Henri Gouhier
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| Fauteuil 23 de l'Académie française | |
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Henri Gaston Gouhier |
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Marie-Louise Gouhier (d) |
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La Pensée religieuse de Descartes La vie d'Auguste Comte |
Henri Gouhier, né le à Auxerre[1], mort le à Paris (15e arrondissement)[2], est un philosophe, historien de la philosophie et critique dramatique français.
Henri Gouhier est un historien d'inspiration chrétienne. Il s'est particulièrement intéressé en philosophie au cartésianisme, à la métaphysique et au spiritualisme français.
Son œuvre considérable a inspiré le théologien jésuite Henri de Lubac lorsqu’il a écrit en 1944, en pleine Seconde Guerre mondiale, Le Drame de l'humanisme athée.
Henri Gaston Gouhier est issu d'un milieu modeste. Son père, Mary Joseph Gouhier, né en 1869, est clerc de notaire, et sa mère, Emma Marie François, est modiste. Durant la Grande Guerre, son père est mobilisé au sein du 37e régiment d'infanterie[3].
Durant la Grande Guerre, Henri Gouhier est brièvement mobilisé et sert au 1er régiment d'artillerie[4]. En 1919, il est reçu à l’École normale supérieure. En 1921, il est reçu, le premier, à l'agrégation de philosophie[5].
En 1928, Henri Gouhier épouse, en premières noces, à Paris (17e arrondissement), Alice Marianne Moyse[6].
Élève à l’École normale supérieure, il y crée la revue éphémère Le Monde où Lanson nuit, au titre inspiré par Le Monde où l'on s'ennuie d'Édouard Pailleron, et faisant référence à Gustave Lanson, le directeur de l'École à l'époque.
Henri Gouhier est diplômé de l'École pratique des hautes études, section des sciences religieuses, en 1923, et docteur ès lettres en 1926.
Il est professeur de philosophie au lycée de Troyes en 1925, à la Faculté des lettres de l'université de Lille en 1929 et de Bordeaux en 1940, il est fugacement tenté par la politique, puis devient professeur à la Sorbonne de 1941 à 1968 tenant la Chaire d'histoire de la pensée religieuse en France depuis le XVIIe siècle, et docteur honoris causa des universités de Genève (1975) et de Rome[Laquelle ?].
Il est élu membre de l’Académie des sciences morales et politiques en 1961, membre associé de l’Académie royale de Belgique en 1970, élu à l’Académie française en 1979 au fauteuil d'Étienne Gilson (qui avait été son maître)[7], membre étranger de l’Accademia nazionale dei Lincei en 1981, membre correspondant de l'Académie royale des sciences morales et politiques de Madrid en 1989.
En 1950, il épouse en secondes noces Marie-Louise Dufour (1920-2014).
Œuvre philosophique
Dans le domaine de la philosophie, Henri Gouhier s'est essentiellement consacré à la philosophie française entre Descartes et Bergson. Dans une lettre qu'il lui adressa le , Étienne Gilson lui a demandé de « combler l’entre-deux entre Descartes et saint Thomas ». Henri Gouhier n’a pas suivi cette injonction, et ses intérêts l’ont porté au contraire vers l’étude de la période moderne[8].