Mérindol
commune française du département de Vaucluse
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Mérindol est une commune française située dans le département de Vaucluse, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants, au nombre d'environ 2 300, sont appelés Mérindolins ou Mérindolais[1].
| Mérindol | |||||
Vue générale. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Provence-Alpes-Côte d’Azur | ||||
| Département | Vaucluse | ||||
| Arrondissement | Apt | ||||
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération Luberon Monts de Vaucluse | ||||
| Maire Mandat |
Philippe Batoux 2020-2026 |
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| Code postal | 84360 | ||||
| Code commune | 84074 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Mérindolais, Mérindolaises | ||||
| Population municipale |
2 283 hab. (2023 |
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| Densité | 86 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 43° 45′ 24″ nord, 5° 12′ 14″ est | ||||
| Altitude | 168 m Min. 100 m Max. 620 m |
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| Superficie | 26,59 km2 | ||||
| Type | Bourg rural | ||||
| Unité urbaine | Mérindol (ville isolée) |
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| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Cheval-Blanc | ||||
| Législatives | Deuxième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Vaucluse
Géolocalisation sur la carte : Provence-Alpes-Côte d'Azur
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| Liens | |||||
| Site web | www.merindol.fr | ||||
| modifier |
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Le village, situé au sud du massif du Luberon, surplombe la plaine de la Durance, à la limite entre le Vaucluse et les Bouches-du-Rhône. Cette plaine a permis le développement d'une agriculture encore aujourd'hui importante dans l'économie de la commune.
Son histoire, comme celle de plusieurs autres villages du Luberon, a été marquée par les guerres de religion du XVIe siècle. Repeuplée à partir de 1504 par des vaudois, après un siècle d'abandon, la paroisse de Mérindol est victime en 1545 d'une expédition militaire liée à l'édit de Mérindol publié en 1540 par le parlement d'Aix, expédition qui aboutit au massacre de centaines de personnes à Mérindol et dans d'autres villages vaudois.
Géographie
Situation
Mérindol est située à environ 60 km au nord-ouest de Marseille, 25 km au nord-ouest d'Aix-en-Provence, 25 km au sud-est d'Avignon, chef-lieu du département, et 10 km au sud-est de Cavaillon.
Communes limitrophes
Voies de communication
La route départementale 973 (ancienne RN 573) traverse la commune sur un axe ouest-est. Elle relie Avignon et Cavaillon à Saint-Paul-lès-Durance et aux Alpes (A 51 vers Gap et Grenoble, RN 94 vers Briançon et le col de Montgenèvre).
L'autoroute A7 (Paris-Lyon-Avignon-Marseille) est accessible à Sénas à 12 km de Mérindol.
La gare d'Avignon TGV est distante de 50 km[2].
L'aéroport d'Avignon est à 29 km et l'aéroport de Marseille à 36 km.
Relief et géologie
La commune de Mérindol est à cheval entre la plaine alluviale de la Durance au sud de la commune et les hauteurs du massif calcaire du Petit Luberon au nord.
L'altitude varie de 100 m à 620 m[3].
Risques naturels et technologiques
En France, les communes doivent informer les habitants des risques naturels et technologiques auxquels ils sont exposés. Pour cela, elles doivent mettre au point un document officiel, le Document d'information communal sur les risques majeurs (D.I.C.R.I.M).
La commune de Mérindol a réalisé ce document en [4]. Il en ressort que Mérindol est exposée à sept risques majeurs :
- 5 risques naturels : inondation, séisme, incendie de forêt, mouvements de terrain, aléas météorologiques[5] ;
- 2 risques technologiques : transport de matières dangereuses, rupture de barrage.
Hydrographie
La commune est limitée au sud par la Durance[1]. Cette rivière a joué un rôle important dans le développement de la commune, notamment en ce qui concerne l'irrigation des cultures.
Sismicité
Les cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon et Pertuis sont classés en zone Ib (risque faible). Les autres cantons du Vaucluse sont classés en zone Ia (risque très faible).
Ce zonage correspond à une sismicité ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de bâtiments[6].
Liste de catastrophes naturelles subies par la commune depuis 1982
Catastrophes naturelles passées sur la commune[7] :
- Du au : mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols.
- Du au : inondations et coulées de boue.
- Du au : mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols.
- Du au : inondations et coulées de boue.
- Du au : inondations et coulées de boue.
- Du au : mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols.
- Du au : inondations et coulées de boue.
- Du au : mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols.
- Du au : inondations et coulées de boue.
- Du au : inondations, coulées de boue et glissements de terrain.
- Du au : tempête.
Climat
En 2010, le climat de la commune est de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[8]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (2 600 h/an), un été chaud (21,5 °C), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > 5 m/s) et peu de brouillards[9].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 13,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 688 mm, avec 5,9 jours de précipitations en janvier et 2,3 jours en juillet[8]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Cadenet », sur la commune de Cadenet à 14 km à vol d'oiseau[10], est de 14,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 703,0 mm. La température maximale relevée sur cette station est de 44,3 °C, atteinte le ; la température minimale est de −12,7 °C, atteinte le [Note 1],[11],[12].
Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020[13]. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[14].
Urbanisme
Typologie
Au , Mérindol est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[15]. Elle appartient à l'unité urbaine de Mérindol[Note 2], une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée[16],[17]. La commune est en outre hors attraction des villes[18],[19].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (67,1 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (63,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (27,3 %), zones agricoles hétérogènes (26,3 %), forêts (23,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (16,6 %), zones urbanisées (2,4 %), terres arables (1,7 %), eaux continentales[Note 3] (1,3 %), prairies (1,1 %)[20]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie
Mérindol est mentionnée en 1221 dans une charte rédigée en latin, sous la forme de Merindolo (« de Mérindol »).
Il existe une commune du même nom dans le sud du département de la Drôme, Mérindol-les-Oliviers.
Histoire
Préhistoire
Une première présence humaine est attestée par de l'outillage et des vestiges datés de l'âge du bronze et de l'âge du fer[1].
Antiquité romaine
La colonisation romaine commence dès -120 avec la conquête par Rome de la Gaule narbonnaise. Un vicus (village) a été découvert et fouillé au hameau des Borrys, à la limite de Puget. Dans les vestiges d'habitations ont été mis au jour des mosaïques, un autel dédié aux « Nymphes Éternelles » et des tombes à incinération[1].
Les vestiges les plus importants sont ceux d'un grand établissement thermal, de 35 mètres de longueur, précédé d'un péristyle de 12 mètres de largeur, qui comportait sept baignoires individuelles, des salles de culture physique et un système d'air chaud alimenté par un foyer[1].
Moyen Âge
Au Moyen Âge, Mérindol est située dans le comté de Provence, qui fait partie du Saint-Empire romain germanique (créé en 962). Ce n'est qu'en 1487 que le comté de Provence passe au royaume de France. En 1274, le Comtat Venaissin, dont Mérindol est tout proche, devient une possession du pape, entrant ainsi dans les États pontificaux, comme la ville d'Avignon à partir de 1309.
Le premier seigneur de Mérindol connu est Guy, vicomte de Cavaillon, grâce à une charte de 1225 par laquelle il accorde aux moines de l'abbaye de Silvacane le droit de pâture sur les terres de la seigneurie[1]. Un bac permettant de traverser la Durance est attesté en 1240[21].
En 1248, Mérindol devient une possession directe du comte de Provence[1]. En 1257, celui-ci transige avec les évêques de Marseille et de Cavaillon. Le premier reçoit ce village et ses dépendances en fief, le second conserve la responsabilité spirituelle[22].
À la fin du XIIIe siècle, le seigneur de Mérindol est Guillaume de Podio[pas clair], qui vend la seigneurie en 1300 à Bertrand de Baux, prince d'Orange[23].
En 1393, Mérindol est prise par les troupes pontificales[pourquoi ?] et détruite[24]. Cette destruction est cependant parfois imputée à Gantonnet d'Abzac, vicaire général en Provence de Raymond de Turenne.[réf. nécessaire]
La paroisse va rester « déshabitée » pendant plus d'un siècle[22].
Renaissance et conflits religieux

Repeuplement par des vaudois des vallées alpines (à partir de 1504)
Cet abandon au cours du XVe siècle entraîne la disparition du bac de Mérindol au profit de celui de Sénas[25].
Le village est repeuplé grâce à un « acte d'habitation » conclu en 1504 par Ogier d'Anglure, évêque de Marseille, avec des vaudois, groupe de chrétiens dissidents de l’Église catholique[26].
Mérindol n'est pas le seul village concerné par le peuplement vaudois, c'est l'un des quarante villages du Luberon[27] dans lesquels viennent s'installer au moins 1 400 familles de vaudois des Alpes, environ 6 000 personnes au total, venues des diocèses de Turin et d' Embrun entre 1460 et 1560 (selon l'historien Gabriel Audisio). Les deux tiers des vaudois du Luberon arrivent entre 1490 et 1520.
Mais un problème grave se pose pour ces vaudois à partir du moment où se développe, d'abord dans le Saint-Empire (fin des années 1510), puis en France (années 1520), le mouvement de la Réforme protestante initié par Martin Luther en 1517. Les vaudois sont rapidement assimilés aux protestants (luthériens, puis calvinistes) et entrent dans la catégorie des hérétiques aux yeux des catholiques intransigeants.
Début de la lutte contre les hérétiques (à partir de 1530)
En 1530, l'inquisiteur dominicain Jean de Roma dirige une campagne contre les hérétiques : les pillages et meurtres se succèdent, jusqu’à l’intervention du roi de France François Ier, alerté par la tournure des événements, l’inquisiteur profitant des pillages pour s'enrichir[28].
L'édit de Mérindol (1540) et les massacres de 1545
En 1540, un juge d’Apt[Qui ?] fait arrêter et brûler le meunier Colin Pellenc pour protestantisme (et confisque à son profit[réf. nécessaire] son moulin, importante richesse à l’époque). Les vaudois de Mérindol se révoltent, et volent les troupeaux de moutons de la région[pas clair].
Cela entraîne des condamnations, et notamment l’édit de Mérindol du parlement d'Aix (), qui condamne 19 habitants de la paroisse à mort (par contumace) et le village à être rasé.
Après plusieurs ambassades du village, grâces et délais accordés par le roi pour qu’ils abjurent leur hérésie, la grâce est refusée le . Le village est entièrement brûlé le , et les habitants qui sont capturés, vaudois convertis au calvinisme, massacrés[29].
Mérindol au début des guerres de Religion (1560-1570)
C’est à Mérindol que, le , avant la première guerre de religion (1562-1563), Paulon de Mauvans rallie les soixante églises protestantes de Provence à la conjuration d'Amboise : deux mille hommes sont promis au parti huguenot[30].
À la fin de la troisième guerre de Religion (1568-1570), Mérindol est l’une des deux places de sûreté, avec Forcalquier, accordées par la paix de Saint-Germain-en-Laye (8 août 1570) aux protestants de Provence[31].
Période de la Révolution et de l'Empire (1789-1815)
En 1790, au début de la Révolution française, l'Assemblée nationale constituante crée les communes et les départements, notamment ceux des Bouches-du-Rhône et des Basses-Alpes, alors divisés en districts.
En 1791, le Comtat Venaissin et Avignon, qui font partie des États pontificaux depuis le Moyen Âge, sont annexés au royaume de France.
Le , alors que la France est devenue une république, est créé le département de Vaucluse, constitué des nouveaux districts d'Avignon et de Carpentras, mais aussi des districts d'Apt et d'Orange, qui appartenaient aux Bouches-du-Rhône, ainsi que du canton de Sault, qui appartenait aux Basses-Alpes.
Période contemporaine
Seconde Guerre mondiale (1939-1945)
En 1940, à la suite de l'armistice du 22 juin, Mérindol fait partie de la zone non occupée. L'occupation ne commence qu'en novembre 1942, à la suite du débarquement des alliés en Afrique du Nord.
Le , quelques jours après le débarquement des alliés en Normandie (6 juin), quatre gendarmes sur les six qui ont rejoint le maquis sont fusillés par les Allemands. Une stèle de trois mètres de haut a été dressée sur le lieu de leur exécution dans le bois de pins qui limite le chemin du Bac[22].
Cette colonne SS légère[pas clair] qui remontait en camion vers Pertuis a aussi fait deux morts au hasard du trajet à La Roquette et à l'entrée de Lauris[32].
Lors de la libération[Quand ?], les Allemands laissent du matériel sur place faute d'essence, mais font main basse sur des vivres et des vélos.
Des représailles et des règlements de compte ont lieu ensuite, conduisant, par exemple, aux meurtres de la maison forestière de la Font de l'Orme où une mère et sa fille de 16 ans sont tuées et le père est grièvement blessé pour des soupçons non étayés[32].
Le chemin du souvenir des massacres des vaudois du XVIe siècle (1977)
En 1977, trois associations vaudoises (celles d'Allemagne, de France et d'Italie) décident de créer un chemin du souvenir qui voit le jour la même année. Une pancarte signale que l'inauguration du chemin s'est faite avec des représentants catholiques.
Ce chemin est devenu aride à partir de l'incendie du mois d'août 1980. En haut du chemin demeurent quelques vestiges du temple protestant.
Politique et administration
Rattachements administratifs et électoraux
Mérindol appartient à l'arrondissement d'Apt et au canton de Cheval-Blanc depuis le redécoupage cantonal de 2014. Avant cette date, la commune était rattachée au canton de Cadenet.
En ce qui concerne l'élection des députés, la commune fait partie de la deuxième circonscription de Vaucluse, représentée depuis par Bénédicte Auzanot (RN).
Sur le plan de l'intercommunalité, Mérindol appartient à la communauté d'agglomération Luberon Monts de Vaucluse (communauté de communes jusqu'en 2017) depuis le , date de sa création. Elle a succédé à la communauté de communes Provence Luberon Durance qui a existé de 2001 à 2013.
Administration municipale
Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 1 500 et 2 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 19[33].
Tendances politiques et résultats
Élections municipales
- Élection municipale de 2020 (2d tour)
- Philippe Batoux, 479 voix, 47,19 % (15 sièges) ; Joël Fritz, 270 voix, 26,60 % (2 sièges) ; Jacqueline Combe *, 266 voix, 26,21 % (2 sièges) ; 58,94 % de participation[34].
- Élection municipale de 2014 (1er et unique tour)
- Jacqueline Combe, 560 voix, 50,96 % (15 sièges) ; Philippe Batoux *, 539 voix, 49,04 % (4 sièges) ; 72,67 % de participation.
Liste des maires

Écologie et recyclage
Depuis maintenant (deux ans)[Quand ?] Mérindol dispose d'un système de recyclage des déchets de type (couleur jaune) comme le carton, l'aluminium, le papier, le plastique... En distribuant des sacs spéciaux pour récolter ces déchets. Il y a aussi de nombreux conteneurs spécialisés dans le recyclage du verre.
La commune possède une déchèterie située à côté de la caserne des pompiers sur la route départementale 973.
Finances locales
| Taxe | Part communale | Part intercommunale | Part départementale | Part régionale |
|---|---|---|---|---|
| Taxe d'habitation (TH) | 10,82 % | 0,00 % | 7,55 % | 0,00 % |
| Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) | 14,20 % | 0,00 % | 10,20 % | 2,36 % |
| Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) | 41,64 % | 0,00 % | 28,96 % | 8,85 % |
| Taxe professionnelle (TP) | 00,00 % | 20,97 % | 13,00 % | 3,84 % |
La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.
Jumelages
Ötisheim (Allemagne), commune de 4 915 habitants dans l'arrondissement d'Enz dans le Bade-Wurtemberg.
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[38]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[39].
En 2023, la commune comptait 2 283 habitants[Note 4], en évolution de +8,87 % par rapport à 2017 (Vaucluse : +2,25 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Enseignement
La commune possède un centre de loisirs, une crèche, une école maternelle et primaire publique[42], les élèves sont ensuite affectés au collège Clovis-Hugues à Cavaillon[43], puis vers le lycée Ismaël-Dauphin à Cavaillon.
Sports
On trouve sur la commune un terrain de football, plusieurs terrains de tennis et un boulodrome en plein air.
Santé
La commune dispose de deux médecins, d'une pharmacie, d'un kiné, d'un dentiste et d'une infirmière
Les deux hôpitaux les plus proches sont le centre hospitalier de Cavaillon (19 km) et celui de Salon-de-Provence (20 km)
Cultes
- Église paroissiale Sainte-Anne, Monument historique classé[44]
- Le temple de l'église réformée, à la suite du rétablissement de la liberté de culte, est l’un des premiers, avec celui de Lourmarin, à avoir été reconstruit en 1808.
- Temple de Mérindol.
- Façade de l'église Saint-Anne.
- Nef de l'église Sainte-Anne.
Économie
Agriculture
La commune produit des vins AOC côtes-du-luberon. Les vins qui ne sont pas en appellation d'origine contrôlée peuvent revendiquer, après agrément, le label vin de pays d'Aigues[45]
Tourisme
Comme pour l'ensemble des communes du Luberon, le tourisme joue un rôle, directement ou indirectement, dans l'économie locale.
On peut considérer trois principales sortes de tourisme en Luberon. Tout d'abord, le tourisme historique et culturel, qui s'appuie sur le riche patrimoine des villages perchés ou sur des festivals. Ensuite, le tourisme détente qui se traduit par un important développement des chambres d'hôtes, de l'hôtellerie et de la location saisonnière, par une concentration importante de piscines et par des animations comme des marchés provençaux. Enfin, le tourisme vert, qui profite des nombreux chemins de randonnées et du cadre protégé qu'offrent le Luberon et ses environs[46].
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments

Monuments classés :
- Église paroissiale Sainte-Anne (milieu XVIIIe siècle) (cadastre AH 146) : inscription par arrêté du .
- Pont suspendu franchissant la Durance (ancien) et maison du gardien (également sur commune de Mallemort, dans les Bouches-du-Rhône) (cadastre A 60) : inscription par arrêté du [47].
- Vieux château, site archéologique (XIIIe et XIVe siècle), vestiges découverts et à découvrir composant le castrum du Vieux Mérindol (cadastre A 47, AE 45, 46) : inscription par arrêté du .
Autres monuments :
- Beffroi avec horloge publique (seconde moitié du XVIIe siècle).
- Église de Mérindol.
Festivités / Manifestations
Chaque année depuis 1999, le village de Mérindol accueille le Salon des éco-énergies[48]. Ce salon, qui est la plus grande manifestation de Mérindol, s'installe sur le village fin septembre pour la durée d'un weekend.
Personnalités liées à la commune
- André Meynard (1508-), né et mort à Mérindol. Un des plus grands capitaines vaudois puis protestants de la Provence. Il s'illustra lors des combats de Cabrières-d'Avignon, de Lacoste, de Murs, de Joucas, de Pertuis ainsi qu'au siège de Ménerbes[26].
- Henri Célérier (1910-1944), gendarme et résistant français, est mort fusillé à Mérindol.
- Roger Giraud (1909-1944), résistant français, héros de la bataille de Meximieux durant laquelle il est tué, est né dans la commune.
Mérindol au cinéma
1941 : Après l'orage de Pierre-Jean Ducis avec René Dary, Jules Berry[49].
1956 : L'Eau vive de François Villiers avec Charles Blavette, Pascale Audret, Andrée Debar, Henri Arius, Milly Mathis. Film tourné également à Cavaillon.
