Martha Argerich

pianiste argentine From Wikipedia, the free encyclopedia

Martha Argerich, née le à Buenos Aires, est une pianiste argentine naturalisée suisse[1],[2], considérée comme l'une des plus grandes interprètes de sa génération, voire de l'histoire.

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Martha Argerich
Martha Argerich en 2015.
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Conjoints
Chen Liang-Sheng (d) (jusqu'en )
Charles Dutoit (de à )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Lyda Chen-Argerich (d)
Annie Dutoit (d)
Stéphanie Argerich (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Personnes liées
Dora Bakopoulou (d) (amie), Nelson Freire (ami), Daniel Barenboim (ami)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Enfant prodige du piano, elle remporte coup sur coup le concours de Genève (dans la catégorie féminine) et le concours Busoni à l'âge de seize ans, avant de gagner le concours Chopin en .

Biographie

Famille

Typiquement catalan, le nom d'Argerich est porté par plusieurs centaines de personnes en Catalogne espagnole[3]. Le père de Martha Argerich est en effet issu d'une lignée de Catalans installés à Buenos Aires depuis le XVIIIe siècle. Ses grands-parents maternels sont quant à eux des Juifs russes.

Enfance (1941-1956)

Elle naît le à Buenos Aires[4],[5],[6], dans une famille de la classe moyenne, plutôt mélomane[4].

Ses dons pour la musique sont remarqués dès l'âge de deux ans et demi. Elle est alors capable de reproduire au piano les partitions qu'étudie son frère[7], ou rejoue immédiatement sur un piano un air qu'elle a entendu chanter[8]. Elle a la capacité, enfant, de jouer les octaves comme de simples notes (Eugene List)[pas clair]. Pour son père, ce talent doit mûrir naturellement[4]. Ce n'est pas l'avis de sa mère, qui se met dès lors à la recherche d'un professeur[4].

À l'âge de cinq ans, et contre son gré (la petite Martha voulait être médecin[9]), elle est présentée par sa mère à Vincenzo Scaramuzza, qui lui donne ses premières leçons de piano et favorise le développement de sa sensibilité et de son lyrisme naturels.

En 1949, à l'âge de huit ans, elle joue en concert[8] le Concerto pour piano no 1 en do majeur op. 15 de Beethoven[10], le Concerto pour piano no 20 en ré mineur K. 466 de Mozart, ainsi que la Suite française no 5 en sol majeur BWV 816 de Bach.

À l'âge de onze ans, elle est dirigée dans un de ses premiers concerts par Washington Castro (es) dans le concerto pour piano de Schumann au Teatro Colón[11].

En 1955, la famille Argerich émigre en Europe[8]. Grâce à une bourse octroyée par l'État argentin (à l'époque dirigé par Juan Perón), Martha Argerich étudie avec de nombreux grands maîtres[8] à Londres, Vienne, de même qu'en Suisse : Bruno Seidlhofer, Friedrich Gulda[4],[12], Nikita Magaloff, Madeleine Lipatti[4]. Elle complète sa formation auprès d'autres grands noms : Arturo Benedetti Michelangeli, Stefan Askenase et Abbey Simon[13]. Elle confie : « De tous mes professeurs, Gulda a été celui qui m'a le plus aidée. Ses explications étaient claires, il me critiquait réellement[14]. »

Victoires précoces au concours de Genève et au concours Busoni, puis révélation mondiale (1957-1964)

Les lauréats du concours de Genève de 1957. Martha Argerich est devant, première femme en partant de la droite.
Martha Argerich après le concours Busoni de 1957.

En 1957, âgée de seulement seize ans, malgré ses appréhensions à jouer en public[4], elle remporte deux concours importants en l'espace de deux semaines[15] : le Concours international d'exécution musicale de Genève[16] (dans la catégorie féminine[4], conjointement avec Dominique Merlet) et le Concours international de piano Ferruccio-Busoni à Bolzano[17],[2]. C'est lors de ce dernier concours qu'elle rencontre Arturo Benedetti Michelangeli, à qui elle demande des leçons quatre ans plus tard.

Son premier disque, enregistré en 1960 par la Deutsche Grammophon[18], incluant des œuvres de Chopin, Brahms, Ravel, Prokofiev et Liszt, lui vaut les éloges de Vladimir Horowitz[réf. nécessaire].

Victoire au concours Chopin et consécration (1965-1968)

Martha Argerich à vingt-et-un ans, en 1962.
Martha Argerich pendant la septième édition du concours Chopin, en 1965.
Martha Argerich en 1965.

Le , elle est remarquée lors du Concours international de piano Frédéric-Chopin de Varsovie[19],[2]. Sa maîtrise exceptionnelle de l'instrument et sa sensibilité remarquable lui font remporter trois prix[15] : le premier, le prix du public et celui de la meilleure interprétation des Mazurkas. « Martha Argerich est la première à se présenter sur scène. Elle a déjà attiré l'attention du public par la qualité de son jeu [pianistique] lors des éliminatoires. Sa prestation est alors attendue avec fébrilité. Les brillantes études et mazurkas interprétées avec fougue confirmèrent sa technique extraordinaire, le public accueillant sa prestation en lui offrant une ovation spontanée »[20]. Critiques et spectateurs ne tarissent alors pas d'éloges[21],[22]. Martha Argerich est la seule Sud-Américaine à avoir remporté le concours Chopin. Si ce dernier ne marque pas le début de sa carrière, le triomphe qui en résulte lui donne une autre dimension et lie à jamais son histoire tumultueuse[pourquoi ?] et celle du concours[23].

L'année suivante, elle commence sa carrière professionnelle au Lincoln Center de New York. En , elle joue pour la première fois à Paris[24],[25] et y revient l'année suivante[26].

Poursuite de sa carrière

Artiste rebelle, son indépendance  qu'elle revendique farouchement  est parfois source de problèmes pour les organisateurs de concerts : elle peut se désister au dernier moment[27],[4],[28], se présenter pour son récital en décidant de changer le programme, ou cesser abruptement de se produire malgré un carnet de prestations rempli pour plusieurs mois. C'est ainsi qu'elle décide brusquement de se retirer de la scène de 1961 à 1965, après avoir donné naissance à son premier enfant, puis à nouveau entre 1973 et 1976[15]. Elle n'est jamais poursuivie pour rupture de contrat simplement parce que, jalouse de son indépendance, elle n'en signe jamais[29]. Son caractère entier se manifeste jusque dans sa discographie : elle n'a gravé aucune grande série d'œuvres d'un même compositeur, à la différence de Brendel, d'Ashkenazy ou de Pollini. Elle interprète ce qu'elle aime au gré de sa fantaisie.

De nature généreuse, Martha Argerich œuvre sans relâche afin de promouvoir de jeunes talents[27]. Hélène Grimaud, qui la rencontre à vingt ans en 1989[30], lui rend hommage dans un essai autobiographique, Variations sauvages (2003) : « Martha, c'est la souveraineté de l'élan vital… Ce qu'elle m'a transmis ? La force vitale de l'intuition. » En 1999, Martha Argerich crée à leur intention un concours international de piano, le Festival Martha Argerich de Buenos Aires, et en le Martha Argerich Project de Lugano[31].

Elle participe à de nombreux jurys lors de concours importants et possède une réputation de juge opiniâtre. Elle démissionne ainsi de son poste de juré lors du concours Chopin de 1980 lorsque le pianiste croate Ivo Pogorelić est éliminé au deuxième tour.

Atteinte de myopie et timide sur scène[31], Martha Argerich se sent plus forte et sereine lorsqu'elle joue accompagnée d'autres musiciens[15],[32]. De fait, depuis 1980, à l'exception d'un récital au Carnegie Hall de New York en faveur d'une fondation de lutte contre le cancer et d'un autre au festival de Beppu (Japon)  dont elle est la directrice artistique depuis 1996 , elle joue rarement seule[33], préférant les concertos[34], la musique de chambre[34] ou les œuvres pour deux pianos dont elle partage l'exécution avec le pianiste Nelson Freire[35]. Elle s'est néanmoins produite lors du festival de Verbier en 2008, où elle a, entre autres, interprété la Partita no 2 de Bach, de même qu'en 2014.

Fuyant la publicité, elle s'éloigne de la scène pendant une partie importante de sa carrière[15]. Artiste exigeante et femme de caractère, elle n'accorde que peu d'interviews.

Vie privée

Martha Argerich s'est mariée trois fois. D'une première et brève liaison avec le compositeur et chef d'orchestre chinois Robert Chen naît une fille, Lyda Chen[36]. De 1969 à 1973, elle est la femme du chef d'orchestre suisse Charles Dutoit, avec qui elle collaborera régulièrement tant sur la scène que sur disque après leur séparation. Ils ont ensemble une fille, Annie Dutoit. Un troisième enfant, Stéphanie Argerich, naît de l'union avec son troisième époux, le pianiste américain Stephen Kovacevich[37],[38].

En 2021, elle habite à Genève[38].

Problèmes de santé

Martha Argerich en concert en 2008.

En 1990, Martha Argerich est soignée avec succès pour un mélanome. Elle rechute en 1995 avec des métastases pulmonaires et un envahissement des ganglions lymphatiques. Un traitement expérimental lui est administré au John Wayne Cancer Institute. Il consiste en une lobectomie pulmonaire associée à un vaccin expérimental[note 1]. Il permet d'obtenir une nouvelle rémission. En remerciement, Argerich donne un récital au Carnegie Hall au bénéfice de l'Institut[39]. Fumeuse, Argerich abandonne la cigarette après son traitement. Son cancer n'est pas réapparu depuis lors[8].

En 2017, elle annule une série de représentations pour raison de santé[8].

En , elle renonce à son concert au festival de Salzbourg pour raisons de santé[40]. En [41] et [42],[43], elle annule plusieurs concerts en raison d'un problème cardiaque. En , elle retire sa participation au festival de Lucerne[44] et à un concert prévu à Cologne[8],[45],[46].

Accueil critique

Elle est pour certains[Qui ?] la dernière pianiste de légende[réf. nécessaire], la meilleure pianiste de sa génération[4],[2] voire de l'histoire[34] par sa grande sensibilité alliée à une technique virtuose[34] et à une imagination débordante[31]. En 2013, Le Temps la considère comme « la pianiste la plus célèbre au monde »[47]. En 2016, The Washington Post ajoute : « Elle joue du piano avec brio, avec férocité et, peut-être, mieux que quiconque sur Terre[note 2] ».

Sa technique pianistique est considérée comme l'une des plus impressionnantes dans le cercle relativement restreint des plus grands interprètes contemporains. Certains[Qui ?] n'hésitent pas à la comparer à Vladimir Horowitz ou à Maurizio Pollini[49]. Bien que certains critiques[Lesquels ?] trouvent sa dynamique sonore et ses tempi parfois exagérés, son jeu est caractérisé par un son puissant malgré son étonnante immobilité des poignets[réf. nécessaire].

Elle est également appréciée pour ses enregistrements d'œuvres de compositeurs du XXe siècle, tels que Rachmaninoff[34], Messiaen[34] ou Prokofiev[34].

Shura Cherkassky n'a cessé de louer le « génie » de Martha Argerich ; Stephen Kovacevich parle, quant à lui, « d'une facilité et d'une aisance au-delà de tout entendement ». « Un phénomène de la nature », selon Eugene List[réf. souhaitée].

Prix et hommages

Artiste exceptionnelle entrée de son vivant dans la légende, Martha Argerich a été largement récompensée :

Pour ses nombreux enregistrements qui ont fait date dans l’histoire de la musique, Martha Argerich s’est vu décerner :

  • 1999 : Grammy Award pour la meilleure interprétation des concertos pour piano No 1 & 3 de Prokofiev et du concerto pour piano No 3 de Béla Bartók (EMI) ;
  • Gramophone Artist of the Year, Best Piano Concerto Recording of the Year pour ses Concertos de Chopin (EMI) ;
  • 2005 : Grammy Award de la meilleure prestation de musique de chambre pour Ma mère l'Oye de Ravel et la suite Cinderella de Prokofiev (arrangement pour deux pianos) en compagnie de Mikhail Pletnev (DG) ;
  • 2006 : Grammy Award de la meilleure prestation instrumentale avec orchestre pour les concertos pour piano No 2 & 3 de Beethoven, direction Claudio Abbado (DG) ;
  • Choc du Monde de la Musique pour son Récital d’Amsterdam (EMI) ;
  • Künstler des Jahres der deutschen Schallplattenkritik pour la suite Cinderella (arrangement pour deux pianos) en compagnie de Mikhail Pletnev (DG) ;
  • 2016 : Médaille d'or du mérite des beaux-arts (Espagne)[51].

Elle a également été nommée pour les Grammy Awards suivants :

  • Martha Argerich and Friends / Live from the Lugano Festival (EMI) ;
  • Meilleur Album de musique classique ;
  • Meilleure musique de chambre ;
  • Concertos pour Piano 2 & 3 de Beethoven. Mahler Chamber Orchestra. Direction Claudio Abbado (DG) ;
  • Meilleure Soliste.

L'astéroïde (56067) Argerich est nommé en son honneur[52].

Discographie et vidéographie partielles

Une discographie complète est maintenue à jour par les nombreux admirateurs d'Argerich. Il existe d'elle plus de cent CD d'enregistrements. Les titres disponibles sont répertoriés sur plusieurs sites[53].

Discographie partielle

  • Bach : English Suite #2 in a, BWV, 1979,
  • Bach : Partita for Piano #2 in c, BWV, 1979,
  • Bach : Toccata in c, BWV, 1979,
  • Beethoven/Haydn : Piano Concertos (2/11), EMI, 1983,
  • (avec Maisky) Bach : Cello Sonatas, Deutsche Grammophon, 1987,
  • (avec Kremer) Beethoven : Violin Sonatas nos. 1-3, PGD/Deutsche Grammophon, 1987,
  • (avec Rabinovitch) Brahms : Haydn Variations, etc., 1987,
  • Schubert : Sonata for Arpeggione ; Schumann : Fantasiestücke, 1987,
  • Schumann : Kinderszenen, Kreisleriana, PGD/Deutsche Grammophon, 1987,
  • (avec Abbado and Dutoit) Tchaikovsky : Piano Concerto 1 ; Prokiev : Piano Concerto 3, PGD/Deutsche Grammophon, 1987,
  • (avec Kremer) Beethoven : Violin Sonatas nos. 4 & 5, PGD/Deutsche Grammophon, 1988,
  • (avec Leonard Bernstein) Stravinsky : Les Noces, Mass, 1988,
  • (avec Kremer and the Orpheus Chamber Orchestra) Mendelssohn : Violin and Piano Concerto in D Minor, etc., 1989,
  • (avec Abbado and the London Symphony Orchestra) Ravel : Piano Concerts, Menuet antique, etc., reissued 1989,
  • (avec Alexandre Rabinovitch): Messiaen, Visions de l’Amen. EMI, 1990
  • (avec Ricci) 50th Anniversary Concert, Etcetera, 1991,
  • Chopin Compact Edition--Préludes, Etc., 1991,
  • (avec Rostropovich) Chopin Compact Edition--Sonata for Cello and Piano, etc., 1991,
  • (avec Kremer) Tchaikovsky Compact Edition--Piano and Violin Concertos, 1991,
  • (avec Maisky) Beethoven : Cellosonaten Op. 5, Variationen, Deutsche Grammophon, 1991,
  • (avec Rabinovich and others) Rachmaninoff : Suites Op. 5 & 17, Symphonic Dances Op. 45, réédité1992,
  • (avec Kremer) Prokofiev :Violinsonaten, 5 Melodien, 1993,
  • (avec others) Strauss : New Year's Eve Concert 1992, 1993,
  • (avec Maisky) Beethoven : Cellosonaten Op. 69 & 102, Variationen, Deutsche Grammophon, 1993,
  • (avec Rabinovitch) Mozart : Sonatas, 1994,
  • (avec Abbado and Berliner) Prometheus--The Myth in Music, 1994,
  • (avec Kremer) Schumann : Piano Concerto, Violin Concerto, WEA/Atlantic/Teldec, 1994,
  • (avec Chailly and Kondrashin) Argerich--Rachmaninoff 3, Tchaikovsky 1, Philips Classics, 1995,
  • (avec Sinopoli) Beethoven : Piano Concertos 1 & 2, DG, 1995,
  • (avec Kremer) Beethoven : Violin Sonatas nos. 6-8, PGD/Deutsche Grammophon, 1995,
  • (avec others) Duo Piano Extravaganza : Martha Argerich and Friends, PGD/Philips, 1995,
  • Chostakovitch, Haydn : Piano Concerti, 1995,
  • (avec Maisky) Beethoven : Die Cellosonaten, Deutsche Grammophon, 1995,
  • (avec Kremer) Beethoven : Violin Sonatas nos. 9 & 10, PGD/Deutsche Grammophon, 1996,
  • (avec Abbado and the London Symphony Orchestra) Chopin, Liszt : Piano Concertos, 1996,
  • (avec Abbado and others) Prokofiev, Ravel : Piano Concerti, DG, 1996,
  • Schumann, R. : Fantasie in C, Op. 17/Fantasiestuecke Op. 12 nr. 1-8, EMI, reissued 1996,
  • (avec Rabinovich) Schumann : Klavier quartett, etc., 1996,
  • (avec Abbado) Tchaïkovski : Piano Concerto 1, etc.., 1996,
  • (avec others) Centenary Edition Vol. 10 (1988-1997), 1997,
  • (avec others) Complete Beethoven Edition Vol. 7--Violin Sonatas, 1997,
  • (avec others) Complete Beethoven Edition Vol. 8--Cello Sonatas,1997,
  • Martha Argerich Collection, DG, 1997,
  • Great Pianists of the 20th Century--Martha Argerich Vol. 1, Philips, 1998,
  • (avec Dutoit) Piano Concertos : Prokofiev (#1, #3)/ Bartók (#3), EMI, 1998,
  • Chopin--The Legendary 1965 Recording, EMI, 1999,
  • (avec Charles Dutoit et l'Orchestre symphonique de Montréal) Chopin : Piano Concertos Nos. 1 & 2, EMI, 1999,
  • (avec Horowitz & autres) Great Pianists of the 20th Century, Brilliant Classics, 1999,
  • Great Pianists of the 20th Century--Martha Argerich Vol. 2, Philips, 1999,
  • (avec Rabinovich et Faerber) Mozart : Piano Concertos no. 10, 19 & 20, Teldec, 1999,
  • (avec Kremer et Maisky) Chostakovitch, Tchaïkovski : Trios, Deutsche Grammophon, 1999.

Biographies

La toute première biographie de la pianiste, écrite par Olivier Bellamy, paraît aux éditions Buchet-Chastel en [6],[54],[55]. Bernard Pivot écrit dans une chronique : « Martha Argerich est une artiste si riche et si complexe, une femme d’une telle densité, qu’il n’était pas commode d’écrire sa biographie, même avec son accord et sa participation. Le livre d’Olivier Bellamy mérite les ovations du public[56]. »

En 2002 Georges Gachot (de) réalise le premier film sur Martha Argerich, Martha Argerich, conversation nocturne. Ce film obtient différents prix, dont le prix Italia 2002, le Golden Prague 2002, le Premio Asolo 2003, le prix Citation musique décerné par l'Unesco en 2002[réf. nécessaire].

Un film sur sa vie, Bloody Daughter (2012), réalisé par sa fille Stéphanie Argerich Blagojevic[57],[58],[59],[60],[61], est montré dans différents festivals en 2013[62],[63].

Bibliographie

  • The New Grove Dictionary of Music and Musicians, Londres : Macmillan, 1981 (ISBN 0-333-23111-2).
  • American Record Guide, , p. 156(1); , p. 210(1); .
  • Daily Telegraph, .
  • Dallas Morning News, , p. 7C; , p. 29A; , p. 33A; , p. 23A; , p. 19A.
  • Independent, ; , p. 11; , p. 18.
  • New Statesman, .
  • Newsday, , p. C27; , p. B09.
  • USA Today, .
  • Martha Argerich - L'Enfant et les sortilèges, par Olivier Bellamy, Paris : Buchet-Chastel, 2010 (p. 280).

Filmographie

  • Georges Gachot a réalisé un film documentaire sur Martha Argerich : Martha Argerich, conversation nocturne (2002). Ce film a obtenu le prix Italia 2002, le Golden Prague 2002, le Premio Asolo 2003, le prix Citation musique décerné par l'Unesco en 2002
  • Bloody Daughter de Stéphanie Argerich (2012, 95 min) avec Martha Argerich, Stephen Kovacevich, Lyda Chen et Stéphanie Argerich.
  • The Orchestra, interprète de la sonate n°2 de Chopin sur le film de Zbig Rybczynski.

Notes et références

Voir aussi

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