité des dix sonates[8].
En , il est lauréat du Praemium Imperiale[9], succédant ainsi à Mitsuko Uchida.
Accueil critique
Discographie sélective
- Mozart Symphonie concertante. Les 5 concertos pour violon, orchestre philharmonique de Vienne Nikolaus Harnoncourt chez Deutsche Grammophon
- A Paganini. Gidon Kremer - Musique de Virtuose pour Violon chez Deutsche Grammophon, 1986.
- Concerto pour violon et orchestre de Philip Glass et le Concerto grosso no 5 d'Alfred Schnittke avec le Philharmonique de Vienne dirigé par Christoph von Dohnányi, chez Deutsche Grammophon, 1993.
- The Sonatas and Partitas for Violin Solo (J.S. Bach)], chez ECM, 2005.
- Sonates pour violon no 9 Kreutzer et no 10 de Ludwig van Beethoven chez Deutsche Grammophon, 1995. Il est accompagné par la virtuose pianiste argentine Martha Argerich.
- Concerto à la mémoire d'un ange d'Alban Berg, avec l'Orchestre symphonique de la Radiodiffusion bavaroise dirigé par Colin Davis, chez Philips, 1983.
- Concerto For Violin And Orchestra No. 4 In D Minor et Sonata Varsavia de Niccolò Paganini, avec l'Orchestre philharmonique de Vienne sous la direction de Riccardo Muti, chez Philips Classics, 1997.
Ouvrages
- Gidon Kremer, Une enfance balte, Arles, Actes Sud, 1999.
- Gidon Kremer, Lettres à une jeune pianiste, Paris, L'Arche, 2012.
Récompenses
- Grammy Awards 2002 : Grammy de lam meilleure interprétation de petit ensemble (avec ou sans chef d’orchestre) pour « After Mozart - Raskatov, Silvestrov & Schnittke »[10]