Grégoire Sorel
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| Ministre général des Chartreux | |
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| Nom en religion |
Grégoire Sorel |
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| Ordre religieux |
Jacques-François Sorel, Grégoire Sorel, en religion, né le à Villeneuve-de-Marc (Isère) et mort le , est un moine chartreux, français qui fut ministre général de l'ordre des Chartreux.
Jacques-François Sorel est le fils de Pierre Sorel, notaire royal, secrétaire-greffier, et vice-châtelain de Villeneuve-de-Marc[1] et de Anne Vignon. Dès l'âge de 14 ans, en 1753, Jacques-François est incorporé à l'église de Vienne[2].
Il fait profession, sous le nom de Dom Grégoire, à la Grand Chartreuse le et ordonné prêtre le même jour. Il y est sacristain en 1775, maître des novices en 1777, vicaire en 1778, puis procureur à Meyriat en 1778, à Montmerle en 1781, à Sélignac en 1784, prieur de Vaucluse en 1785, jusqu'à la Révolution[3].
Le , Dom Grégoire quitte le monastère avec les sept pères qui composent sa communauté. La plupart suivent leur prieur à Sélignac, où ils sont autorisés à se retirer. L'abolition de toute vie religieuse est décrétée, le 16-, et les moines, expulsés de nouveau, quittent Sélignac le . Il cherche un refuge à Bourg-en-Bresse, ou dans les environs. Il se cache et exerce secrètement le ministère sacerdotal. En , il est emprisonné dans la maison d'arrêt des Claristes, à Bourg pour rétractation de serment. En août, il est malade de fièvre et de dysenterie, et on le transporte à l'hôpital. Dom Grégoire est sans doute libéré peu de temps après. Il se retire en Dauphiné et profite de la liberté religieuse pour exercer son ministère dans la région de Saint-Jean-de-Bournay. En 1798, il est nommé archiprêtre de Saint-Jean-de-Bornay. A la restauration du culte catholique, il est installé curé de cette paroisse, en [2].
Le , en vertu de l'ordonnance royale du , un groupe de huit ou neuf chartreux, regroupés par le vicaire dom Romuald Moissonnier, réintègrent la Grande Chartreuse et lui demande de les rejoindre[4]. Âgé de 77 ans, il est nommé général de l’Ordre le . Il s'occupe d'abord des réparations les plus urgentes[5].
Il donne sa démission en 1824, remplacé par Benoit Nizzati, prieur de Turin. Sorel meurt le [3].