Guillaume-Balthazar Cousin de Grainville

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Guillaume-Balthazar Cousin de Grainville
Image illustrative de l’article Guillaume-Balthazar Cousin de Grainville
Jean-François Peiré, Portrait de Guillaume-Balthazar Cousin de Grainville, ancien évêché de Rodez
Biographie
Naissance
Le Havre
Décès
Cahors
Évêque de l'Église catholique
Ordination épiscopale
Évêque de Cahors

Blason
.html (en) Notice sur catholic-hierarchy.org

Guillaume-Balthazar Cousin de Grainville, né le au Havre et mort à Cahors le , est un prélat français. Il est évêque de Cahors de 1802 à sa mort.

Prêtre de l'Ancien Régime

Guillaume-Balthazar Cousin de Grainville naît au Havre au sein d'une famille de la noblesse de robe. Il est le frère aîné de Jean-Baptiste Cousin de Grainville, prêtre et écrivain[1].

Il fait ses études à Paris, entre en 1768 au petit séminaire de Saint-Sulpice et obtient en 1770 une licence en théologie à l'Université de Paris. Il est ordonné prêtre et nommé chanoine, vicaire général et chancelier de l'Université de Montpellier[1].

Pendant la Révolution, il refuse de prêter serment à la constitution civile du clergé et se cache[1].

Évêque concordataire

En 1802, Étienne-Hubert de Cambacérès, promu archevêque de Rouen, choisit Cousin de Grainville, qu'il avait connu à Montpellier, comme vicaire général du diocèse de Rouen, mais cette nomination est refusée par Napoléon, parce que Cambacérès nomme trop de réfractaires. En compensation, Cousin de Grainville est nommé évêque de Cahors le [1],[2].

carte des diocèses en 1802
Les diocèses à la suite du Concordat. Le diocèse de Cahors, étendu, est suffragant de l'archevêché de Toulouse.

Pendant quelques années, son diocèse ne couvre pas seulement le Lot, mais aussi l'Aveyron (jusqu'en 1817) et presque tout l'actuel Tarn-et-Garonne (jusqu'à la création de ce département en 1808). À partir de 1803, il recrée le chapitre cathédral, fait des visites pastorales dans les paroisses de son diocèse et les réorganise. Il fonde à Cahors deux écoles tenues par des religieux, une de filles et une de garçons et d'autres écoles dans différentes localités de son diocèse. Il rétablit un grand séminaire à Cahors et un autre à Rodez[3].

Il n'assiste pas au sacre de Napoléon[1] mais proclame les bienfaits de l'Empire dans ses mandements[3]. Il est créé baron d'Empire le [4],[1] et participe au concile de 1811[1]. Il fait célébrer plusieurs Te Deum à diverses occasions : naissance de l'Empire, victoires, etc[3].

En 1814, lors la première Restauration, il se rallie à Louis XVIII[1] et affirme son attachement au nouveau roi. Puis, pendant, les Cent-Jours, il déclare publiquement son soutien à Napoléon. Pendant la seconde Restauration, de la même manière qu'il avait organisé sous l'Empire les différentes cérémonies religieuses de fidélité à Napoléon (Te Deum, Saint-Napoléon), il fait célébrer des services dédiés à Louis XVI, Marie-Antoinette, le duc de Berry, Louis XVIII, etc. Il remplace le catéchisme d'Empire par celui en usage sous l'Ancien Régime[3].

En , il crée un petit séminaire dans le Lot et un autre dans l'Aveyron. En 1818, il rétablit dans ses anciens locaux le grand séminaire de Cahors. En 1824, il favorise la création d'un couvent de carmélites à Cahors[3].

Il meurt en fonction, à Cahors, le [3],[1], d'une apoplexie et son inhumation a lieu le , dans une chapelle de la cathédrale de Cahors[3].

Distinction

Héraldique

Références

Voir aussi

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