Glières-Val-de-Borne

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Glières-Val-de-Borne
Glières-Val-de-Borne
Vue de la vallée du Borne depuis les rochers de Leschaux (1 936 m).
Blason de Glières-Val-de-Borne
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Bonneville
Intercommunalité Communauté de communes Faucigny-Glières
Maire
Mandat
Christophe Fournier
2020-2026
Code postal 74130
Code commune 74212
Démographie
Gentilé Glièroise - Glièrois
Population
municipale
1 824 hab. (2023)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 00′ 02″ nord, 6° 23′ 46″ est
Altitude Min. 591 m
Max. 2 408 m
Superficie 71,77 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Bonneville
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Liens
Site web mairie-glieresvaldeborne.fr

Glières-Val-de-Borne est une commune nouvelle française résultant de la fusion  au   des communes du Petit-Bornand-les-Glières et d'Entremont située dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Localisation

La commune nouvelle de Glières-Val-de-Borne est située dans le sud-est de la France, au centre du département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Le territoire de la commune s'étend sur les versants du massif des Aravis, entre le plateau des Glières et la chaîne du Bargy, dans la cluse du Borne. Elle est limitée vers le nord par la commune de Saint-Pierre-en-Faucigny, où se situe le passage rétréci des Evaux, et au sud par les étroits d'Entremont.

Elle est l'une des plus grandes communes de la Haute-Savoie, avec 73,12 km2.

Communes limitrophes

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[3] et est dans la région climatique Alpes du nord, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 1 200 à 1 500 mm, irrégulièrement répartie en été[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 8,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 598 mm, avec 10,5 jours de précipitations en janvier et 10,1 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune du Grand-Bornand à 7 km à vol d'oiseau[7], est de 7,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 983,1 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 33 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −25,2 °C, atteinte le [Note 1].

Urbanisme

Typologie

Au , Glières-Val-de-Borne est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Elle est située hors unité urbaine[I 2] et hors attraction des villes[I 3],[I 4].

Toponymie

Le nouveau nom de la commune de Glières-Val-de-Borne a été déclaré en préfecture le et entre en vigueur le [10].

Il est constitué de deux éléments, un géographique et un symbolique, constitutifs de la nouvelle commune. Le nom de « Glières » correspond à un plateau sur lequel un épisode majeur de la Seconde Guerre mondiale au niveau régional s'est déroulé avec le maquis des Glières. Cet élément semble avoir été privilégié pour le nom de la nouvelle commune.

Pour le second élément, des cahiers furent ouverts, en , dans les deux mairies afin que chaque habitant puisse donner son avis sur le nouveau nom à donner. L'appartenance à la grande combe où s'écoule la rivière du Borne, dans laquelle s'est installée dès le XIIe siècle l’abbaye d'Entremont, semble avoir été retenu comme élément constituant de la future identité communale, d'où « Val de Borne ».

Histoire

La commune est créée au par un arrêté préfectoral du [11].

Genèse d’une commune nouvelle

Par délibérations des conseils municipaux du , les communes du Petit-Bornand-les-Glières et d'Entremont ont souhaité fusionner[12],[13]. Par arrêté préfectoral du , la commune nouvelle est instituée au [12],[13]. Le centre administratif se situe à la mairie du Petit-Bornand[12],[13] cependant qu'Entremont garde la « maison des services » avec l'agence postale, le point-info-tourisme et permet des démarches administratives avec un relais ordinateur-télé-administratif[14]. Jusqu’aux élections municipales de 2020, la commune nouvelle est administrée par un conseil municipal composé de l’ensemble des conseillers municipaux des deux anciennes communes[13].

Un mariage de raison

Des critères historiques, géographiques et économiques semblent avoir appuyé la réflexion d'une fusion des deux communes. Au Moyen Âge, les deux paroisses dépendent toutes deux de l’abbaye d'Entremont. L'indépendance se fait en 1772 après l’affranchissement des « Droits féodaux » et elles deviennent des communes en 1774. Au cours de l'occupation française du duché de Savoie (à partir de 1792), les deux communes sont réunies à partir de 1814, dans l’arrondissement et le canton de Bonneville, au sein du département du Mont-Blanc[15]. Entre-temps, depuis 1793, Entremont appartenait au canton du Grand-Bornand et Petit-Bornand à celui de La Roche[15]. En 1860, la Savoie entre définitivement dans le cadre français et les deux communes appartiennent à deux cantons différents, Entremont à canton de Thônes et Petit-Bornand à celui de Bonneville. Depuis le redécoupage des cantons en 2014, Entremont, faisait partie du canton de Faverges.

Les deux communes rurales ont les mêmes préoccupations à savoir la maintenance des écoles, des services publics et de la ruralité qui fait leur similitude absolue. Des réunions de travail ont eu lieu dès le début 2017[16].

De manière générale, les communes d'Entremont et du Petit-Bornand dépendent de l'aire de polarisation  santé, social, bassin d’emploi, Sous-préfecture, centre des impôts, tribunal, gendarmerie, services postaux  de Bonneville et de la vallée de l’Arve. Les deux communes sont aussi membres de droit de l’Association des Glières pour la mémoire de la Résistance et du Syndicat mixte des Glières.

A la question de la création de la commune nouvelle, du changement de canton et du choix de la communauté de communes (Communauté de communes Faucigny-Glières), le conseil municipal d’Entremont a répondu favorablement à l'unanimité (11 voix), Le Petit-Bornand a répondu : 11 voix Pour, 1 Abstention et 3 voix Contre[17].

Fusion et dissensions

L’opposition à la fusion est forte, voire rude, tant aussi que les attentes et les objectifs sont variés[17]. À Entremont, d’aucuns souhaitaient une fusion avec le Grand-Bornand, d’autres souhaitaient le statuquo, d’autres encore une fusion avec Le Petit-Bornand, mais en restant dans la Communauté de communes des Vallées de Thônes.

Au Petit-Bornand, c’était soit le statuquo, soit la fusion avec Bonneville, soit avec Entremont en entrant dans la Communauté de communes des Vallées de Thônes ou avec Entremont en restant dans la Communauté de communes Faucigny-Glières.

Une association, ADELOVE 21, prit la tête de l'opposition à la fusion. Elle se manifeste par la distribution de tracts, de manifestations, mais aussi par presse interposée, ainsi qu'en attestent quelques titres dans la presse locale : « Les deux villages de la vallée du Borne réfléchissent aux termes de leur futur mariage. Mais la question qui fait polémique est de savoir vers quelle famille se tourner… »[18] ; « Mariage arrangé – Des voix s’élèvent haut et fort pour réclamer un référendum. »[19] ; « Pourquoi Entremont, petit grain de sable, doit disparaitre ? »[20] ; « Un mariage arrangé qui divise les élus et les habitants »[21] ; « ADELOVE sollicite de nouveau le Préfet »[22].

En , ADELOVE 21 est à l'initiative d'une pétition pour demander l'organisation d'une consultation citoyenne « pour ou contre la fusion avec Petit-Bornand-les Glières ». Cette pétition, validée par un huissier de justice, recueille plus de 1/5e des signatures du corps électoral, soit 271 électeurs sur 522[réf. nécessaire]. Le maire d'Entremont, Christophe Fournier, refuse d'organiser cette consultation même si le Code général des collectivités territoriales, selon les articles L. 1112-15 et L. 1112-16, le permet.

Par ailleurs, l’association ADELOVE 21 a sollicité par trois fois le Préfet de la Haute-Savoie (en février et ) qui est resté ferme sur sa position prise le [réf. nécessaire]. L'association a engagé deux procédures en référé suspension auprès du Tribunal administratif de Grenoble[réf. nécessaire]. Elle a été déboutée. La procédure, sur le fond, est en cours[réf. nécessaire].

Politique et administration

Situation administrative

Glières-Val-de-Borne est une commune française du département de la Haute-Savoie, composant la région Auvergne-Rhône-Alpes[I 5]. Elle devient membre de la communauté de communes Faucigny-Glières[13], créée en 2006, où elle occupera 3 sièges au sein du conseil communautaire.

La commune relève de l'arrondissement de Bonneville[I 5] et de la sixième circonscription de la Haute-Savoie (créée en 2009).

Les deux anciennes communes restent dans leur canton d'origine jusqu'au décret du , quand la commune nouvelle est entièrement rattachée au canton de Bonneville[23].

Liste des communes déléguées de Glières-Val-de-Borne
Nom Code
Insee
Intercommunalité Superficie
(km2)
Population
(dernière pop. de réf.)
Densité
(hab./km2)
Le Petit-Bornand-les-Glières
(siège)
74212 CC Faucigny-Glières 53,42 1 130 (2017) 21
Entremont 74110 CC des Vallées de Thônes 18,35 661 (2016) 36

Administration municipale

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 1 500 et 2 500 habitants, le nombre de membres du conseil municipal est de 19[24]. Toutefois, avec les élections municipales de 2020, la commune nouvelle est dirigée par 23 élus, le nombre de conseillers étant majoré pour le premier mandat qui suit la fusion.

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Marc ChuardDVD
en coursChristophe FournierLRSuppléant de la Députée Christelle Petex-Levet depuis 2022

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis sa création.

En 2023, la commune comptait 1 824 habitants[Note 2], en évolution de +1,45 % par rapport à 2017 (Haute-Savoie : +6,66 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
2015 2020 2023
1 7821 8281 824
(Sources : Insee à partir de 2015[25].)

Économie

Tourisme

Photo en couleurs prise en février 2015.
Vue depuis les chalets des Auges (1782 m) (Plateau des Glières) sur la vallée du Borne, au second plan la chaîne des Aravis et en arrière-plan le mont Blanc.

Le tourisme de masse qui touche les Alpes depuis plus d’un demi-siècle a des conséquences importantes sur la faune, la flore et le réseau hydrologique. Le village reste loin des « concepts-marketing ».

Il est une des approches douces de la découverte de la montagne. Aucun sommet n’est menacé d’équipements mécaniques ou immobiliers.

Dès 1935, des pionniers créent un embryon de Syndicat d’initiative déclarant : « (...) La situation géographique, au centre du département et ses belles montagnes, ses magnifiques forêts doivent faire apprécier le lieu et en faire un centre de villégiature idéal... ».

Le village offre une multitude de possibilités tant par ses randonnées balisées en alpage (environ 130 km – Carte IGN 3430 – Topoguides) que par ses auberges-refuges d'altitude qui reçoivent le randonneur en quête de nature et de sérénité.

Quatre sites d’escalade, en milieu naturel, sont équipés, allant du débutant au plus chevronné (8 A+).

La proximité des grandes stations des Aravis (Le Grand-Bornand, La Clusaz) est un atout pour la commune.

Artisanat

De tous temps, les tentatives de créer des emplois pérennes animent les entrepreneurs de la vallée du Borne.

L'artisanat du bois est prépondérant : menuiseries, bûcheronnage-débardage, construction de chalets, tournage sur bois, boissellerie.

Les artisans sont aussi présents dans les domaines de la brocante, des espaces verts, de la peinture-décoration, des tapissiers en ameublement, des travaux publics.

L’agro-pastoralisme

Les fermes

Le village compte 15 fermes d’élevage de vaches laitières de la race « Abondance » ou « Tarine », de caprins. Les produits de ces fermes sont répertoriés avec le label « Fermier ».

Soit un cheptel d’environ 520 laitières, 260 génisses et 140 ovins et caprins, il est à noter que ces fermes pratiquent l’alpagisme et occupent 90 % de l’espace alpin en été.

L'Inalpe (la Remue, l'Emmontagnée, l'Estive) demeure un grand moment de la vie pastorale, elle s'effectue en mai (suivant l'enneigement). Ovins, caprins et bovins rejoignent l'alpe et la prairie alpine. Glières-Val-de-Borne, au centre de 5 000 hectares d'alpages entretenus et habités par les éleveurs est l'un des pôles fromager et laitier du département. La « démontagnée » s'effectue courant octobre. Le pastoralisme maintient des paysages ouverts et soignés, façonnés par des paysans garants des richesses environnementales.

L'exemple le plus marquant de l’agropastoralisme est le plateau des Glières. Aujourd'hui, cette activité continue d'être pleinement d'actualité. En 2011, sur l'ensemble du massif « Glières-Parmelan », nous retrouvons 43 fermes qui occupent 3 000 ha d'alpages occupés par 1 800 bovins, 200 caprins, 2 000 ovins et une vingtaine de chevaux. Onze de ces fermes servent comme ateliers et fabriquent sur place tomme, fromage de chèvre et reblochon[26].

Les unités pastorales sont regroupées au sein d'associations foncières pastorales privées et publiques pour prendre en compte l'évolution des espaces montagnards et pour tenter de concilier : pastoralisme, tourisme, foresterie, l'utilisation de l'eau, l’environnement[26].

C’est le pays du Reblochon fermier.

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Notes et références

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