Guillaume de Royn (Roin), mort vers 1301, est un évêque et prince de Grenoble, issu de la famille de Royn, de la toute fin du XIIIesiècle et au début du siècle suivant, sous le nom de Guillaume III.
L'abbé Louis Boisset (1973) mentionne en note de bas de page: «[Maignien] corrige les travaux antérieurs, tel Haureau, Gallia Christiana; [où] on confondait trois évêques se succédant et se nommant Guillaume», Guillaume II de Sassenage (1266- 1281/88), Guillaume III Royn (1281-1301/02) et Guillaume IV de Royn (1302-1337)[1]. Ce dernier est absent des catalogues anciens.
Origines
Guillaume de Royn (Guillelmus III de Roino[2],[3]) est issu d'une famille noble du Dauphiné, les Royn, selon l'abbé Louis Boisset (1973)[1]. La famille apparait sous la forme «Roin» dans l'Armorial de Dauphiné (1867)[4]. Son auteur indique qu'il s'agit d'une «Très-ancienne famille de Sassenage»[4].
Guillaume de Royn est élu évêque et prince de Grenoble vers 1281[6], prenant le nom de Guillaume III. Tant Edmond Maignien (1870) que le Regeste dauphinois (1914) indiquent que la première mention du prélat est une charte du , avec une année oscillant entre 1281/82[7].
L'historien Auguste Prudhomme, auteur d'une Histoire de Grenoble (1888), résume son épiscopat, qui durera une vingtaine d'années, ainsi «un pouvoir affermi et des domaines agrandi par son habile administration»[8]. L'évêque obtient des seigneurs de Briançon et de Bocsozel l'ensemble de leurs droits aux portes de Grenoble, c'est-à-dire sur les paroisses de Gières, Venon, Saint-Martin-d'Hère et Eybens, au cours de la période 1281 et 1288[6].
C'est au cours de son épiscopat que les Dominicains s'implantent dans la cité de Grenoble, obtenant plusieurs biens de l'évêque pour leur installation et leur croissance[6],[1].
Il est à l'origine de statuts, rédigés et promulgués en 1298[5],[9]. Guillaume IV les confirmera et les complètera en 1306[9].
Mort et succession
Guillaume de Royn meurt «vers la fin 1301, après un épiscopat de vingt ans», selon l'historien Prudhomme (1888)[8]. Ulysse Chevalier (1868) plaçait l'année de sa mort en 1302[3], tout comme Boisset (1973)[1].
Dans le Regeste dauphinois (1914), aucun acte ne mentionne la mort du prélat toutefois, son neveu et successeur, Guillaume IV de Royn[5],[9] l'est dans un acte du , où il est précisé «Guillaume, après sa consécration comme évêque de Grenoble»[10].
↑Jules Marion, «Cartulaires de l'église-cathédrale de Grenoble, dits Cartulaires de saint Hugues», Bibliothèque de l'École des chartes, vol.32, no1, , p.107, 421 (lire en ligne, consulté en ).
12Gustave de Rivoire de La Bâtie, Armorial de Dauphiné contenant les armoiries figurées de toutes les familles nobles et notables de cette province, accompagnées de notices généalogiques complétant les nobiliaires de Chorier et de Guy Allard, Lyon, Imprimerie Louis Perrin (réimpr.1969 (Allier - Grenoble)) (1reéd. 1867), 821p. (lire en ligne), p.633.
Ulysse Chevalier, Regeste dauphinois, ou Répertoire chronologique et analytique des documents imprimés et manuscrits relatifs à l'histoire du Dauphiné, des origines chrétiennes à l'année 1349, Impr. valentinoise, ..
Edmond Maignien, Notes historiques sur l'évêché de Grenoble de 1237 à 1338: Pierre II Equa, Pierre III, Pierre Falques, Guillaume II, Guillaume III de Royn, Guillaume IV de Royn, Grenoble, Imprimerie de Prudhomme, , 19p..