Gouvernement Vandenpeereboom

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Gouvernement Vandenpeereboom

Royaume de Belgique

Description de cette image, également commentée ci-après
Roi Léopold II
Chef de cabinet Jules Vandenpeereboom
Formation
Fin
Durée 6 mois et 12 jours
Composition initiale
Coalition
Représentation
Chambre
112  /  152
Sénat
70  /  102
Drapeau de la Belgique

Le gouvernement Vandenpeereboom est un gouvernement catholique qui gouverna la Belgique du jusqu'au . Le chef du gouvernement, Jules Vandenpeereboom est également ministre des chemins de fer, des postes et du télégraphe et ministre de la guerre.

Cette coalition catholique accède au pouvoir en ayant pour but d’instaurer le mode de scrutin par représentation proportionnelle. C’est cette même initiative qui après avoir suscité une polémique auprès du peuple et des deux Chambres, entrainera la démission du chef de Cabinet, Jules Vandenpeereboom, après seulement six mois au pouvoir.

La situation politique de 1899 est une période où le mouvement catholique domine de par sa grande majorité de sièges au sein des deux Chambres. Au même moment, les sièges des libéraux se font rares tandis que le mouvement ouvrier s’intensifie. En effet, à la suite des élections de 1898, les députés catholiques comptabilisaient 112 sièges, les socialistes 28 et les libéraux après avoir été 59 en 1892, n’étaient plus que 12[1]. Néanmoins, l’éveil du Parti ouvrier (des socialistes) constituait une menace pour la majorité cléricale, en effet, « jeunes, ardents, dont l’activité oppositionnelle se consumait nécessairement en manifestations mineures : interpellations, quolibets et invectives, ces libéraux ne jouaient plus le moindre rôle »[1]. De plus, les catholiques envisageaient un scénario où par solidarité et mépris de la droite, les libéraux pourraient voter et soutenir les socialistes. Par conséquent, Les catholiques vont dès 1898, sous le chef de Cabinet De Snaeyer, vouloir ancrer leur place dans la sphère politique et ainsi, écraser la menace socialiste. Ils auront pour projet de modifier le système de scrutin, jusque-là majoritaire. Ils vont vouloir passer d’un scrutin majoritaire alors appliqué depuis 1831 à un système de Représentation proportionnelle.

La question de la Représentation proportionnelle alimente alors le débat au sein du parti, mais ne fait pas l’unanimité. Le gouvernement de 1898 se fissure et la chute du gouvernement De Snaeyer est précipitée[1].

Le gouvernement Vandenpeereboom prend la suite du projet et « Dès le lendemain de son accession au gouvernement, le Premier ministre Jules Vandenpeereboom avait annoncé qu’il allait s’occuper de la question. »[1].

Élections

À la suite des élections législatives du , les catholiques s’imposent comme la majorité écrasante et le , le gouvernement Vandenpeereboom s’installe au pouvoir. Le gouvernement précèdent s’était fait dissoudre sur la question de la Représentation proportionnelle. En effet, De Naeyer n’avait pas réussi à unir le parti sur cette question. Un système de scrutin uninominal, soutenu à l'époque par Léopold II et le politicien Auguste Beernaert, s’opposait à une Représentation proportionnelle dite « intégrale »[2].

La coalition De Naeyer est alors remplacée par le cabinet Vandenpeereboom en .

Formation du gouvernement

Le gouvernement Vandenpeereboom sera élu grâce au système de vote universel tempéré par le vote plural. Ce système sera établi à la suite d'un compromis proposé devant la Chambre des représentants par le député Albert Nyssens en 1893[3]. Les catholiques conquirent ainsi tous les arrondissements flamands, l'arrondissement de Bruxelles et plusieurs arrondissements en Wallonie[4].

Ce nouveau gouvernement, considéré comme « très catholique », était jugé ultra-clérical[5].

La coalition de 1899 était chapeautée par Monsieur J. Vandenpeereboom qui assurait la position de chef du cabinet (appelé aujourd’hui premier ministre) et occupait également la fonction de ministre des chemins de fer, des postes et du télégraphe, ainsi que la fonction de ministre de la guerre. Messieurs P. de Faverau, F. Schollaert, V. Begerem, J. Liebaert, L. de Bruyn, G. Cooreman occupaient respectivement les fonctions de ministre des affaires étrangères, ministre de l'intérieur, ministre de la justice, ministre des finances, ministre de l’agriculture et des travaux publics et pour finir, ministre de l’industrie et du travail.

Ministère Nom Parti politique
Ministre des affaires étrangères Paul de Favereau Parti catholique
Ministre de l'intérieur François Schollaert Parti catholique
Ministre de la justice Victor Begerem Parti catholique
Ministre des finances Julien Liebaert Parti catholique
Ministre de l'agriculture et des travaux publics Léon de Bruyn Parti catholique
Ministre des chemins de fer, des postes et du télégraphe Jules Vandenpeereboom Parti catholique
Ministre de l'industrie et du travail Gérard Cooreman Parti catholique
Ministre de la guerre Jules Vandenpeereboom Parti catholique

Proposition, controverses et mesures

La chute du gouvernement

Références

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