Gouvernement Rodrigo Paz
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Président | Rodrigo Paz Pereira |
|---|---|
| Vice-président | Edmand Lara |
| Élection | 19 octobre 2025 |
| Législature | IVe |
| Formation | |
| Durée | 5 mois et 4 jours |
| Coalition | PDC - Unité |
|---|---|
| Ministres | 15 |
| Femmes | 3 |
| Hommes | 12 |
| Chambre des députés |
|
|---|---|
| Chambre des sénateurs |
|
Le gouvernement Rodrigo Paz est le gouvernement de la Bolivie sous la présidence de Rodrigo Paz Pereira depuis le .
Le vice-président de l'État est Edmand Lara. Il est composé de 15 ministères.
Contexte
Lors de l'élection présidentielle de 2025, le premier tour est un « raz-de-marée de la droite » qui conduit par ailleurs à un duel différent de celui anticipé dans les sondages. À la surprise générale, Rodrigo Paz Pereira arrive ainsi en tête du premier tour, suivi de Jorge Quiroga et de Samuel Doria Medina, exclu du ballotage[1]. À eux trois, ces candidats de droite totalisent près de 80 % des suffrages exprimés.
Le second tour voit ainsi s'affronter Rodrigo Paz Pereira et Jorge Quiroga Ramírez. S'ils se rejoignent sur un virage du pays à droite, les deux candidats s'opposent sur la nature de leurs promesses. Sous le slogan « Le capitalisme pour tous », le premier promet en effet aux classes moyennes et populaires des mesures sociales visant à permettre à tous les Boliviens d'emprunter de l'argent à des taux d'intérêt très bas, tout en baissant les impôts et les taux de douanes. Le second, Jorge Quiroga Ramírez, assume que ses premiers mois à la présidence s'accompagneraient d'une aggravation temporaire de la crise économique, avant que sa politique ne permette d'en « sortir ensemble ». Il promet ainsi de sauver l'économie bolivienne par un « changement radical » en réduisant le déficit budgétaire, en privatisant des entreprises publiques déficitaires et en adoptant une nouvelle constitution[2],[3].
Les résultats au second tour illustrent la fracture politique entre l'est et l'ouest. La victoire de Rodrigo Paz Pereira s'est consolidée dans les départements de l'ouest bolivien, acquis à la politique socialiste du MAS, alors que les départements plus riches de Santa Cruz et de Tarija ainsi que le Beni, généralement opposés au MAS, ont plutôt opté pour le candidat conservateur Jorge Quiroga. Sa victoire est perçue comme le choix pour un candidat de droite modéré. Sa promesse d'un « capitalisme pour tous » et son « discours plus centriste » a pu rallier une partie du vote indigène acquis au parti d'Evo Morales[4], notamment la nouvelle bourgeoisie aymara ayant émergé sous la présidence de ce dernier[5].
Transition et investiture

La transition entre le gouvernement sortant de Luis Arce et le gouvernement élu de Rodrigo Paz Pereira constitue la première transmission de pouvoir entre deux gouvernements démocratiquement élus depuis 1997, notamment en raison de certains présidents élus dont le mandat a été interrompu[6]. Elle commence le et s'achève le suivant avec l'investiture du nouveau président.
Le , Rodrigo Paz Pereira et le vice-président Edmand Lara prêtent serment devant l'Assemblée législative plurinationale[7].
Coalition
L'alliance électorale Unité, dirigée par Samuel Doria Medina, décide d'apporter son soutien au gouvernement du président Rodrigo Paz. Un rapprochement illustré par la nomination de José Luis Lupo à la tête de l'équipe de transition, nommé ministre du Gouvernement le . Manfred Reyes Villa, le dirigeant du parti APB Súmate, apporte également son soutien sans participation au gouvernement[8].
Le candidat défait, Jorge Quiroga, annonce le que l'Alliance Libre appuiera les candidatures proposées par le Parti démocrate-chrétien (PDC) pour les présidences des chambres des députés et des sénateurs. Il adopte un discours responsable et affirme que « la gouvernance du Parlement est essentielle » et que le gouvernement aura besoin de stabilité et de soutien pour mener les réformes économiques[9].
Le , il déclare que son parti se range dans l'opposition « constructive » au gouvernement[10]. Selon des députés du PDC, 10 députés de Libre déclarent leur soutien au gouvernement ou souhaitent rejoindre le PDC[11].