Joseph Dion Ngute naît le à Bongong Barombi dans la région du Sud-Ouest du Cameroun[1],[2], alors sous tutelle britannique. D'ethnie Sawa, il est issu d'une famille de notables et de la chefferie traditionnelle de sa localité.
Il est de ce fait polygame. D'après la législation camerounaise, la polygamie est autorisée[3].
Dans les années 1980, Joseph Dion Ngute est professeur de droit à l'université de Yaoundé-II[4] et occupe plusieurs autres postes dans l'administration académique camerounaise. En 1986, il est nommé directeur adjoint du Centre national d'administration et de magistrature et en 1991, directeur général de l'École nationale d'administration et de magistrature[4] avant de se lancer en politique.
Du [5] au , il est ministre délégué auprès du ministre des Relations extérieures, chargé du Commonwealth[6]. Dans cette fonction, il représente le Cameroun à la commission des droits de l'homme aux nations unies à Genève. Il a également conduit la délégation camerounaise lors des négociations qui ont abouti à la création de l'Union africaine (UA).
Par la suite, il est membre de la commission mixte Cameroun-Nigeria, placée sous l'égide des Etats-Unis. Il participe ainsi au règlement du conflit frontalier qui oppose le Cameroun au Nigeria sur la presqu'île de Bakassi.