Henri Célérier

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Décès (à 33 ans)
Mérindol
UnitéLégion de Provence
Henri Célérier
Henri Célérier
Portrait de Henri Célérier

Naissance
Saint-Yrieix-la-Perche
Décès (à 33 ans)
Mérindol
Arme Gendarmerie Mobile
Unité Légion de Provence
Grade Gendarme
Années de service 19371944
Conflits Seconde Guerre mondiale
Faits d'armes Mort pour la France
Distinctions Médaille militaire

Henri Célérier, né le à Saint-Yrieix-la-Perche (Haute-Vienne) et mort fusillé le 14 juin 1944 à Mérindol (Vaucluse), est un gendarme et résistant français.

Jeunesse

Fils de cultivateurs, Henri Célérier naît à Saint-Yrieix-la-Perche en Haute-Vienne[1]. D'une famille modeste, il est le quatrième enfant d'une fratrie de cinq. Son frère ainé, Léonard, est un ancien combattant de la Première Guerre mondiale décoré de la Croix de Guerre pour sa bravoure au combat[2].

Carrière militaire

Avant-guerre

Appelé sous les drapeaux, il accomplit son service militaire au 121e Régiment d'Infanterie[3].

Avec son meilleur ami, il s'engage dans la Gendarmerie nationale. Il est nommé élève garde à pied le et effectue sa formation à la 5e Légion de Garde Républicaine Mobile. Il obtient sa titularisation de garde à pied le de la même année. À compter de , il est affecté à la 9e Légion de G.R.M. à Champigny-sur-Marne. En , il prend poste à la 1re Légion, dernière affectation avant le début de la Seconde Guerre mondiale.

Alors que la France déclare la guerre à l'Allemagne, il reçoit l'ordre de mobilisation générale et rallie son unité dès le lendemain. Il combat contre l'Allemagne jusqu'au , trois jours après l'Armistice.

Sous l'occupation

4 ans après son engagement, il est admis dans le corps des sous-officiers de carrière. Il intègre la 15e Légion de gendarmerie qui devient Légion de gendarmerie de Provence. De Apt à Roquebrune-Cap-Martin, il rejoint la Brigade de Lauris durant l'année 1944. Il y fait la rencontre de trois gendarmes qui participent à des actes de résistance dans la région. Avec eux, il prévient à temps les réfractaires au STO (Service du travail obligatoire), renseigne sur les déplacements ennemis dans le secteur et apporte une aide active à l'O.R.A (Organisation de Résistance de l'Armée).

Assassinat

Le 8 juin 1944, deux jours après le débarquement de Normandie, il quitte la caserne en tenue civil avec son arme de service. Les gendarmes Robert Buatois, Louis Chauvet et Henri Escoffier l'accompagnent. Il poste une dernière lettre à sa famille et gagne le maquis. Le , il est accueilli à Cucuron par Marius Calvin, responsable local de l'O.R.A. Au petit matin, il est surpris et arrêté dans une cache de la Résistance par des hommes de la 8e Compagnie de la Division Brandebourg[4]. Emmené à la Kommandantur de Pertuis, il est interrogé avant d'être conduit à Mérindol où il est exécuté avec ses frères d'armes[5].

Henri Célérier meurt fusillé le 14 juin 1944[6]. Il était marié et père de deux filles.

Distinctions

Mort pour la France[7], il est cité à l'ordre du Corps d'Armée et décoré de la Médaille militaire à titre posthume[8] :

« A été fusillé par les allemands le 14 juin 1944 à Mérindol (Vaucluse) pour s'être rallié à la Résistance et avoir rejoint les Forces Françaises de l'Intérieur »

.

Ruban Décoration
Médaille militaire Médaille militaire (Décret du 31 décembre 1948)

Hommage

Son sacrifice est commémoré chaque année par le Groupement de gendarmerie départementale de Vaucluse. La cérémonie se déroule à Mérindol au lieu-dit Les Maufrines où une stèle a été érigée sur le lieu de son assassinat[9].

Un monument porte son nom devant le cimetière de Mérindol[10].

En l'honneur et en souvenir, la gendarmerie de Cadenet a été renommée "Caserne des fusillés du ". Une plaque commémorative se trouve également sur l'une des façades dans la cour[11].

Témoignages de camarades

Liens externes

Références

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