Guy Le Coniac de La Longrays
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| Guy Le Coniac de La Longrays | |
| Naissance | à Brest |
|---|---|
| Décès | (à 81 ans) à Paris 8e |
| Allégeance | |
| Grade | Colonel |
| Années de service | 1939 – 1971 |
| Commandement | 3e RIMa |
| Conflits | Seconde Guerre mondiale |
| Faits d'armes | Chiaia ; bataille d'Alsace |
| Distinctions | Commandeur de la Légion d'honneurCompagnon de la LibérationCroix de guerre 1939-1945 |
| Liste des compagnons de la Libération | |
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Guy Le Coniac de La Longrays, né le à Brest, mort le à Paris 8e, est un officier français. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il rallie en 1941 les Forces françaises libres et combat avec la France libre lors de la guerre du Désert, de la campagne de Tunisie et de la campagne d'Italie, puis participe à la libération du territoire. Il est Compagnon de la Libération. Il devient colonel en 1965.
Début de la Seconde Guerre mondiale
Guy Le Coniac de La Longrays naît à Brest le [1]. Il est le fils d'un officier des troupes coloniales[1].
Lorsque éclate la Seconde Guerre mondiale en , Guy de La Longrays est en études préparatoires au concours d'entrée à Saint-Cyr[1]. Il interrompt alors ses études et s'engage pour la durée de la guerre[1]. Reçu à la formation d'officier à Saint-Maixent, il en sort en comme aspirant[1]. Il sert au 12e régiment de tirailleurs sénégalais[1]. Capturé par les Allemands, il est envoyé au camp de prisonniers de Rambervillers dans les Vosges. Il s'en évade le et rejoint l'Armée d'armistice[1].
Combats de la France libre
Affecté en Indochine, La Longrays arrive à Saïgon le . Il se cache alors, et part pour Hong-Kong où il rallie le les Forces françaises libres[1].
Il est envoyé pour la Syrie, où il intègre en le bataillon de marche n° 11, comme sous-lieutenant[1]. Il fait partie de la 1re division française libre, avec laquelle il effectue les diverses campagnes de la France libre, de la guerre du Désert à la campagne de Tunisie ; il est promu lieutenant en [1],[2].
La Longrays participe en 1944 à la campagne d'Italie, où il se fait particulièrement remarquer à l'attaque de Chiaia en dirigeant une contre-attaque pour dégager les tirailleurs[1]. Bien que la moitié de sa section soit mise hors de combat, il en maintient le moral en continue à la diriger dans cette campagne jusqu'en [1].
Libération du territoire
Il prend part en au débarquement de Provence, et participe notamment aux combats pour la libération de Toulon, puis plus tard à Belfort et à la bataille d'Alsace[1]. C'est là que début 1945, il parvient à résister à plusieurs contre-attaques ennemies du 9 au dans un poste très avancé et exposé, jusqu'à être blessé[1],[2].
Il combat à la fin de la guerre dans le massif de l'Authion, dans les Alpes[1]. Il est créé Compagnon de la Libération par le décret du [1].
Indochine, Afrique, Europe
La Longrays continue à servir après la Seconde Guerre mondiale. Il est envoyé en Indochine où, comme capitaine, il commande une compagnie du 43e régiment d'infanterie coloniale[1]. Il passe ensuite au Tonkin dans un groupement blindé[1]. Il suit en 1948 une formation d'état-major qu'il réussit, il est ensuite nommé en 1949 auprès du général de Larminat[1].
Il sert ensuite successivement au Mali comme commandant de compagnie saharienne motorisée de 1950 à 1953, en Europe dans la délégation française auprès de la Communauté européenne de défense, en Centrafrique, au Cameroun, en Algérie en 1959[1].
Lieutenant-colonel, il travaille de 1961 à 1963 à la direction du personnel à Paris, puis commande en second son ancien 43e RIC devenu le 43e régiment blindé d'infanterie de marine, en Allemagne, de 1963 à 1965. Promu colonel en 1965, il commande à Vannes le 3e régiment d'infanterie de marine[1],[3]. Il est ensuite le conseiller militaire de l'ambassade de France au Sénégal, puis suit à Paris les cours de l'Institut des hautes études de défense nationale et du Centre des hautes études militaires[1]. Il est en l'adjoint du général commandant à Versailles la 12e DM[1]. Il demande l'année suivante sa mise à la retraite et travaille ensuite jusqu'en 1982 dans le secteur privé[1],[4].
Guy Le Coniac de La Longrays meurt le à Paris dans le 8e arrondissement[1],[5]. Il est enterré à Saint-Pierre-Quiberon dans le Morbihan[4],[6].
Distinctions
Commandeur de la Légion d'honneur
Compagnon de la Libération par décret du [7]
Commandeur de l'ordre national du Mérite
Croix de guerre - (4 citations)
Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs (1 citation)
Médaille de la Résistance française par décret du [8]
Médaille des évadés
Médaille coloniale avec mentions « Libye », « Tunisie » ;
Silver Star Medal (États-Unis) ;
Officier de l'Étoile noire (Bénin).