Auguste Beernaert

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MonarqueLéopold II
GouvernementBeernaert
CoalitionCatholique
PrédécesseurJules Malou
Auguste Beernaert
Illustration.
Auguste Beernaert en 1909
Fonctions
Chef du cabinet belge

(9 ans et 5 mois)
Monarque Léopold II
Gouvernement Beernaert
Coalition Catholique
Prédécesseur Jules Malou
Successeur Jules de Burlet
Ministre des Travaux publics
Ministre de l'Agriculture, de l'Industrie et des Travaux publics

(4 ans, 7 mois et 27 jours)
Gouvernement Malou I
Coalition Catholique
Prédécesseur François Moncheur
Successeur Charles Sainctelette

(4 mois et 10 jours)
Gouvernement Malou II
Coalition Catholique
Prédécesseur Xavier Olin
Fonction créée (Ministre de l'Agriculture)
Successeur Alphonse de Moreau
Ministre des Affaires étrangères

(7 mois et 2 jours)
Gouvernement Beernaert
Coalition Catholique
Prédécesseur Joseph de Riquet de Caraman-Chimay
Successeur Henri de Merode-Westerloo
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Ostende (Pays-Bas)
Date de décès (à 83 ans)
Lieu de décès Lucerne (Suisse)
Sépulture Cimetière de Watermael-Boitsfort à Bruxelles (Belgique)
Nationalité belge
Parti politique Parti catholique
Conjoint Mathilde Borel (1851-1922)
Diplômé de Université catholique de Louvain
Profession Avocat
Distinctions Prix Nobel de la paix (1909)
Religion Catholicisme

Image illustrative de l’article Auguste Beernaert
Chef du cabinet belges
Prix Nobel de la paix 1909

Auguste Beernaert (Ostende, Lucerne, ) est un homme d'État belge, de tendance catholique. C'est un Flamand de langue française. En 1873, il devient membre du gouvernement et, de 1884 à 1894, il est Premier ministre du roi Léopold II. Après avoir démissionné du gouvernement, il s'oppose cependant au roi à cause de la politique brutale menée au Congo, mais il reste député toute sa vie. Il met sur pied une forte législation sociale et établit (1895) le suffrage universel plural, avec vote obligatoire. C'est grâce à son travail interparlementaire et aux conférences internationales de la paix à La Haye en 1899 et 1907 qu'il se voit attribuer le prix Nobel de la paix en 1909. Ce bourgeois libéral qui se voulut « fidèle aux grandes idées de 1830 » fit entrer la Belgique dans l'ère démocratique[1].

Auguste Beernaert est né en 1829 à Ostende d’un père fonctionnaire de l'enregistrement et des domaines, Bernard Beernaert (Everghem, Bruxelles, )[1] et d'Euphrosine-Josèphe Royon (Ostende, Ixelles, ). Auguste Beernaert déménage en 1835 à Namur à la suite de la promotion de son père[2]. Il poursuit des études secondaires classiques à domicile sous la houlette de ses parents, qui suivaient en cela les conseils d'un pédagogue français[2]. Sa sœur Euphrosine Beernaert devient plus tard peintre paysagiste[3]. À dix-sept ans, il entre à la faculté de droit de l'Université catholique Louvain. Cinq ans plus tard, il en sort diplômé avec la plus grande distinction[3]. Il reçoit également une bourse de mille francs pour visiter plusieurs universités européennes (Paris, Berlin et Heidelberg) afin d’y comparer les différentes méthodes d’apprentissage du droit. Son étude (175 pages) critique le centralisme napoléonien et loue l'autonomie laissée aux universités allemandes, même s'il juge positivement les examens annuels des institutions françaises[3]. Elle sera transférée au ministère de l’Intérieur et fera l’objet par la suite d’une publication.

Carrière d'avocat

Il entame ensuite une brillante carrière d’avocat (il s’inscrit au barreau de Bruxelles et prête serment le après un stage chez Hubert Dolez) qui avec Pierre Sanfourche-Laporte, bâtonnier de 1836 à 1852, dominent le barreau de Cassation et se spécialise en droit fiscal[4]. Il conseilla notamment la Société générale de Belgique et le prince Philippe de Belgique[3]. Il fut nommé par arrêté royal du , avocat à la Cour de cassation, en remplacement d'Auguste Van Dievoet et devint bâtonnier de l'Ordre des avocats. La maison d'Orléans le charge par ailleurs de surveiller leurs intérêts financiers au sein du journal libéral bruxellois L'Étoile belge[3]. Au printemps 1870, il se fiança avec Mathilde Borel, fille du consul de Suisse. Elle a vingt ans de moins que lui. Il l'épouse le [5] à Bruxelles[6]. Ils n'eurent pas d'enfant. Mathilde Borel est la sœur de Jules-François-Auguste Borel de Bitche, avocat, consul général de l'État libre du Congo et de la Suisse et membre du Conseil suprême du Congo. Julie Borel, sœur de Mathilde, épousa Michel Mourlon, géologue et paléontologue, conservateur au musée Royal d'histoire naturelle, membre de l'Académie des Sciences de Belgique. Un arrêté royal du permet à leurs deux fils, Georges Mourlon (1877-1933), industriel, et Pierre Mourlon (1889-1914), avocat, de modifier leur patronyme en Mourlon Beernaert.

Carrière politique

Notes et références

Voir aussi

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