Rue Ampère

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17e arrt
Rue Ampère
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Rue Ampère, enfilade d'immeubles haussmanniens, vue de la place d'Israël.
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Situation
Arrondissement 17e
Quartier Plaine-de-Monceaux
Début Place du Nicaragua
Fin 119, boulevard Pereire
Morphologie
Longueur 600 m
Largeur 20 m
Historique
Création 30 novembre 1862
Dénomination 2 mars 1864
Géocodification
Ville de Paris 0291
DGI 0297
Géolocalisation sur la carte : Paris
(Voir situation sur carte : Paris)
Rue Ampère
Géolocalisation sur la carte : 17e arrondissement de Paris
(Voir situation sur carte : 17e arrondissement de Paris)
Rue Ampère
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La rue Ampère est une voie publique du 17e arrondissement de Paris, située dans le quartier de la plaine Monceau. Dans sa partie supérieure (no 30 et suivants), la rue présente une série remarquable d'hôtels particuliers construits dans les années 1880 dans le style éclectique alors en vogue, souvent dotés d'ateliers d'artiste. Un nombre considérable de peintres académiques y ont élu domicile à la fin du XIXe siècle.

La rue Ampère (17e arrondissement de Paris) relie la place du Nicaragua, à l'angle du boulevard Malesherbes et de la rue Jouffroy-d'Abbans, au boulevard Pereire. Elle est desservie par la ligne 3 du métro, à la station Wagram ou Pereire, ainsi que par la ligne C du RER (Gare de Pereire - Levallois).

Origine du nom

André-Marie Ampère.

La dénomination de la rue date de 1864, en l'honneur du mathématicien et philosophe français André-Marie Ampère (1775-1836).

Historique

Le secteur de la rue Ampère n'a été urbanisé qu'à partir des années 1860, sous le Second Empire, après l'annexion par la ville de Paris de l'ancienne commune de Batignolles-Monceaux qui donnera naissance au nouveau quartier de la Plaine Monceau. Les rues Ampère, Brémontier, Jouffroy, de Prony ont été ouvertes entre 1862 et 1866 par les frères Pereire lors du lotissement de la Plaine Monceau. Ce secteur, peu bâti, était alors surtout constitué de cultures maraîchères, d'entrepôts et de terrains vagues.

La rue a été ouverte en 1862 et a pris sa dénomination en 1864 mais les constructions ne commenceront qu'à partir de 1875 après la phase de bornage et d'expropriation des parcelles. La partie supérieure de la rue Ampère, située aujourd'hui entre la place d'Israël et le boulevard Pereire, faisait partie des terrains détenus directement par les frères Pereire. Les parcelles ont été vendues avec obligation de construire une maison bourgeoise dans les six mois, ce qui accéléra la construction de nombreux hôtels particulier entre 1878 et 1884[1],[2].

La Plaine Monceau est devenue entre 1875 et 1900 un nouveau quartier luxueux prisé à la fois par la bourgeoisie et les artistes en vogue. Le quartier s'est alors caractérisé par la construction de nombreux hôtels particuliers, construits dans le style éclectique en vogue à la fin du XIXe siècle. Leurs façades témoignent de la diversité des styles historicistes : beaucoup empruntent souvent au style gothique mais on y trouve aussi des constructions de styles néo-Renaissance, Louis XIII ou Régence. À côté de l'appareillage classique en pierre de taille, on note aussi un regain d'intérêt pour la brique, à nouveau digne d'être utilisée en façade.

De nombreux hôtels particuliers de la Plaine Monceau ont disparu mais la rue Ampère conserve l'une des séries les plus remarquables du quartier, sur le tronçon de la rue reliant la place d'Israël au boulevard Pereire. Les hôtels des nos 59, 61, 63 et 65 s'intègrent ainsi dans une suite cohérente d'hôtels et ateliers d'artiste de la même époque et bénéficient d'une protection patrimoniale dans le plan d'urbanisme de la ville de Paris. Le petit hôtel du no 68, avec une belle façade de style néogothique, est inscrit à l'inventaire des monuments historiques.

De nombreux hôtels particuliers de la rue sont dus à l'architecte Stephen Sauvestre (1857-1911) qui construisit pour de riches clients près d'une vingtaine d'hôtels dans le quartier de la Plaine Monceau. Collaborateur de Gustave Eiffel, on lui doit aussi la conception architecturale de la Tour Eiffel.

Le nouveau quartier de la Plaine Monceau attira à la fin du XIXe siècle nombre de peintres académiques, parmi les plus reconnus du moment. Ainsi, en 1883 un chroniqueur décrit "en parcourant la rue neuve dite Ampère", "les façades essentiellement artistiques puisqu'il s'agit d'ateliers de peintres modernes" et prend l'exemple d'un hôtel particulier typique, qui "sert de soubassement à un atelier largement vitré en façade et en toiture", "destiné à abriter un peintre vendant cher ses tableaux ou bien riche de son patrimoine"[3].

Parmi les nombreux peintres qui s'établirent rue Ampère, le plus réputé fut François Flameng (1856-1923), membre de l'Institut. Aussi célébré à l'époque qu'il est oublié aujourd'hui, François Flameng s'illustra comme peintre académique de scènes d'histoire puis plus tardivement comme portraitiste de renommée internationale. On lui doit de nombreux portraits de l'aristocratie européenne et russe ou de riches hommes d'affaires américains. La bonne société de la Belle-Époque se pressait alors dans l'atelier du maître au 61 de la rue Ampère.

Aux côtés de François Flameng, on recense une longue liste de peintres, académiques pour la plupart, qui résidèrent rue Ampère à la fin du XIXe siècle (cf. section ci-dessous : « bâtiments remarquables et lieux de mémoire ») : Marie-Auguste Flameng, Léon-François Comerre, Walter Gay, Marie Bashkirtseff, Étienne-Prosper Berne-Bellecour, Jules Machard, Eugène Lawrence Vail, Albert Dawant, Adolphe Hirsch, Ferdinand Heilbuth, Adolphe-Alexandre Lesrel, Adrien Moreau, Jacques Baugnies, Jean-Joseph Weerts, Frédéric Montenard.

Deux photographes contemporains installèrent également leur studio rue Ampère : Jean-Loup Sieff et Jean-Daniel Lorieux.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire

Références

Annexes

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