Giuliano da Empoli
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Giuliano da Empoli, né le à Neuilly-sur-Seine, est un écrivain et conseiller politique italo-suisse[N 1]. Il est le président de Volta, un cercle de réflexion (think tank) basé à Milan, et enseigne à Sciences-Po Paris.
Origines, jeunesse et formation
Giuliano da Empoli naît en 1973 à Neuilly-sur-Seine et grandit entre Bruxelles, Paris et Rome. Son père, l'économiste Antonio da Empoli, a notamment travaillé pour l'OCDE ; il est blessé lors d’un attentat terroriste à Rome commis par l'Unione dei Comunisti Combattenti[3] en 1986[4].
Giuliano da Empoli est diplômé en droit de l'université de Rome « La Sapienza » et en science politique de l'Institut d'études politiques de Paris[4].
Politique et conseil
Ancien adjoint au maire de Florence[5], chargé de la Culture[6], il a été le conseiller politique du président du Conseil italien Matteo Renzi[7],[4].
Il a été membre du conseil d'administration de la Biennale de Venise[8] et président du cabinet Vieusseux[9] à Florence.
De 2006 à 2008, il est le conseiller du ministre de la Culture et vice-président du Conseil des ministres italien Francesco Rutelli[4].
En 2016, il fonde[10] le think tank Volta[11],[4], membre du réseau Global Progress[12], dont la vocation est de donner vie à un groupe de réflexion de nouvelle génération, abordant des thèmes liés aux évolutions du monde contemporain tout en prenant en compte l'histoire et la culture italiennes[3].
Depuis 2024, il est membre du conseil de surveillance d'ARTE TV[13].
Enseignement
Ayant mis un terme à son engagement politique, il enseigne la politique comparée à Sciences-Po Paris. Son cours a pour sujet : « De la poésie à la prose de la politique », en référence à la citation de l'homme politique américain Mario Cuomo, selon qui « on fait campagne électorale en poésie, on gouverne en prose[4]. »
Écrivain et journaliste
Depuis 1996, il publie régulièrement des articles et éditoriaux dans les principaux journaux italiens, parmi lesquels le Corriere della Sera, La Repubblica, Il Sole 24 Ore et Il Riformista.
À l'âge de 22 ans, il publie son premier livre[14], Un grande futuro dietro di noi, un essai à propos des difficultés rencontrées par les jeunes Italiens. Cette publication a fortement animé le débat national en Italie et poussé le journal La Stampa à le désigner « Homme de l'année »[15].
Depuis, il a publié de nombreux autres essais qui analysent les mobilités et les changements sociaux, ainsi que l'impact de la nouvelle économie et ses effets sur la politique.
Son essai de 2019, Les Ingénieurs du chaos, consacré aux spin doctors nationaux-populistes, est traduit en douze langues.
En 2022 sort Le Mage du Kremlin, son premier ouvrage de fiction, qui dresse le portrait de Vadim Baranov, une éminence grise de Vladimir Poutine, personnage inspiré de Vladislav Sourkov[16],[17]. Le livre remporte le grand prix du roman de l'Académie française[18] et fait partie de la sélection finale pour le prix Goncourt 2022[19]. Le livre est adapté en film par Olivier Assayas avec un scénario coécrit avec Emmanuel Carrère et projeté à la Mostra de Venise le [20].
En 2025 sort L'Heure des prédateurs, un essai sur la mutation en cours des démocraties confrontées aux nouveaux prédateurs issus du monde de la technologie, de l’intelligence artificielle et de l’information[21],[22].
Décoration
Chevalier de la Légion d'honneur (décret du 13 juillet 2023)[23]