Grigore Alexandrescu

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Décès (à 75 ans)
Bucarest, Roumanie
Langue d’écriture Roumain
Mouvement romantisme
Grigore Alexandrescu
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Grigore Alexandrescu
Naissance
Târgoviște, Roumanie
Décès (à 75 ans)
Bucarest, Roumanie
Auteur
Langue d’écriture Roumain
Mouvement romantisme
Genres

Grigore Alexandrescu est un écrivain roumain, né le à Târgoviște et mort le à Bucarest. Il est surtout connu en tant qu'un des plus grands fabulistes roumains, influencé par les idées de la Révolution roumaine de 1848.

Enfance et adolescence

Grigore Alexandrescu est originaire d'une famille de boyards modeste : sa mère était Maria Fusea, son père, connu sous le nom de Mihai Lixăndrescu, était régisseur de domaine[1]. Il est né dans le quartier dit du Lemn à Târgoviște, qui correspond plus ou moins à la rue qui porte aujourd'hui son nom. Il était volontiers vagabond et rêveur, enclin en ce sens par les ruines de la vieille cour du domaine. En matière d'études, il avait une mémoire prodigieuse, pouvait reproduire des scènes de Sophocle et connaissait Anacréon par cœur. Il a étudié avec un précepteur, puis à l'école de grec de Ioan Mitilineu, où il eut à un moment donné comme condisciple Vasile Cârlova[2]. En 1827, il est devenu orphelin de ses deux parents et a déménagé chez un oncle à Bucarest, où il a étudié à l'école française de Jean Alexandre Vaillant, où il s'est aussi lié d'amitié avec Ion Ghica.

Les débuts de la carrière littéraire

Le eurent lieu ses débuts littéraires avec un poème intitulé Miezul Nopții publié dans Curierul românesc. La même année, il a publié Eliezer şi Neftali, qui comprend à la fois une traduction de Eliezer et Nephtaly de Jean-Pierre Claris de Florian et des poèmes originaux. Durant cette période de sa vie, il fut hébergé par de nombreuses personnes : le boyard Gheorghe Băleanu, Ion Heliade Rădulescu, qui le publia et prit soin de lui pendant la fièvre typhoïde, Ion Ghica, chez lequel il fit la connaissance du poète Iancu Văcărescu. Il fréquenta aussi la maison du colonel Ion Câmpineanu avec un cercle de jeunes officiers[3].

L'influence révolutionnaire et les fonctions politiques

En 1834, Grigore Alexandrescu s'est enrôlé dans l'armée, où il a obtenu le grade de sous-lieutenant et un an après, il a adhéré à la société philharmonique, qui était à la fois une association culturelle, mais aussi plus secrètement politique, opposée au pouvoir russe. Il fut muté à Focșani et affecté au contrôle des documents de voyage ainsi qu'au comptage des bovins qui traversaient la frontière. En , il démissionna et revint à Bucarest, où il fréquenta la « bonne société ». Il eut deux amours : Eliza, mais leur relation s'acheva en 1838, et Emilia, qui préféra qu'ils restassent amis.

Son activité littéraire ne cessa pas durant cette période et il publia une traduction perdue d'Alzire ou les Américains de Voltaire, dont il travailla aussi plus tard sur Mérope. Sa pièce fut jouée à la société philharmonique par ses membres[4]. Il publia aussi des poésies, y compris un second volume en 1838 : certaines eurent un certain retentissement, comme celle sur l'année 1840, qui reflétait ses opinions politiques. C'est peut-être pour cela qu'il fut arrêté trois mois en pour le complot contre Alexandre II Ghica auquel il n'avait pas participé.

En 1842, il fit avec Ion Ghica, afin de découvrir les monastères d'Olténie, un voyage qui lui inspira des poésies surtout patriotiques publiées la même année par Alecu Donici à Jassy. Les années suivantes, il fut très apprécié par Georges III Bibesco et son épouse parla d'en faire le poète de la cour, poste qu'il déclina. Il progressa cependant significativement dans l'administration. En tant que membre du comité de rédaction de la revue Poporul Suveran, avec Cezar Bolliac, Nicolae Bălcescu et Dimitrie Bolintineanu, il eut néanmoins beaucoup de mal à échapper après 1848 au zèle contre-révolutionnaire. Une fois cette période passée, il enchaîna cependant les fonctions officielles : directeur des archives de l'État, secrétaire du Sénat, directeur de l'équivalent de l'Assistance publique, et même ministre intérimaire des Cultes. Il fut très satisfait de l'Union des principautés roumaines de 1859, pour laquelle il avait lancé une vaste campagne littéraire. Son écriture connut aussi une forme d'apogée avec la publication d'un nouveau volume en 1846, où il abordait les genres épistolaire et satirique, ainsi que la publication, en particulier de ses fables, dans Album ştiinţific şi literar ou même România literară, la revue de Vasile Alecsandri.

Une fin de vie difficile

Le , Grigore Alexandrescu se maria avec Raluca Stamatin, à Focșani. Quelques jours après les noces, il fut atteint d'une maladie mentale incurable que certains dirent même causée par un empoisonnement[5] à la belladone. Certains ont accusé une femme de Bucarest qu'il aurait trahie, Mariţa Berlescu. Elle aurait envoyé comme cadeau de noces un pot de confiture, qui aurait été empoisonnée. Ces hypothèses n'ont toutefois jamais été confirmées. Ses activités littéraires ne furent plus que sporadiques et de l'avis général on ne retrouva jamais l'Alexandrescu d'avant. Il traduisit par exemple pour sa fille Anghelina, née en 1863, les contes bleus de Laboulaye. Il traduisit et fit publier également quelques chants de Jérusalem libérée du Tasse, en 1882. En 1864 lui fut attribuée une rente viagère pour service de l'État. Il mourut et fut enterré pauvrement. Ion Ghica, un des rares présents dans le cortège funèbre, déplora le manque de reconnaissance des hommes.

Influence et place dans la littérature roumaine

Œuvres

Notes et références

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