Gincrey

commune française du département de la Meuse From Wikipedia, the free encyclopedia

Gincrey est une commune française située dans le département de la Meuse, en région Grand Est.

Faits en bref Administration, Pays ...
Gincrey
Gincrey
L'église Sainte-Agathe.
Blason de Gincrey
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meuse
Arrondissement Verdun
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Étain
Maire
Mandat
Michel Debeux
2020-2026
Code postal 55400
Code commune 55211
Démographie
Population
municipale
61 hab. (2023 en évolution de −4,69 % par rapport à 2017)
Densité 6,3 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 14′ 45″ nord, 5° 34′ 23″ est
Altitude Min. 209 m
Max. 233 m
Superficie 9,69 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Verdun
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Belleville-sur-Meuse
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Géographie

Hydrographie

Réseau hydrographique

La commune est traversée par la ligne de partage des eaux entre les bassins versants du Rhin et de la Meuse au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par l'Orne, le ruisseau de Vaux, le ruisseau de Tieronville, le ruisseau de Russe, le ruisseau de l'Étang de Braux et le ruisseau le Sorel[1],[Carte 1].

L'Orne, d'une longueur de 86 km, prend sa source dans la commune de Ornes et se jette dans la Moselle à Richemont, après avoir traversé 25 communes[2].

Le ruisseau de Vaux, d'une longueur de 14 km, prend sa source dans la commune de Douaumont-Vaux et se jette dans l'Orne à Foameix-Ornel, après avoir traversé six communes[3]. Les caractéristiques hydrologiques du Ru de Vaux sont données par la station hydrologique située sur la commune de Morgemoulin. Le débit moyen mensuel est de 0,391 m3/s[Note 1]. Le débit moyen journalier maximum est de 10,4 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 14,8 m3/s, atteint le [4].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Gincrey[Note 2].

Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : l'étang du Bois d'Arc (0,4 ha)[Carte 1],[5].

Gestion et qualité des eaux

Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Bassin ferrifère ». Ce document de planification concerne le périmètre des anciennes galeries des mines de fer, des aquifères et des bassins versants hydrographiques associés qui s’étend sur 2 418 km2. Les bassins versants concernés sont celui de la Chiers en amont de la confluence avec l'Othain, et ses affluents (la Crusnes, la Pienne, l'Othain), celui de l'Orne et ses affluents et celui de la Fensch, le Veymerange, la Kiesel et les parties françaises du bassin versant de l'Alzette et de ses affluents (Kaylbach, ruisseau de Volmerange). Il a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est la région Grand Est[6].

La qualité des cours d’eau peut être consultée sur un site dédié géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[7]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[8]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique altéré et le climat océanique altéré[9] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[10]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[11],[12].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 910 mm, avec 13,4 jours de précipitations en janvier et 9,4 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Rouvres-en-Woëvre à 9 km à vol d'oiseau[13], est de 10,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 668,3 mm[14],[15]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,2 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −15,4 °C, atteinte le [Note 3].

Urbanisme

Typologie

Au , Gincrey est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[16]. Elle est située hors unité urbaine[17]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Verdun, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[17]. Cette aire, qui regroupe 103 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[18],[19].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (79,1 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (78,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (51,5 %), terres arables (27,5 %), forêts (20,9 %)[20]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Anciennes mentions : Unchereium (1047), Junchereium (1049), Junchereium ante Castellum Ramerudis (1049), Unkereis (1082), Junkereis (1089), Juncareium (1127), Jonquareium ante Castellum Ramerudis (1127), Junqueri (1247), Jonquereium (1250), Junquerei-la-Ville (1250), Jonquerei (1263, 1264), Junquerey (1549), Juincrey (1642, 1745), Gineray (1700), Gincray, Genecrium (1738), Juncherium, Geincrey, Juincré (1756)[21].

Issu du latin juncus « jonc » et du double suffixe -ar -etum[réf. nécessaire].

Histoire

Avant 1790 – Pour le spirituel : diocèse de Verdun, originairement archidiaconé de la Princerie, doyenné de Chaumont, ensuite archidiaconé de la Woëvre, doyenné de Pareid, annexe de Maucourt puis depuis 1610 annexe de Morgemoulin – Pour le Temporel : Verdunois, terre du chapitre des chanoines de la cathédrale de Verdun, bailliage de Verdun prévôté de Foameix.

En 1790 – Archiprêtré et arrondissement de Verdun, district d'Étain.

Écarts : fermes de Pierreville, de Renonvaux et du Bois d'Arc.

Histoire de Pierreville

À l'origine, Pierreville est un domaine. Au Moyen Âge, une communauté rurale y vit et il y a une église. Des biens de Pierreville appartiennent aux évêques de Verdun, à l’abbaye Saint-Vanne de Verdun, à la collégiale Saint-Maur de Hattonchâtel, à l’abbaye Saint-Maur de Verdun, à des chevaliers et à bien d’autres. En 1491, Pierreville est en ruines et désert. L’évêque de Verdun cède alors Pierreville, en fief, à son prévôt de Fresnes à charge d’y construire une maison, de rassembler cent-quatre-vingts jours de terres et de prés en une seule pièce et de remettre le tout en valeur le plus tôt possible. En 1498, ce fief est converti en roture. Pendant la guerre de Trente Ans, Pierreville est à nouveau entièrement détruit et déserté. Pierreville appartient à la famille Maclot (issue du clan écossais Mac Leod), depuis au moins 1678 jusqu’en 1841. Au début du XVIIIe siècle, Pierreville est un hameau, il y a treize feux en 1724. À la révolution française, le propriétaire de Pierreville ayant émigré, tous ses biens sont séquestrés. Pierreville est vendu comme domaine national en 1797 puis est échangé contre d’autres biens en 1806 pour être intégré à la Sénatorerie de Nancy. En 1816, le domaine de Pierreville est restitué à la famille Maclot. En 1860, le comte Dessöffy de Csernek et Tarkö et son épouse Angélique Marie Laure de Saint Vincent, propriétaire de Pierreville, y font construire un château. Au cours de la première guerre mondiale, Pierreville est à nouveau totalement détruit. Une tuilerie, dite la tuilerie de Pierreville, est en exploitation déjà au début du XVIIe siècle et sera en activité jusque vers 1900. Une station télégraphique (télégraphe Chappe), faisant partie de la ligne de télégraphie aérienne Paris -Strasbourg, est installée sur le territoire de la ferme de Pierreville. Afin d’en améliorer la visibilité, le télégraphe de Pierreville est équipé d’un réflecteur ou système de réflexion installé sur le domaine de la ferme voisine de l’Épina. Ce poste est en service de 1798 à 1852[22].

Le canon.

Politique et administration

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1953 1965 René Lecourtier    
1965 1989 Ernest Périquet    
1989 2020 Jean-Louis Périquet    
mai 2020 en cours Michel Debeux[23]    
Les données manquantes sont à compléter.
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Population et société

Démographie

Population : en 1700 : 17 ménages – en 1720 : 20 feux – en 1775 : 132 communiants – en 1792 : 27 citoyens actifs[24].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[26].

En 2023, la commune comptait 61 habitants[Note 5], en évolution de −4,69 % par rapport à 2017 (Meuse : −3,68 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
168178171189204215219245240
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
245239240221216203211193196
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
172178170100116112112100107
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
858072737065656263
Davantage d’informations - ...
2021 2023 - - - - - - -
6261-------
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De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[27] puis Insee à partir de 2006[28].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

  • L'église Sainte-Agathe, origine XVIIe siècle, reconstruite en 1925.
  • La chapelle à Pierreville.
  • Exposition permanente ayant pour thèmes « le soldat allemand et la mort au cours de la grande guerre » et « la mémoire du village ».

Personnalités liées à la commune

  • Jean-Claude Périquet, éleveur spécialiste, habite Gincrey. Il est juge international de volailles, président de la Fédération française de volailles, premier vice-président de la Société centrale d'aviculture de France, et représentant de la France à l'Entente européenne d'aviculture.

Il est reconnu dans son milieu professionnel pour avoir écrit ou participé à la rédaction de très nombreux ouvrages sur la basse-cour. Il est également rédacteur en chef de la Revue avicole.

Héraldique, logotype et devise

Davantage d’informations Blason, Détails ...
Blason de Gincrey Blason
Coupé ondé : au 1er d'argent à quatre joncs au naturel, tigés et feuillés de sinople posés en pal et mouvant de la partition, au 2e de gueules au fût de canon d'or posé en bande.
Détails
Création Dominique Larcher. Adopté le 30 juin 2017.
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Voir aussi

Bibliographie

  • Félix Liénard, Dictionnaire topographique du département de la Meuse, .
  • Abbé N. Robinet, Pouillé du diocèse de Verdun, .
  • Marie-Jeanne Périquet, Histoire de Pierreville : Écart de la commune de Gincrey (Meuse), Laxou, Marie-Jeanne Libert, , 284 p. (ISBN 978-2-7466-8783-7, présentation en ligne).

Articles connexes

Liens externes

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Notes et références

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