Gustave Adolphe Gerhardt
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Gustave Adolphe Gerhardt, né le à Strasbourg, et mort le à Paris, est un architecte français.
Fils de Charles Daniel Gerhardt, marchand de bois, et de Sophy Bley, il fait son premier stage d'architecture en chez Louis-Jules André[1]. Il est élève de l'école des Beaux-Arts de Paris (1861-1865), en ayant présenté pour le concours d'admission deux objets, une base de candélabre et un chauffoir public avec portique. Il est lauréat du prix de Rome en architecture en 1865[2], en ayant proposé comme sujet « Une hôtellerie pour voyageurs »[3]. Il est pensionnaire à la Villa Médicis à Rome du au [1].
Il est engagé volontaire durant le siège de Paris en 1870, et reçoit la médaille militaire. Né en Alsace, il opte pour la France le [4].
Il devient architecte des bâtiments civils en 1889 et professeur-chef d'atelier libre d'architecture à l'école des Beaux-arts (1881-1890)[1]. En 1881, il est architecte du Collège de France, puis en 1890, architecte du ministère de l'Instruction publique et des beaux-arts.
Son cabinet d'architecte est au no 21 boulevard des Batignolles à Paris 8e (1876-1878), puis à Paris 5e (1888-1921).
Vie privée
Il épouse le à Paris 9e Berthe Rose Amélie Leconte de Roujou (1849-1912)[5], fille du peintre Auguste-Louis-Gabriel Leconte de Roujou. Le couple a deux enfants, Marcel et Marguerite[6].
Veuf, il meurt le en son domicile du 3 rue Soufflot à Paris 5e [7].
Œuvres
- Restauration du Collège de France
- Continuation de la faculté des sciences de Clermont-Ferrand
- Bibliothèque Lafayette à Clermont-Ferrand inaugurée en 1905
- Institut Pasteur à Garches
- Projet de la faculté des sciences de Poitiers
- Construction de l'Institut de chimie de Montpellier
- Travaux d'installation des laboratoire et bibliothèque de la faculté de médecine de Paris
- (Avec Louis Ernest Barrias), monument à Maria Deraismes au square des Épinettes en 1898
- Salle de concert et de théâtre de l'Hôtel de Béhague (actuelle ambassade de Roumanie à Paris)[8]
- Construction d'hôtels particuliers privés, notamment pour le peintre Alphonse de Neuville, dans la rue du même nom[9], rue Ampère pour le peintre Ferdinand Heilbuth, à l'angle de l'avenue Gourgaud et du boulevard Berthier ou encore au 20 rue Legendre.