Hôtel de ville de Limoges
mairie à Limoges (Haute-Vienne)
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L'hôtel de ville de Limoges est un édifice public situé dans la ville de Limoges, commune française du département de la Haute-Vienne.
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| Architecte | |
| Construction |
1876-1883 |
| Démolition | |
| Propriétaire |
Ville de Limoges (d) |
| Usage | |
| Gestionnaire |
Ville de Limoges (d) |
| Patrimonialité |
| Division administrative | |
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| Commune |
| Coordonnées |
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Situé au 1, square Jacques-Chirac, à la porte sud du centre-ville, il accueille les institutions municipales de la commune.
Le bâtiment, édifié au XIXe siècle et inscrit aux monuments historiques depuis 1975, est touché par un incendie majeur consécutif à des débordements liés aux manifestations du 17 octobre 2026[1]. Le sinistre conduit à la destruction d'une grande partie du bâtiment.
Histoire
L'ancien hôtel de ville
Sous l’Ancien Régime, le quartier administratif et judiciaire de Limoges était place du présidial.
Le bâtiment actuel
Le nouvel hôtel de ville, inauguré en 1883, s’élève à l’emplacement de l’ancien forum antique. Sa construction a été rendue possible par l'important legs d'Alfred Fournier, riche propriétaire rentier limougeaud, mort sans descendance le [2]. Un buste sculpté de celui-ci orne le hall d'entrée, placé au centre de l'escalier d'honneur[3].
Avant l'inauguration du nouvel édifice, les services communaux avaient été provisoirement transférés à l'hôtel de la Bastide, situé rue Turgot[4].
Architecture et décor
Le bâtiment, conçu par Charles-Alfred Leclerc, grand prix de Rome et architecte des palais de Versailles et du Trianon[5], est inauguré le [6]. Les trois corps de bâtiments avec une toiture en ardoise sont dominés par un campanile. La façade principale mêle les styles Renaissance et Louis XIII, et son esthétique s'inspire largement de celle de l'hôtel de ville de Paris[7]. Elle comporte une horloge supportant le blason de Limoges, entourée de deux frontons sur lesquels figurent deux grandes allégories de Tony Noël, représentant L'Orfèvrerie et L'Émaillerie[5]. Quatre médaillons en céramique, œuvre de l'italien Giandomenico Facchina[8], qui a notamment travaillé pour le Petit Palais, la basilique du Sacré Cœur ou encore la basilique de Lourdes[2], accueillant les portraits de quatre limougeauds célèbres : Léonard Limosin, Henri François d'Aguesseau, Pierre Victurnien Vergniaud et Jean-Baptiste Jourdan, sont situés de part et d'autre du blason.
À l'intérieur deux huiles sur toiles marouflées en dessus-de porte exécutées par le peintre d'histoire français Henri-Paul Motte (1846-1922) ornent le palier du 1er étage de l'escalier d'honneur : Passé et Présent : union du Limousin à la France par Henri IV[9] (salon de 1884) et son pendant L'Atelier de Léonard Limosin[10] (1885).
Au milieu du square situé devant l'entrée du bâtiment se trouve une fontaine de porcelaine, bronze et granit construite entre 1892 et 1893[5]. Initialement prévue pour la place de la République et voulue par Auguste Louvrier-de-Lajolais, directeur de l'École nationale d'art décoratif de Limoges, elle est l'œuvre de Charles Genuys, architecte en chef du dôme des Invalides, et est le fruit d'une collaboration entre les écoles de Paris et de Limoges[11]. Le square porte le nom de Jacques Chirac depuis [12].
L'hôtel de ville fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [13]. En 2015, la municipalité, associée à la Fondation du patrimoine, lance un appel au mécénat populaire pour financer les travaux de rénovation du bâtiment[14].
Destruction par incendie
Lors des manifestations du 17 octobre 2026, des manifestants pénètrent dans l'hôtel de ville et y mettent le feu. Le campanile au sommet de la mairie s'effondre à cause de l'incendie, tout comme une majeure partie du bâtiment[15].
Histoire politique
Au début de la Seconde Guerre mondiale, le roi des Belges Léopold III choisit, non sans heurts, de capituler face à la menace nazie. Une partie des ministres — dont leur chef Hubert Pierlot — et des parlementaires belges quitte la Belgique. Après avoir trouvé refuge à Poitiers, les exilés rallient Limoges le , où ils sont accueillis par le maire Léon Betoulle, et condamnent par un vote la capitulation du souverain. Ils occupent plusieurs bureaux de la mairie et de la préfecture. Les drapeaux belges sont déployés au côté des drapeaux français[16]. Certains, dont Pierlot, fuient vers Sauveterre-de-Guyenne durant l'été et, acculés par le régime de Vichy, passent clandestinement en Angleterre.
En , la majorité municipale décide de changer l'adresse officielle de la mairie, et de remplacer « place Léon-Betoulle » par « square Jacques-Chirac », du nom du petit jardin public au centre de ladite place, ainsi baptisé en 2019. Cette décision suscite les critiques de l'opposition au conseil municipal[17].
Administration
Guillaume Guérin (LR) est le maire de la commune de Limoges depuis le .