Grégoire Akindynos

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Grégoire Akindynos
Biographie
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Activités

Grégoire Akindynos (né vers 1300 à Prilep et mort en 1348)[1] fut un théologien byzantin célèbre pour son implication dans la querelle hésychaste du XIVe siècle. D'origine modeste, il parvient à suivre une éducation auprès des grands intellectuels de l'Empire byzantin, jusqu'à devenir proche de Barlaam de Calabre et de Grégoire Palamas[1]. Il prend le parti de ce dernier lors de la controverse qui oppose les deux théologiens, avant de finalement s'opposer à lui, et se retrouve mêlé à la guerre civile qui éclate en 1341[1]. L'usurpateur Jean Cantacuzène et ses partisans, ayant pris le pouvoir, chassent Grégoire Akindynos qui meurt en exil peu après le concile de 1347[1]. Malgré sa disgrâce et la damnatio memoriae imposée par ses opposants, Grégoire Akindynos est aujourd'hui reconnu comme l'un des plus grands théologiens orthodoxes de la fin de l'Empire byzantin, et son œuvre abondante fait encore l'objet d'études et de traductions[2].[non neutre]

Jeunesse et éducation

Beaucoup d'informations sur la vie de Grégoire Akindynos sont sujettes à controverses. En effet, la fiabilité des écrits laissés par ses opposants étant remise en cause, les historiens n'ont que peu de sources pour retracer la vie du personnage.[non neutre] Les renseignements les plus complets et à jour sur la vie du théologien, hors ouvrages de langue grecque, se trouvent dans les introductions des ouvrages d'Angela Constantinides Hero et de Juan Nadal Cañellas[3].

Sa date de naissance est inconnue, mais serait située autour de l'an 1300. Originaire de Prilep, Grégoire était issu d'une famille de paysans, probablement byzantins, mais présentée comme bulgare par ses adversaires. Il commence une éducation littéraire à Pélagonie, qu'il poursuit à Thessalonique où il se fait remarquer pour ses qualités intellectuelles. Il y est formé par le philologue Thomas Magistros, l'archidiacre Bryennios, ainsi que par un autre maître au nom oublié. Après avoir brillamment terminé ses études, il devient précepteur auprès de familles nobles de la région de Véria, où il rencontre Grégoire Palamas dans les années 1326-1331.

Ascension

Ce dernier lui offrit un traité d'astronomie, et l'invita à le rejoindre dans un monastère du Mont Athos pour fuir l'insécurité de la région. Grégoire fut cependant refusé par les moines du Mont Athos pour des raisons incertaines. Il est même probable qu'il ait lui-même décider de ne pas y rester. De retour à Thessalonique il est remarqué par Grégoras, un érudit influent proche de l'empereur, et rencontre Barlaam de Calabre avec qui il se rapproche intellectuellement. Dès l'année 1336 il reçoit des lettres de Palamas – avec qui il semble être resté proche – qui dénoncent certaines positions de Baarlam, annonçant ainsi les prémices de la querelle qui allait opposer les deux théologiens. Dans ces premiers débats, Akindynos se pose en médiateur et tente d'éviter le conflit.

Querelles théologiques et guerre civile

Il quitte Thessalonique pour Constantinople, puis se rapproche du pouvoir impérial et du patriarcat. Il continue de mener une vie de pauvreté et de prière en habitant une « cellule hésychaste »[4]. On sait également qu'il eut plusieurs disciples, les plus importants étant Niphon et Ménas. C'est aussi à cette période qu'il se rapprocha de la princesse-religieuse Irène-Eulogie Choumnaia, devenant même son père spirituel et son protégé[5]. Les attaques de Baarlam contre Palamas et l'hésychasme reprenant de plus belle, Akindynos prend de plus en plus d'importance, et s'impose en conseiller et intermédiaire. Malgré quelques désaccords, il finit par se ranger du côté de son compatriote, Palamas, et défend l'hésychasme au synode de 1341, lorsque survient la mort de l'empereur Andronic III. Baarlam ayant perdu ses soutiens, Palamas décida de s'affranchir de l'autorité d'Akindynos[non neutre], qui entra bientôt en conflit avec lui. La tension atteint son paroxysme lors du second synode de la même année. La camp de Palamas alla jusqu'à réclamer la mort d'Akindynos, qui échappa de peu à l'assassinat. En parallèle, les intrigues de palais se poursuive à Byzance. Il s'ensuit une guerre civile de cinq ans entre la régente Anne de Savoie, soutenue par le patriarche, et Jean Cantacuzène. Le patriarche Kalékas, hostile à Palamas, excommunia ce dernier et décida de prendre Akindynos sous son aile, envisageant même de le nommer évêque. Sentant le vent tourner, la régente décida de prendre ses distances avec le patriarche Kalékas, et convoqua un synode pour le déposer et excommunier Akindynos. Quand Jean Cantacuzène fit son entrée victorieuse à Constantinople en 1347, il confirma cette décision.

Exil et fin de vie

Les troubles politiques et la victoire de Jean Cantacuzène entraînèrent l'exil de Grégoire Akindynos. Le nouvel empereur, qui avait pris le parti de Palamas, fit renouveler la hiérarchie ecclésiastique de l'Empire, puis nomma Palamas archevêque de Thessalonique, poste qu'il ne put occuper qu'en 1350 lorsque les habitants furent forcés de lui ouvrir leurs portes. Akindynos quant à lui mourut avant , quelques mois après avoir quitté Constantinople et rédigé son testament spirituel. Ses opposants ayant pris le pouvoir, ils poursuivirent leur campagne de dénigrement sans que le parti d'Akindynos ne puisse se défendre.

Rôle dans la querelle hésychaste

Œuvre

Annexes

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