Groupe Hervé
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| Groupe Hervé | |
| Création | 24 janvier 1972 |
|---|---|
| Fondateurs | Michel Hervé |
| Forme juridique | Société par actions simplifiée[1] |
| Siège social | Joué-lès-Tours |
| Direction | Emmanuel Hervé, Président du Directoire |
| Activité | Travaux d'installation d'équipements thermiques et de climatisation (d)[1] |
| Effectif | 4100 salariés (2024) |
| SIREN | 627220049 |
| Site web | Site du groupe |
| Chiffre d'affaires | 750 000 000 € en 2024 |
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Le Groupe Hervé est un groupe français d'environ 3 800 salariés spécialisé dans l'installation, la maintenance et le conseil d'outils de gestion de l'énergie dans le BTP. Il est implanté dans 65 villes en France, en Suisse, en Belgique et au Luxembourg, ainsi qu'au Maroc et dans l’océan Indien[réf. nécessaire]. Le groupe s'est constitué autour de l’entreprise historique Hervé Thermique.
Présenté fréquemment comme un modèle d'entreprise libérée, le Groupe Hervé est connu pour son organisation alternative, sans chef et sans ordres. Mais selon France Culture et la Cellule investigation de Radio France « cette philosophie originale a aussi épuisé certains salariés et conduit les dirigeants du groupe à les classer en "dauphins", "moutons" et "renards" », ce que dément le groupe.
En 1972, Michel Hervé fonde une PME, la société Hervé Thermique, à Parthenay dans les Deux-Sèvres (aujourd’hui en région Nouvelle-Aquitaine)[2].
Des structures intègrent le groupe, telles que ONEX en 1980 et Tôlerie Industrielle en 1981. La holding Financière Hervé est créée en 1997 ; Hervé Thermique devient la principale filiale du groupe, dont l’effectif est alors de 1 000 personnes. Hervé Thermique déplace son siège social à Joué-lès-Tours. Le département informatique de la société intègre iMDEO, filiale du Groupe.
Le développement se poursuit avec l’intégration du groupe suisse Alvazzi Groupe en 2007. Son effectif atteint alors 2 000 personnes. En 2008, le Groupe intègre Chouteau Atlantique, SN-Hydro & SMCT et crée la société BSE.
En 2009, Emmanuel Hervé est nommé président du directoire ; Michel Hervé devient président du conseil de surveillance.
Le groupe acquiert ou crée Alerteo & Hervé Maroc en 2011 ; Guard’s Conseil Formation en 2012 ; Billon en 2013 ; Actem’ Otel en 2014 ; le groupe belge Pelzer Group en 2016 ; Hervé Concept & Design en 2018 ; Eddy Buchard S.A (Suisse) en 2019 ; Your Service Pro LTD (île Maurice) en 2020 ; et Effet d'O en 2022.
Modèle organisationnel et managérial
Le fondateur du Groupe Michel Hervé indique que son approche est inspirée par les notions d'économie contributive et de création collaborative. Chaque collaborateur peut être "intraentrepreneur" en s'impliquant dans le collectif. Les salariés sont ainsi réunis régulièrement en petit groupe pour réfléchir, s'exprimer librement, se confronter sur des sujets stratégiques et choisissent leur leader parmi leurs membres[3].
Chaque équipe de production, constituée de dix à vingt personnes, est encadrée par le « manager », qui portera les décisions de l'équipe au niveau hiérarchique supérieur et cherchera à les harmoniser avec celles des autres équipes. Les dirigeants affirment que le manager est choisi à la fois par les membres de l'équipe, les collègues de même niveau et la direction. Michel Hervé dit ainsi mener depuis plus de 40 ans une expérience de « démocratie concertative et représentative »[4].
Le management pratiqué n'est pas qualifié de participatif, mais de « concertatif » par le fondateur du groupe[5] qui affirme que : « chaque salarié est considéré comme un intra-entrepreneur, et les décisions sont prises collectivement au niveau d’une unité de quinze personnes lors d’une réunion mensuelle (…). Les équipes se fixent leurs propres objectifs[6]. »
Le Groupe Hervé servirait de modèle auprès d'autres entreprises pour son management qualifié de concertatif, consistant à impliquer les personnels dans les décisions[7].
Selon le journal Les Échos, le fait que l'entreprise soit bâtie sur la confiance et l'autonomie des équipes avec une valorisation des résultats collectifs et non individuels lui a permis de traverser la première phase de crise sanitaire de 2020 avec seulement 3 % de chômage partiel alors que le secteur du BTP « se situait plutôt autour de 90 % »[8].

