Gouvernement Wilmès I
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| Roi | Philippe |
|---|---|
| Première ministre | Sophie Wilmès |
| Élection | |
| Législature | 55e |
| Formation | |
| Fin | |
| Durée | 4 mois et 19 jours |
| Coalition | |
|---|---|
| Femmes | 4 |
| Hommes | 9 |
| Chambre des représentants |
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|---|---|
| Sénat |
|
Le gouvernement Wilmès I est le gouvernement fédéral du royaume de Belgique entre le et le , sous la 55e législature de la Chambre des représentants. Il regroupe les libéraux francophones (MR) et flamands (Open VLD) ainsi que les démocrates-chrétiens flamands (CD&V) au sein d'une coalition minoritaire en affaires courantes. Il est dirigé par la libérale francophone Sophie Wilmès.
Ce gouvernement d'affaires courantes est mis en place à la suite d'un remaniement ministériel du gouvernement Michel II consécutif au départ de Charles Michel pour la présidence du Conseil européen et assure l'intérim le temps qu'un gouvernement de plein exercice soit mis en place. Il s'agit du premier et seul gouvernement belge à ce jour à n'avoir été qu'uniquement chargé d'affaires courantes.
Il s'agit du premier gouvernement fédéral de l'histoire de Belgique à être dirigé par une femme.
Confronté à la pandémie de coronavirus de 2019-2020, le gouvernement demande le soutien de l'opposition ainsi que les pouvoirs spéciaux afin de pouvoir réagir au mieux à l'urgence sanitaire. Le , le nouveau gouvernement prête serment devant le roi et devient un gouvernement de plein exercice.
Dirigé par la libérale francophone Sophie Wilmès[1], première femme à accéder à ce poste depuis la création de la Belgique[2], il prend de facto la suite du gouvernement Michel II, dont il constitue un remaniement par redistribution des portefeuilles laissés vacants par la nomination de Charles Michel à la présidence du Conseil européen et par l'accession de Sophie Wilmès au poste de Première ministre.
Comme le précédent gouvernement, ayant démissionné le , le gouvernement Wilmès est un gouvernement intérimaire chargé de l'expédition des affaires courantes, et ce jusqu'à ce qu'une majorité soit trouvée à la Chambre à la suite des élections législatives du [2].
En , la Belgique est touchée par la pandémie de coronavirus de 2019-2020. Le , le gouvernement fédéral fait plusieurs recommandations pour gérer la pandémie : interdire les événements de masse d'intérieur de plus de 1 000 personnes, déconseiller les fêtes scolaires, encourager le télétravail et éviter de prendre les transports publics si l'on est une personne à risque[3]. Le , le gouvernement annonce qu'une phase de gestion fédérale de crise est mise en place (pour la première fois depuis les attentats de Bruxelles de 2016) et de nouvelles mesures sont annoncées : annulation des activités récréatives, culturelles, folkloriques privées ou publiques ; fermeture des discothèques, cafés et restaurants ; fermeture le week-end de tous les magasins (sauf supermarchés, pharmacies et magasins d'alimentation) ; suspension des cours dans les écoles mais avec un service d'accueil pour les enfants ne pouvant être gardés par des personnes autres que leurs grands-parents. Le respect de ces mesures sera quant à lui assuré par les services de police[4].
Le , il est décidé que le gouvernement Wilmès recevra les pouvoirs spéciaux pour lutter contre la pandémie de coronavirus grâce au soutien d'une partie de l'opposition (PS, sp.a, Ecolo, Groen, cdH, N-VA et DéFI)[5].