Haïm Bellaïche
rabbin tunisien
From Wikipedia, the free encyclopedia
Haïm Bellaïche, né en et mort en , est un rabbin tunisien.
protectorat français de Tunisie (à partir du )
ottomane
| Grand-rabbin de Tunisie | |
|---|---|
| - | |
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Sépulture | |
| Nationalités |
beylicat de Tunis (jusqu'au ) protectorat français de Tunisie (à partir du ) ottomane |
| Activité |
| Distinctions |
|---|
Biographie
Il effectue ses études à l'université hébraïque d'Ennajar[1].
Éminent talmudiste et grand érudit, il exerce la fonction de grand-rabbin de Tunisie à partir de 1940[1], succédant ainsi à David Ktorza (mort en 1939), et jusqu'à sa mort en 1947[2],[3]. David Bembaron est alors élu à sa place.
En , la communauté juive soutenant la France entrée en guerre, Haïm Bellaïche demande à ses fidèles de placer leurs économies en bons d'armement[4]. Cependant, lorsque la défaite française est achevée, les lois anti-juives de Vichy (loi Alibert de et Vallat de ) promulguées, de nombreuses exactions sont commises contre les Juifs associés dans la propagande nationaliste aux causes du naufrage. En , le colonel SS Walter Rauff exige du président de la communauté et du grand-rabbin, convoqués à la Kommandantur, que lui soient livrés 3 000 travailleurs juifs de plus de 18 ans mais seuls 125 se présentent à la caserne Foch ; Rauff fait alors irruption à la Grande synagogue où commence une rafle de centaines de Juifs[5],[6],[7].
Durant toute la Seconde Guerre mondiale, il est un grand résistant dont le courage est remarqué[1]. Il habite rue d'Isly à Tunis, dont une partie sert de yechiva[8].
Haïm Bellaïche est également connu pour son action philanthropique, particulièrement à l'égard des nécessiteux. Pour gagner sa vie, il s'occupe d'une épicerie à Tunis[9].

À sa mort, de grandes personnalités françaises et musulmanes locales viennent présenter leurs condoléances, se recueillir sur sa dépouille ou assister à ses obsèques : le résident général Jean Mons, le secrétaire général du gouvernement tunisien René Brouillet et son adjoint René Rodière (qui prononce l'éloge funèbre), les représentants de Lamine Bey dont le général Tahar Maoui, le grand vizir Slaheddine Baccouche et le ministre Hassan Hosni Abdelwaheb ou encore le Cheikh El Médina[1].
Le grand-rabbin Haïm Bellaïche est initialement inhumé au cimetière du Borgel à Tunis[1]. Son corps est exhumé, transporté en Israël puis enterré au cimetière de Lod le [10].
Distinctions
Il est fait chevalier de la Légion d'honneur[Quand ?], grand officier du Nichan Iftikhar et titulaire de la médaille de la Résistance[1].