Griselles (Loiret)

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Griselles
Griselles (Loiret)
La place du village en 2013.
Blason de Griselles
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loiret
Arrondissement Montargis
Intercommunalité Communauté de communes des Quatre Vallées
Maire
Mandat
Claude Madec-Cleï
2020-2026
Code postal 45210
Code commune 45161
Démographie
Gentilé Grisellois[1]
Population
municipale
826 hab. (2023 en évolution de +4,29 % par rapport à 2017)
Densité 27 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 04′ 46″ nord, 2° 49′ 46″ est
Altitude Min. 87 m
Max. 107 m
Superficie 30,32 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Courtenay
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Griselles
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Griselles
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Griselles
Liens
Site web griselles.fr

Griselles est une commune française située dans le département du Loiret en région Centre-Val de Loire.

Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par la Cléry et divers autres petits cours d'eau. La commune possède une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Griselles est une commune rurale qui compte 826 habitants en 2023, après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1975.

Le patrimoine architectural de la commune comprend deux immeubles protégés au titre des monuments historiques. Le Pont du Gril de Corbelin, construit au XVe siècle, est inscrit en 1929. Le Moulin Tosset, un moulin à eau avec mécanisme et roue à augets, est inscrit en 1991 (parties anciennes ; mécanisme).

Localisation et communes limitrophes

Carte de la commune de Griselles (Loiret) et des communes limitrophes

La commune de Griselles se trouve dans le quadrant nord-est du département du Loiret, dans la région agricole du Gâtinais pauvre[2]. À vol d'oiseau, elle se situe à 71,3 km d'Orléans[3], préfecture du département, à 10,9 km de Montargis[4], sous-préfecture, et à 3,2 km de Ferrières-en-Gâtinais, ancien chef-lieu du canton dont dépendait la commune avant . La commune fait partie du bassin de vie de Ferrières-en-Gâtinais[5].

Les communes les plus proches sont : Ferrières-en-Gâtinais (3,2 km), Fontenay-sur-Loing (4,9 km), La Selle-sur-le-Bied (5,3 km), Paucourt (5,6 km), Louzouer (6,2 km), Nargis (6,4 km), Chevannes (6,6 km), La Chapelle-Saint-Sépulcre (km), Pers-en-Gâtinais (7,1 km) et Saint-Loup-de-Gonois (7,3 km)[6].

Lieux-dits et écarts

Griselles et ses hameaux.

Au nord du centre-bourg : la Grande Ronce, la Petite Ronce, la Sauvagerie, les Chêneaux, les Beaucerons, les Fourneaux, Beaumarchais ;
à proximité du centre-bourg : les Joncs, les Chassins, la Maison Rouge, le Framage, le Chesnoy, la Boismiletterie, Corbelin, le Moulin des Aulnes, Courvilaine, Beaujarderie, le Liard, la Pente des Renards ;
au sud du centre-bourg : Bois le Roi (qui est le plus grand des hameaux après le centre-bourg), Champ donné, les Mancelles.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[7]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[8]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[9] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[10]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[11],[12].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 707 mm, avec 11,1 jours de précipitations en janvier et 7,3 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Amilly à 12 km à vol d'oiseau[13], est de 11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 642,8 mm[14],[15]. La température maximale relevée sur cette station est de 42,1 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −22 °C, atteinte le [Note 1].

Géologie et relief

Géologie

La commune se situe dans le sud du Bassin parisien, le plus grand des trois bassins sédimentaires français. Cette vaste dépression, occupée dans le passé par des mers peu profondes et des lacs, a été comblée, au fur et à mesure que son socle s’affaissait, par des sables et des argiles, issus de l’érosion des reliefs alentours, ainsi que des calcaires d’origine biologique, formant ainsi une succession de couches géologiques[16].

Les couches affleurantes sur le territoire communal sont constituées de formations superficielles du Quaternaire et de roches sédimentaires datant du Cénozoïque, l'ère géologique la plus récente sur l'échelle des temps géologiques, débutant il y a 66 millions d'années, et du Mésozoïque, anciennement appelé Ère secondaire, qui s'étend de −252,2 à −66,0 Ma. La formation la plus ancienne est de la craie blanche à silex remontant à la période Crétacé. La formation la plus récente est des alluvions récentes des lits mineurs remontant à l’époque Holocène de la période Quaternaire. Le descriptif de ces couches est détaillé dans les feuilles « n°329 - Château-Landon » et « n°330 - Chéroy » de la carte géologique au 1/50 000ème du département du Loiret[17],[18] et leurs notices associées[19],[20].

Carte géologique de la commune.
Ère Période Époque Formations géologiques
Cénozoïque
(0 - 66.0)
Quaternaire
(0 - 2.58)
Holocène
Fz  :alluvions récentes des lits mineurs, Holocène
FxSFxSFxS
Pléistocène
qOE  :Limons et Loess, Quaternaire
FxSFxSFxS
Néogène
(2.58 - 23.03)
Pliocène  non présent
Miocène  non présent
Paléogène
(23.03 - 66.0)
Oligocène  non présent
Éocène
e7-g1CBr  :calcaires de Gien et de Briare, Éocène supérieur à Oligocène
e4PN  :poudingue de Nemours, Paléocène-Éocène inférieur
e4A  :argile à faciès sparnacien, Paléocène-Éocène inférieur
FxSFxSFxS
Paléocène
e1-4Rc  :complexe argilo-sableux à silex = argiles à silex, Paléocène-Éocène inférieur
FxSFxSFxS
Mésozoïque
(66.0 - 252.17)
Crétacé
(66.0 - ≃145.0)
c5Cr  :craie blanche à silex, Campanien
c4Cr  :craie blanche à silex, Santonien
FxSFxSFxS

Relief

La Cléry.

Le territoire de la commune est situé sur un plateau qui s'incline légèrement vers l'ouest et la vallée du Loing.

Le point le plus haut est situé à 133 m d'altitude près de Mancelles ; l'altitude du bourg est de 108 m, le point le plus bas à 86 m d'altitude, à l'endroit où la Cléry dans la commune voisine de Ferrières-en-Gâtinais[21].

La superficie cadastrale de la commune publiée par l’Insee, qui sert de références dans toutes les statistiques, est de 30,32 km2[22],[Note 2]. La superficie géographique, issue de la BD Topo, composante du Référentiel à grande échelle produit par l'IGN, est quant à elle de 30,11 km2[18]. Son relief est relativement plat puisque la dénivelée maximale atteint 20 mètres. L'altitude du territoire varie entre 87 m et 107 m[25].

Hydrographie

La commune est traversée par une seule rivière la Cléry. Celle-ci prend sa source dans le département limitrophe de l'Yonne, sous le nom de Clairis, puis coule sous le nom de Bied près de La Selle-sur-le-Bied, et enfin se nomme Cléry à Griselles.

Urbanisme

Typologie

Au , Griselles est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[26]. Elle est située hors unité urbaine[27] et hors attraction des villes[28],[29].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (54,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (56,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (49,5 %), forêts (43,8 %), zones agricoles hétérogènes (5,4 %), zones urbanisées (1,2 %)[30].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Voies de communication et transports

Réseau routier principal de la commune de Griselles (avec indication du trafic routier 2014).

Risques naturels et technologiques

La commune de Griselles est vulnérable à différents aléas naturels : climatiques (hiver exceptionnel ou canicule), mouvements de terrains ou sismique (sismicité très faible). Elle est également exposée à un risque technologique : le risque de transport de matières dangereuses[31]. Entre 1989 et 2019, cinq arrêtés ministériels ayant porté reconnaissance de catastrophe naturelle ont été pris pour le territoire de la commune : trois pour des inondations et coulées de boues et deux pour des mouvements de terrains[32].

Risques naturels

Le territoire de la commune peut être concerné par un risque d'effondrement de cavités souterraines non connues. Une cartographie départementale de l'inventaire des cavités souterraines et des désordres de surface a été réalisée. Il a été recensé sur la commune plusieurs effondrements de cavités[33].

Par ailleurs, le sol du territoire communal peut faire l'objet de mouvements de terrain liés à la sécheresse. Le phénomène de retrait-gonflement des argiles est la conséquence d'un changement d'humidité des sols argileux. Les argiles sont capables de fixer l'eau disponible mais aussi de la perdre en se rétractant en cas de sécheresse[34]. Ce phénomène peut provoquer des dégâts très importants sur les constructions (fissures, déformations des ouvertures) pouvant rendre inhabitables certains locaux. Celui-ci a particulièrement affecté le Loiret après la canicule de l'été 2003. Une grande partie du territoire de la commune est soumise à un aléa « moyen » face à ce risque, selon l'échelle définie par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM)[35].

Depuis le , la France dispose d’un nouveau zonage sismique divisant le territoire national en cinq zones de sismicité croissante[36]. La commune, à l’instar de l’ensemble du département, est concernée par un risque très faible[32].

Risques technologiques

La commune est exposée au risque de transport de matières dangereuses, en raison du passage sur son territoire d'une canalisation de gaz[37] et d'un itinéraire routier structurant supportant un fort trafic (l'autoroute A19)[31],[38].

Toponymie

Attesté sous la forme latinisée de Eglisolis en 1251[39].

Il s'agit d'un dérivé en -eolas du terme ecclesia qui a donné église[39]. Le suffixe -eola a subi l'attraction du suffixe -ella et /l/ est passé à /r/ comme souvent en français. Sa signification exacte est mal éclaircie « petite église » [?][40].

Homonymie avec Griselles (Côte D'Or), Glisolles (Eure), Grisolles (Aisne), etc.

Histoire

Le hameau de Bois-le-Roi a été établi sur un grand domaine en 1068 lors de l'annexion par Philippe Ier du Gâtinais au domaine royal. Il existe alors trois domaines, ceux des Pagani, des Villani, et des Vituli. Après le Paganus de 1068, on trouve un Paganus Puer en 1138, puis en 1202 un Paganus de la Bolle Regis, un Godeffroy de Bois-le-Roi en 1272, et enfin en 1319 un Jean de Bois-le-Roi dont la veuve est Amelone de la Motte. Devant cette modification du nom de Paganus en Bois-le-Roi, signalons que c'est à Griselles qu'apparaît le nom de Bois-le-Roi en 1138 quand le roi Louis VII construit le château royal à côté des Payens et non avec le nom de Bois-le-Roi, en forêt de Fontainebleau, qui n'apparaît qu'en 1163.[réf. nécessaire]

La partie sud du territoire de la commune dépendait directement du roi.

En 1127, Louis XI fit don aux moines de l'abbaye de Ferrières du fief de Courvilaine.

À cette époque, il y avait quatre châteaux forts, aujourd'hui détruits. Tous ces châteaux furent très endommagés à la guerre de Cent Ans et notamment en 1358 lors du passage du brigand anglais Robert Knowles qui cantonnait avec ses troupes dans la région. Ils souffrirent également du passage des troupes de Condé, qui se livrèrent au pillage successivement en 1568 et 1569.[réf. nécessaire]

Politique et administration

Découpage territorial

Bloc communal : Commune et intercommunalités

La paroisse de Griselles acquiert le statut de municipalité avec le décret du de l'Assemblée nationale[41] puis celui de « commune », au sens de l'administration territoriale actuelle, par le décret de la Convention nationale du 10 brumaire an II ()[42]. Il faut toutefois attendre la loi du sur l'organisation municipale pour qu'un régime juridique uniforme soit défini pour toutes les communes de France, point de départ de l’affirmation progressive des communes face au pouvoir central[43].

Aucun événement de restructuration majeure du territoire, de type suppression, cession ou réception de territoire, n'a affecté la commune depuis sa création[44].

Localisation de la commune de Griselles dans la communauté de communes des Quatre Vallées.

La commune est membre de la communauté de communes des Quatre Vallées depuis sa création le . Cette intercommunalité succède au SIVOM de Ferrières-en-Gâtinais, créé en , et au SIVOM de Corbeilles.

La loi du pour l'accès au logement et un urbanisme rénové, dite loi ALUR, fait évoluer de manière significative les compétences en matière d'urbanisme, dont certaines sont transférées de la commune à la communauté de communes[45].

La loi du portant nouvelle organisation territoriale de la République (dite loi NOTRe), visant une réduction du nombre d'intercommunalités en France, fait passer de 5 000 à 15 000 habitants, sauf exceptions, le seuil démographique minimal pour constituer une communauté de communes et a un impact sur les périmètres des intercommunalités du département du Loiret dont le nombre passe de 28 à 16. Mais la communauté de communes des Quatre Vallées ne voit pas son périmètre changer[46] et la commune de Griselles en reste donc membre. Cette loi a toutefois un impact sur ses compétences avec l'attribution par exemple de la gestion des milieux aquatiques et de la prévention des inondations à partir du [47].

Circonscriptions de rattachement

Sous l'Ancien Régime, à la veille des États généraux de 1789, la paroisse de Griselles était rattachée sur le plan ecclésiastique de l'ancien diocèse de Sens[48] et sur le plan judiciaire au bailliage de Montargis[49].

La loi du divise le pays en 83 départements découpés chacun en six à neuf districts eux-mêmes découpés en cantons regroupant des communes. Les districts, tout comme les départements, sont le siège d’une administration d’État et constituent à ce titre des circonscriptions administratives. La commune de Griselles est alors incluse dans le canton de La Selle-sur-le-Bied, le district de Montargis et le département du Loiret[50].

La recherche d’un équilibre entre la volonté d’organiser une administration dont les cadres permettent l’exécution et le contrôle des lois d’une part, et la volonté d’accorder une certaine autonomie aux collectivités de base (paroisses, bourgs, villes) d’autre part, s’étale de 1789 à 1838[51]. Les découpages territoriaux évoluent ensuite au gré des réformes visant à décentraliser ou recentraliser l'action de l'État. La régionalisation fonctionnelle des services de l'État (1945-1971) aboutit à la création de régions[52]. L'acte I de la décentralisation de 1982-1983 constitue une étape importante en donnant l'autonomie aux collectivités territoriales, régions, départements et communes[53]. L'acte II intervient en 2003-2006[54], puis l'acte III en 2012-2015.

Le tableau suivant présente les rattachements, au niveau infra-départemental, de la commune de Griselles aux différentes circonscriptions administratives et électorales ainsi que l'historique de l'évolution de leurs territoires.

Circonscription Nom Période Type Évolution du découpage territorial
DistrictMontargis1790-1795AdministrativeLa commune est rattachée au district de Montargis de 1790 à 1795[44],[50]. La Constitution du 5 fructidor an III, appliquée à partir de vendémiaire an IV (1795) supprime les districts, rouages administratifs liés à la Terreur, mais maintient les cantons qui acquièrent dès lors plus d'importance[55].
CantonLa Selle sur le Bied1790-1801Administrative et électoraleLe , la municipalité de Griselles est rattachée au canton de La Selle sur le Bied[56]. Les cantons acquièrent une fonction administrative avec la disparition des districts en 1795.
Ferrières1801-2015Sous le Consulat, un redécoupage territorial visant à réduire le nombre de justices de paix ramène le nombre de cantons dans le Loiret de 59 à 31[57]. Griselles est alors rattachée par arrêté du 9 vendémiaire an X () au canton de Ferrières[58],[44], qui devient canton de Ferrières-en-Gâtinais en 2001[56].
Courtenay2015-ÉlectoraleLa loi du [59] et ses décrets d'application publiés en février et [60] introduisent un nouveau découpage territorial pour les élections départementales. La commune est alors rattachée au nouveau canton de Courtenay[60]. Depuis cette réforme, plus aucun service de l'État n'exerce sa compétence sur un territoire s'appuyant sur le nouveau découpage cantonal. Le canton a disparu en tant que circonscription administrative de l'État ; il est désormais uniquement une circonscription électorale dédiée à l'élection d'un binôme de conseillers départementaux siégeant au conseil départemental[61].
ArrondissementMontargis1801-AdministrativeGriselles est rattachée à l'arrondissement de Montargis depuis sa création en 1801[44],[58].
Circonscription législative4e circonscription2010-ÉlectoraleLors du découpage législatif de 1986, le nombre de circonscriptions législatives passe dans le Loiret de 4 à 5. Un nouveau redécoupage intervient en 2010 avec la loi du . En attribuant un siège de député « par tranche » de 125 000 habitants, le nombre de circonscriptions par département varie désormais de 1 à 21[62],[63]. Dans le Loiret, le nombre de circonscriptions passe de cinq à six[64]. Griselles, initialement rattachée à la cinquième circonscription, est, après 2010, rattachée à la quatrième circonscription[65].

Collectivités de rattachement

La commune de Griselles est rattachée au département du Loiret et à la région Centre-Val de Loire[66], à la fois circonscriptions administratives de l'État et collectivités territoriales.

Politique et administration municipales

Conseil municipal et maire

La mairie.

Depuis les élections municipales de 2014, le conseil municipal de Griselles, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin majoritaire plurinominal à deux tours, les électeurs pouvant modifier les listes, panacher, ajouter ou supprimer des candidats sans que le vote soit nul[67], pour un mandat de six ans renouvelable[68]. Il est composé de 15 membres[69]. L'exécutif communal, est constitué par le maire, élu par le conseil municipal, parmi ses membres, pour un mandat de six ans, c'est-à-dire pour la durée du mandat du conseil.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1915   Jules Huguet    
1818   François-Joseph Laplace    
1848 1860? Joseph de Villeneuve-Bargemon    
1863 1866 Charles-Ernest Comte De Brosses   Magistrat puis propriétaire
Conseiller général du canton de Ferrières
1871 1876 François Besnault    
1876 1878 Charles Deroin    
1878 1884 Pierre Lebert    
1884 1891 Édouard Lamotte    
1899 1902 Alphonse Drouet    
1902 1910 Calixte Gabanelle    
1910 1921 René De Reviers    
1921 1924 Ernest Pichon    
1924 1926 Maurice Lefevre    
1926 1945 Désiré Lebert    
1945 1958 Louis Noret    
1958 1972 Jean Daveau   agriculteur
1972 1984 Maurice Bougrat    
1984 1995 Pierre Maisons   agriculteur
1995 2010 Jean-François Lepetit   avocat
2010 2020 Gérard Guidat    
2020 en cours Claude Madec-Cleï    

Économie

Griselles, commune céréalière.

La principale activité du village est l'agriculture céréalière.

Équipements et services

Environnement

Gestion des déchets

En 2016, la commune est membre du syndicat mixte de ramassage et de traitement des ordures ménagères (SMIRTOM) de Montargis, créé en 1968. Celui-ci assure la collecte et le traitement des ordures ménagères résiduelles[Note 3], des emballages ménagers recyclables et des encombrants en porte à porte et du verre en points d’apport volontaire[70]. Un réseau de trois déchèteries accueille les encombrants et autres déchets spécifiques (déchets verts, déchets dangereux, gravats, ferraille, cartons…). La déchèterie la plus proche est située sur la commune de Corquilleroy[71]. Le SMIRTOM de Montargis procède également à l'élimination et la valorisation énergétique des déchets ménagers et de ceux issus de la collecte sélective dans l'unité d'Amilly, construite en 1969. Une convention de délégation du service public de traitement a été conclue en 2013 avec la société Novergie Centre, filiale énergie du Groupe Suez pour la valorisation énergétique des déchets[72].

Depuis le , la « gestion des déchets ménagers » ne fait plus partie des compétences de la commune mais est une compétence obligatoire de la communauté de communes des Quatre Vallées en application de la loi NOTRe du [73].

Production et distribution d'eau

Le service public d’eau potable est une compétence obligatoire des communes depuis l’adoption de la loi du 30 décembre 2006 sur l’eau et les milieux aquatiques[74]. Au , la production et la distribution de l'eau potable sur le territoire communal sont assurées par le syndicat des eaux de la Cléry et du Betz, un syndicat créé en 2013 desservant quinze communes : Bazoches-sur-le-Betz, Le Bignon-Mirabeau, Chantecoq, La Chapelle-Saint-Sépulcre, Chevannes, Chevry-sous-le-Bignon, Chuelles, Courtemaux, Ervauville, Foucherolles, Griselles, Louzouer, Mérinville, Pers-en-Gâtinais, Rosoy-le-Vieil, Saint-Hilaire-les-Andrésis, Saint-Loup-de-Gonois, La Selle-en-Hermoy, La Selle-sur-le-Bied et Thorailles[75],[76],[77]. La loi NOTRe du 7 août 2015 prévoit que le transfert des compétences « eau et assainissement » vers les communautés de communes sera obligatoire à compter du . Le transfert d’une compétence entraîne de facto la mise à disposition gratuite de plein droit des biens, équipements et services publics utilisés, à la date du transfert, pour l'exercice de ces compétences et la substitution de la communauté dans les droits et obligations des communes[78],[79].

Assainissement

L’assainissement non collectif (ANC) désigne les installations individuelles de traitement des eaux domestiques qui ne sont pas desservies par un réseau public de collecte des eaux usées et qui doivent en conséquence traiter elles-mêmes leurs eaux usées avant de les rejeter dans le milieu naturel[80]. En 2017, la communauté de communes des Quatre Vallées assure le service public d'assainissement non collectif (SPANC), qui a pour mission de vérifier la bonne exécution des travaux de réalisation et de réhabilitation, ainsi que le bon fonctionnement et l’entretien des installations[81],[82].

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[83]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[84].

En 2023, la commune comptait 826 habitants[Note 4], en évolution de +4,29 % par rapport à 2017 (Loiret : +1,94 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
536463542582677710802843894
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
897903897933921853825810757
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
686716671561561562554541519
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
464420392481532620747783800
2018 2023 - - - - - - -
786826-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[85] puis Insee à partir de 2006[86].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Notes et références

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