Gussainville
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| Gussainville | |
Héraldique |
|
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Grand Est |
| Département | Meuse |
| Arrondissement | Verdun |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays d'Étain |
| Maire Mandat |
Francis Lefort 2020-2026 |
| Code postal | 55400 |
| Code commune | 55222 |
| Démographie | |
| Gentilé | Gussainvillois, Gussainvilloises |
| Population municipale |
35 hab. (2023 |
| Densité | 3,3 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 10′ 18″ nord, 5° 40′ 47″ est |
| Altitude | Min. 190 m Max. 218 m |
| Superficie | 10,48 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes |
| Élections | |
| Départementales | Canton d'Étain |
| Législatives | Deuxième circonscription |
| Localisation | |
| modifier |
|
Gussainville est une commune française située dans le département de la Meuse, en région Grand Est.
Hydrographie
Réseau hydrographique
La commune est dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par l'Orne, le ru Braquemis, le ru de Butel et le ruisseau d'Eix[1],[Carte 1].
L'Orne, d'une longueur de 86 km, prend sa source dans la commune de Ornes et se jette dans la Moselle à Richemont, après avoir traversé 25 communes[2].
Le ru Braquemis, d'une longueur de 12 km, prend sa source dans la commune de Ronvaux et se jette dans l'Orne à Buzy-Darmont, après avoir traversé huit communes[3].
Le ru de Butel, d'une longueur de 13 km, prend sa source dans la commune de Manheulles et se jette dans l'Orne à Saint-Jean-lès-Buzy, après avoir traversé huit communes[4].
Le ruisseau d'Eix, d'une longueur de 15 km, prend sa source dans la commune de Eix et se jette dans l'Orne à Warcq, après avoir traversé six communes[5].

Gestion et qualité des eaux
Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Bassin ferrifère ». Ce document de planification concerne le périmètre des anciennes galeries des mines de fer, des aquifères et des bassins versants hydrographiques associés qui s’étend sur 2 418 km2. Les bassins versants concernés sont celui de la Chiers en amont de la confluence avec l'Othain, et ses affluents (la Crusnes, la Pienne, l'Othain), celui de l'Orne et ses affluents et celui de la Fensch, le Veymerange, la Kiesel et les parties françaises du bassin versant de l'Alzette et de ses affluents (Kaylbach, ruisseau de Volmerange). Il a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est la région Grand Est[6].
La qualité des cours d’eau peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité[Carte 2].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[7]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[8]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique altéré et le climat océanique altéré[9] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[10]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[11],[12].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 845 mm, avec 13,3 jours de précipitations en janvier et 9,2 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Rouvres-en-Woëvre à 5 km à vol d'oiseau[13], est de 10,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 668,3 mm[14],[15]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,2 °C, atteinte le ; la température minimale est de −15,4 °C, atteinte le [Note 2].
Urbanisme
Typologie
Au , Gussainville est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[16]. Elle est située hors unité urbaine[17] et hors attraction des villes[18],[19].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (51,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (51,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (45,7 %), terres arables (27,3 %), prairies (24,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,5 %)[20]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Gunseiville (1168) ; Gunseivilla (1206)[21] ; Gunzeivilla (1236) ; Gunzeiville (1249) ; Guxenville, Guxenvilla (1346)[21] ; Guissainville (1450) ; Guisseinville (1481) ; Guissanville (1570) ; Gussonville (1700) ; Gussani-villa (1738) ; Gussainvilla (1749)[22].
Histoire
La famille des Ancherins puis la famille de Rouyn au XVIIe siècle résidaient à Saint-Maurice-en-Woëvre. Leur château, reconstruit au XVIIIe siècle, a été détruit en 1915[23]. Roch Hyacinthe du Hautoy, général et député de la noblesse du Barrois aux états généraux de 1789, qui résidait au château, fut le dernier représentant de cette famille.
L'église paroissiale Saint-Maurice construite au XVIe siècle, où la famille de Rouyn avait sa sépulture, a été détruite d'abord pour l'alignement de la route en 1833, puis durant la Première Guerre mondiale, et les derniers vestiges supprimés vers 1975.
En , le village connaît soudainement une notoriété médiatique nationale à la suite des propos controversés de son maire UMP, André Valentin, en marge du débat national sur l'identité nationale[24] : « Dix millions que l'on paye à rien foutre ! C'est les gens qui travaillent qui payent pour eux ! (...) il est temps qu'on réagisse parce qu'on va se faire bouffer (...) ». L'association SOS Racisme condamne ces propos dans un communiqué, et engage des actions en justice[25]. En , André Valentin est ainsi cité à comparaître devant le tribunal de grande instance de Paris pour incitation à la haine raciale et diffamation raciale[25]. En , André Valentin a été relaxé et l'association SOS Racisme déboutée de ses demandes[26].
Politique et administration
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[28]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[29].
En 2023, la commune comptait 35 habitants[Note 3], en stagnation par rapport à 2017 (Meuse : −3,68 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
