Gustave Servois
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Gustave Marie Joseph Servois |
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Société de l'histoire de Paris et de l'Île-de-France () Société d'iconographie parisienne (d) () Société de l’histoire de France |
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Gustave Marie Joseph Servois est un administrateur français, garde général puis directeur des Archives nationales, né à Paris le et mort dans la même ville le .
Gustave Servois est le fils de Jean-Pierre-Joseph-Victor Servois, propriétaire, et de Anne-Esther Narjot. Il entre à l'École des chartes, promotion 1854.
Il entre dans les services de l'État sous les auspices d'Adolphe Thiers et d'Eglé Rosalie Paulée, comtesse Duchâtel, le . Il a faire toute sa carrière dans l'administration, d'abord sous-préfet de Dreux en 1871, puis secrétaire général de la Haute-Garonne en 1872, préfet du Lot en , préfet de l'Aube en , préfet du Tarn en , préfet de la Sarthe en . Après les événements politiques de 1877 et les défaite des monarchistes contre les républicains, il demande sa mise en disponibilité qui est est acceptée en , avant d'être nommé préfet de l'Isère en après la chute du ministère Fourtou, préfet du Calvados en .
En 1879, il quitte le service préfectoral pour celui de l'inspection des services administratifs. Il fait d'abord partie du Service des archives départementales, communales et hospitalières du Ministère de l'Intérieur. Quand ce service est passé du Ministère de l'Intérieur à celui de l'Instruction publique, il est nommé inspecteur des Bibliothèques et des Archives par le décret du . Il entre dans les services des Archives nationales. Il est garde général des Archives nationales en 1888 en remplacement d'Alfred Maury avant que cette fonction prenne le titre de directeur des Archives nationales en 1897. Il a pris sa retraite en 1902 comme directeur honoraire des Archives nationales.
Il est directeur de la Correspondance littéraire fondée par Ludovic Lalanne en 1856, entre 1858 et 1863.
Il a publié des articles sur l'histoire médiévale mais a choisi d'abandonner ces sujets pour se consacrer à l'édition des œuvres de Jean de La Bruyère dans la collection des Grands écrivains de la France dont le premier volume a paru en 1865 et le dernier en 1881[1], puis à l'édition du Roman de la rose ou de Guillaume de Dôle pour la Société des anciens textes français paru en 1893. Ce texte qui était alors attribué à Guillaume de Dôle a été restitué à Jean Renart.
Au cours de son administration des Archives nationales a paru l’État sommaire par séries de documents conservés aux Archives nationales, en 1891, dont il a rédigé la préface.
Publications
- Notice et extraits du Recueil des miracles de Notre-Dame de Roc-Amadour, Bibliothèque de l'École des chartes, Paris, 1857, tome 18, I ― Notice, pp. 21-44 sur Persée, II ― Extraits, p. 228-245 sur Persée.
- Emprunts de saint Louis en Palestine et en Afrique, Bibliothèque de l'École des chartes, Paris, 1858, pp. 113-131 sur Persée, Appendice, pp. 283-293 sur Persée.
- Avec Auguste Kroeber (1830-1879, (BNF 10401496)), Fierabras ― Chanson de geste, d'après des manuscrits de Paris, Rome et Londres, chez F. Vieweg, Paris, 1860, disponible sur Internet Archive.
- Œuvres de La Bruyère. Nouvelle édition, revue sur les plus anciennes impressions et les autographes et augmentée de morceaux inédits, des variantes, de notices, de notes, d'un lexique des mots et locutions remarquables, Librairie de Louis Hachette et Cie, Paris, tome premier sur Internet Archive (1865), tome second sur Internet Archive (1865), tome troisième première partie sur Internet Archive (1878), tome troisième seconde partie sur Internet Archive (1878), (BNF 30705972).
- Le Roman de la rose ou de Guillaume de Dôle, d'après le manuscrit du Vatican., Librairie Firmin Didot et Cie, Paris, 1893, lire en ligne sur Gallica, disponible sur Internet Archive, (BNF 31196329).
- Avec Alfred Rébelliau, Les caractères, ou les Mœurs de ce siècle, édition scientifique du livre de La Bruyère, Librairie Hachette et Cie, Paris, 1895, lire en ligne sur Gallica, édition non datée sur Internet Archive, (BNF 30706156).
- Compte rendu de l'ouvrage d'Edmond Albe : « Les Miracles de Notre-Dame de Rocamadour au XIIe siècle », Bibliothèque de l'École des chartes, Paris, 1910, tome 71, p. 611-612 sur Persée.
Décorations
- Chevalier de la Légion d'honneur, en 1870,
- Officier de la Légion d'honneur, en 1897,
Commandeur de la Légion d'honneur (1921)[2].