Henri Delteil

From Wikipedia, the free encyclopedia

Décès
Nom de naissance
Henri Noël Barthélemy DelteilVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Henri Delteil
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Henri Delteil en Alsace en 1945
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Henri Noël Barthélemy DelteilVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité

Henri Delteil est un général français, né le à Riom-ès-Montagnes et mort dans la même ville le [1]. Il fut, en 1954, le signataire pour la France des accords de Genève, mettant fin à la guerre d'Indochine.

Henri, Noël, Barthélemy Delteil est le quatrième enfant d'une famille de neuf.

Après des études solides « chez les Pères » à Aurillac au collège Saint-Eugène, puis à Clermont-Ferrand à l'école Massillon, il est en classe préparatoire à Sainte-Geneviève des Bois[Information douteuse], et est admis au mois d' à l'école spéciale militaire de Saint-Cyr, Il sort en 1924, promotion « Metz et Strasbourg » (la même que celle du futur maréchal Leclerc)[2].

Il sort dans l'infanterie coloniale et, après quelques mois en Tunisie, il est envoyé au Maroc en pleine guerre du Rif. Jeune lieutenant audacieux, il est blessé au combat le , ce qui lui vaut la croix de chevalier de la Légion d'honneur, et à ce titre exceptionnel, la fierté d'être le plus jeune récipiendaire, il a juste 22 ans.

Affecté en Mauritanie, il y effectue deux séjours dans les unités méharistes (1927-1929 et 1930-1932) et y gagne une citation à l'ordre des troupes de l'Afrique-Occidentale française.

En 1933, le capitaine Delteil est nommé à Paris, à l'état-major du Corps d'armée colonial, avant de repartir pour Indochine.

De 1936 à 1938, il séjourne dans la haute région du Tonkin, comme chef de poste à Muong Khuong, non loin de Lào Cai, à la frontière chinoise. Rentré à Paris en , il est affecté à la section d'Outre-mer de l'État-Major des Armées, ce qui lui permet de mieux appréhender les problèmes que pose la défense de l'Empire.

A la déclaration de guerre, il demande à rejoindre une unité combattante et il est affecté au 1er régiment d'infanterie coloniale avec lequel il fait toute la campagne de 1939-1940. Fait prisonnier en , il s'évade de l'École normale de Nancy au moment de son transfert en Allemagne le , et rejoint la zone libre pour se placer à la disposition de ses supérieurs. Il est alors affecté à Dakar au 7e puis au 4e RTS et est promu chef de bataillon. Dans les rangs de la 9e DIC reconstituée fin 1943, le 4e RTS participe au débarquement de Provence et le lieutenant-colonel Delteil se distingue dans les combats pour Toulon. Le 4e RTS est amalgamé avec les contingents issus du maquis et devient le 21e RIC qui combat en Alsace puis en Allemagne avec la Première armée française. Blessé à nouveau sur le front vosgien le , le colonel Delteil prend le commandement du régiment le .

La guerre est à peine terminée que la 9e DIC est désignée pour réoccuper l'Indochine française.

Le colonel Delteil et le 21e RIC embarquent à Marseille pour Saigon, à bord d'un Liberty ship américain, le Lake Charles Victory, dont l'équipage ne cherche pas à dissimuler sa profonde hostilité à ce qu'il considère comme une expédition coloniale dépassée et contraire aux valeurs de l'Amérique.

En Cochinchine, le 21e RIC est chargé d'occuper et de pacifier le nord-ouest de la province, de Saigon à la frontière cambodgienne. Le combat est difficile, face à un ennemi qui se dissimule dans la population et n'hésite pas devant les atrocités pour affirmer son emprise.

Au mois de , le régiment embarque pour le Tonkin, où le colonel Delteil se voit confier, sous l'autorité du général Valluy commandant en chef au Tonkin, le commandement opérationnel des forces françaises stationnées au nord.

Rapatrié sanitaire[pourquoi ?] en , il abandonne pour des années l'Indochine.

En 1948, il est affecté à Madagascar avec la mission d'achever la pacification de la province de Tamatave après l'insurrection de mars 1947. Il s'agit de rallier et de désarmer les populations - dont beaucoup se sont enfuis dans la forêt - et ce, sans faire usage de la force. Il y réussit ce qui lui vaut une nouvelle citation à l'ordre de l'armée.

Après un stage à l'Institut des hautes études de défense nationale (1951 - 1952), il prend le commandement de la subdivision du Mans.

En 1953, il est nommé adjoint aux forces terrestres françaises au Vietnam du Sud[3]. Son prédécesseur à la tête du 21e RIC, le général Bourgund, désigné pour prendre le commandement du Centre Annam, lui demande de l'accompagner comme adjoint opérationnel. En le général Navarre le prend comme adjoint, chargé des troupes stationnées en Cochinchine.

À la suite de sa promotion au grade de général le , il reçoit la responsabilité d'être le représentant personnel du commandant en chef à la conférence de Genève. C'est en tant que président de la commission militaire française qu'il a à négocier avec ses interlocuteurs vietminh, les conditions d'un cessez-le-feu et le désengagement des forces armées[4],[5].

Après avoir signé les accords du 21 juillet, il retourne en Indochine, d'abord à la commission mixte d'application puis à la tête d'une division en Centre Annam pour contrôler le dix-septième parallèle[6].

Il quitte définitivement l'Indochine en .

Il y a effectué trois séjours et a connu trois étapes essentielles, de l'Empire triomphant en 1936-1938 à la fin dramatique de 1953 à 1955 en passant par la réinstallation en 1945-1946.

Nommé directeur des troupes coloniales en , il reçoit sa troisième étoile en et est chargé du commandement supérieur des forces françaises de l'océan Indien à Tananarive de à .

Promu général de corps d'armée[2] en , il commande jusqu'à son départ à la retraite le la quatrième région militaire à Bordeaux[7]. Henri Delteil est mort le à Riom-ès-Montagnes.

Distinctions

Source

Voir aussi

Notes et références

Related Articles

Wikiwand AI