Grand dialogue national
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| Grand dialogue national | |
Les participants du Grand dialogue national notamment le cardinal Christian Tumi (au centre) et Cabral Libii (troisième partant de la droite), le . | |
| Type | Consultation nationale |
|---|---|
| Pays | |
| Localisation | Yaoundé |
| Organisateur | Gouvernement camerounais |
| Cause | Crise anglophone au Cameroun |
| Date | – (4 jours) |
| Nombre de participants | entre 500 et 1 500 |
| Revendications | Bilinguisme, diversité culturelle et cohésion Système éducatif Système judiciaire Retour des réfugiés et des personnes déplacées Reconstruction et développement Désarmement, démobilisation et réinsertion des ex-combattants Rôle de la diaspora dans la crise et la contribution au développement du pays Décentralisation et développement local |
| Résultat | Statut spécial aux régions anglophones Lancement du Plan de reconstruction et de développement des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest (PPRD-NO/SO) |
| modifier |
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Le Grand dialogue national (GDN ; en anglais : Major National Dialogue) est un évènement politique qui se déroule du au à Yaoundé au Cameroun, visant à résoudre la crise anglophone.
Depuis , les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun sont confrontées à une grave crise socio-politique. Fin 2017, la situation dégénère en conflit armé entre les forces gouvernementales et des séparatistes qui luttent pour la création d'un État indépendant. En 2019, les combats et les atrocités commises par les deux camps font plus de 2 000 morts, selon Human Rights Watch (HRW), et poussent plus de 530 000 personnes à fuir leur domicile, selon l'ONU[1].
Prélude
Le , le président Paul Biya annonce la convocation d'une vaste consultation nationale sur le conflit. Le chef d'État indique que le Premier ministre Joseph Dion Ngute mènera de « larges consultations » et « des délégations (iront) dans les prochains jours à la rencontre de la diaspora »[2]. Mi-, le gouvernement camerounais invite seize leaders séparatistes exilés à participer à l'évènement. Parmi eux, Ebenezer Akwanga et Lucas Ayaba Cho, qui ont tous les deux refusés de participer[3].
Déroulement
30 septembre
Le Grand dialogue national s'ouvre à Yaoundé. Une vingtaine de jeunes ex-séparatistes, vetûs aux couleurs du drapeau camerounais montent sur scène pour souligner « la marginalisation dont [ils sont] victimes sur [leurs] propres terres ». Le Premier ministre Joseph Dion Ngute propose aux participants d'être « de véritables artisans de la paix », qualifiant de « pas insolubles » les « préoccupations » qui opposent les deux parties[4].
1er octobre
La question de la forme de l'État est évoquée et fait débat entre partisans du fédéralisme et ceux de la décentralisation[5].
3 octobre
Le président Paul Biya ordonne la libération de 333 détenus liés à la crise anglophone. L'annonce est faite par le Premier ministre Joseph Dion Ngute au Palais des congrès de Yaoundé[6]. Les participants du GDN recommandent qu'un « statut spécial » soit octroyé aux régions anglophones[7].
4 octobre
L'évènement se clôture avec une réaffirmation de la décentralisation et l'octroi d'un statut spécial aux régions anglophones[8].