L’équipement électronique se compose d’un radar de navigation et d’un radar de recherche de surface type 347[2]. L’armement principal est un canon monotube de 35 mm, version chinoise du canon bitube Oerlikon GDF de 35 mm[1],[5],[7], construit en Chine sous le nom de Type 90[1],[2],[5]. Cela distingue le Gorgol du Limam El Hadrami, dont l’armement principal se compose d’un canon bitube de 37 mm[7],[2]. L’armement secondaire se compose de deux affûts doubles de mitrailleuses de 14,5 mm[2].
Une autre nouveauté du Gorgol est qu’il dispose à l’arrière d’une rampe pour mettre à l’eau et récupérer un bateau semi-rigide (RHIB)[1],[5],[7].
La Marine mauritanienne a été créé en 1966 sous la forme d’une unité de marine, qui est devenue en 1976 l'actuelle Direction de la Marine nationale[8]. Sa mission est de protéger les eaux territoriales du pays, qui comptent parmi les plus poissonneuses du monde[8],[6], avec un littoral long de 750 kilomètres et une zone économique exclusive de 235 000 kilomètres carrés[1]. Elle s'occupe, entre autres, de la maitrise des risques liés à l'activité en mer: accidents, naufrages, pollutions, etc. Afin d’être en mesure de remplir ces missions délicates, la Marine mauritanienne a consenti des dépenses importantes pour agrandir sa flotte[8].
Ces patrouilleurs à grande vitesse peuvent intervenir sur de longues distances et peuvent naviguer dans toutes les conditions de mer. Ils sont équipés de moyens de détection, de communication, de défense et d’armement très développés. Ils sont en mesure de remplir toutes les missions de souveraineté: patrouille, contrôle, surveillance des points d’entrée par la mer sur le territoire national, sauvetage, police de la navigation et de la pêche[6],[9], lutte contre la piraterie[5], contre les divers trafics en haute mer et contre la pollution marine[6],[9]. Le ministre de la Défense a déclaré que ces navires amélioreraient la sécurité des frontières, la marine mauritanienne étant désormais en mesure de faire face à toute menace provenant de la mer[5]. Ils contribueront à protéger les côtes mauritaniennes contre le pillage des importantes ressources halieutiques du pays par des bateaux de pêche étrangers. La pêche illégale a des conséquences environnementales néfastes, mais elle constitue surtout un important manque à gagner pour la Mauritanie. Les activités de pêche représentent en effet 4 à 6% du produit intérieur brut (PIB) et environ 25% des rentrées en devises du pays[6].