Gyula Breyer

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Gyula Breyer
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Sport

Gyula Breyer, né le à Budapest, et mort le à Bratislava[1], était un joueur d'échecs hongrois.

Il fut, avec Richard Réti et Aaron Nimzowitsch, l'un des fondateurs de l'École hypermoderne[2].

En 1912, Breyer remporte le championnat d'échecs de Hongrie à Temesvár. En 1920, il termine premier dans un tournoi à Berlin, devant Bogoljubov, Tartacover, Réti, Maroczy et Tarrasch. Breyer avait un score positif contre Max Euwe (devenu plus tard champion du monde).

En 1921, Breyer établit un nouveau record de parties d'échecs en aveugle, en jouant 25 parties en même temps. Il a également édité Szellemi Sport, un magazine consacré aux problèmes d'échecs, et composé au moins une étude d'analyse rétrograde brillante.

Une maladie du cœur a coupé court à la prometteuse carrière d'échecs de Breyer. Il meurt en 1921 à Bratislava, à l'âge de 28 ans. Il est enterré à Bratislava et, après exhumation en 1987, inhumé dans le cimetière Kerepesi à Budapest.

Apports à la théorie

Dans la théorie échiquéenne, on retrouve plusieurs variantes d'ouvertures portant son nom.

Il est notamment l'auteur d'une variante de la partie espagnole, la variante Breyer : 1.e4 e5 2.Cf3 Cc6 3.Fb5 a6 4.Fa4 Cf6 5.0-0 Fe7 6.Te1 b5 7.Fb3 d6 8.c3 0-0 9.h3 Cb8, très souvent utilisée par le champion du monde Boris Spassky, et d'une autre variante dans le gambit du roi accepté : 1.e4 e5 2.f4 exf4 3.Df3.

Figure de proue de l'École hypermoderne

Breyer a déclaré : « After 1. e4, White's game is in its last throes » que l'on peut traduire par : « 1. e4 est le début de la désagrégation du camp blanc »[3]. Une autre traduction est : « Après 1. e4, les Blancs sont à l'agonie »[4]. Le raisonnement de Breyer est le suivant : le pion en e4 occupe classiquement le centre, mais ne contrôle pas la case où il se trouve et donne même une cible aux Noirs[5]. De fait, à part les ouvertures pratiquées lors de sa simultanée à l'aveugle de 1921, Breyer a surtout joué 1. d4 à la fin de sa vie. Quant-à l'École hypermoderne, elle a conduit à un intérêt accru pour les ouvertures qui refusent d'occuper prématurément le centre et préfèrent le contrôler par des pions ou des pièces, ou qui attaquent un centre adverse dont on a volontairement permis la constitution.

Ces idées, notamment sur la flexibilité de la position et la préparation de la rupture centrale, étaient en avance pour l'époque et ont influencé le développement du jeu positionnel et hypermoderne. Contrairement aux joueurs strictement positionnels de son époque, Breyer préconisait des plans impliquant, plutôt que des manœuvres directes, des replacements de pièces, comme son repli du Cavalier en b8 dans lavariante Breyer de la partie espagnole, coup apparemment paradoxal qui permet la préparation de la poussée ...d5.

Exemples de parties

Notes et références

Voir aussi

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