L'abbé Louis Boisset (1973) mentionne en note de bas de page: «[Maignien] corrige les travaux antérieurs, tel Haureau, Gallia Christiana; [où] on confondait trois évêques se succédant et se nommant Guillaume», Guillaume II de Sassenage (1266- 1281), Guillaume III de Royn (1281-1301/02) et Guillaume IV de Royn (1302-1337)[1]. Ce dernier est absent des catalogues anciens.
Le site Internet de la Foundation for Medieval Genealogy (FMG) qu'il serait le fils d'Aymar [V] de Sassenage, un cadet de la famille ne portant pas le titre de seigneur[5]. Cette information —Aimari de Cassanatico filius...Guillelmus— s'appuie notamment sur la Gallia Christiana (Tome XVI, col. 243)[5],[6]. Nicolas Chorier (1669) le donnait pour fils du baron Aymar [I] de Sassenage[7].
Épiscopat
Guillaume de Sassenage est élu évêque et prince de Grenoble, à la mort de Falcon (†)[3],[4]. Auguste Prudhomme mentionne que le «8 des calendes d'août, [il] était installé sur le siège de Grenoble»[4]. Le Regeste dauphinois (1913) indique une ordonnance de Guillaume en date du , faite à la Grande Chartreuse[8]. Le site Internet catholic-hierarchy.org donne une nomination le [9].
Il participe de la prospérité de la ville de Grenoble par une «libérale réglementation des foires»[4]. Ainsi à la suite d'une enquête auprès des marchands de la région, en accord avec le Dauphin, en , les deux princes établissent des statuts pour la foire de Grenoble[4],[10].
Le Dauphin Guigues VII meurt en 1269. Guillaume avait été désigné, tout comme les prévôts d'Oulx et de Saint-André de Grenoble, exécuteur testamentaire du Dauphin, en [11].
Mort et succession
La mort de Guillaume de Sassenage n'est pas précisément connue. Ainsi Ulysse Chevalier (1868) indiquait que la tradition plaçait sa mort le [3]. Toutefois quelques années plus tard, dans son Regeste dauphinois (1914), l'acte no12374 du 1281/82 mentionne son successeur Guillaume de Royn[12].
Le site Internet FMG retient pour année de son décès 1289[5]. Le site Internet catholic-hierarchy.org, tout en précisant que l'année reste incertain, la place en 1299[9]. Enfin, Bernard Bligny (1979) donne pour fin de son épiscopat 1302/1303[13].
Son successeur, Guillaume III monte sur le trône de Grenoble. L'année 1281 est retenue par l'abbé Louis Boisset, dans sa thèse dédiée à Un concile provincial au treizième siècle (1973)[1], tout comme Prudhomme (1888)[4].
↑ Jules Marion, «Cartulaires de l'église-cathédrale de Grenoble, dits Cartulaires de saint Hugues», Bibliothèque de l'École des chartes, vol.32, no1, , p.107, 421 (lire en ligne, consulté en ).
↑ Jean-Barthélemy Hauréau, «Episcopi Gratianopolitani», dans Denis de Sainte-Marthe, Barthélemy Hauréau, Gallia Christiana (vol.16), Typographia Regia, (lire en ligne), p.243-246
↑ Nicolas Chorier, Histoire généalogique de la maison de Sassenage: branche des anciens comtes de Lyon et de Forez, Grenoble, J. Nicolas, , 542p. (lire en ligne).
Ulysse Chevalier, Regeste dauphinois, ou Répertoire chronologique et analytique des documents imprimés et manuscrits relatifs à l'histoire du Dauphiné, des origines chrétiennes à l'année 1349, Impr. valentinoise, ..
Edmond Maignien, Notes historiques sur l'évêché de Grenoble de 1237 à 1338: Pierre II Equa, Pierre III, Pierre Falques, Guillaume II, Guillaume III de Royn, Guillaume IV de Royn, Grenoble, Imprimerie de Prudhomme, , 19p..