Henri Louis Marie de Durfort-Civrac
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21 août 1881
| Henri Louis Marie de Durfort-Civrac | |
| Fonctions | |
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| Député français | |
| – † (7 ans, 11 mois et 12 jours) |
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| Élection | 20 février 1876 |
| Réélection | 14 octobre 1877 21 août 1881 |
| Circonscription | Maine-et-Loire |
| Législature | Ire, IIe et IIIe (Troisième République) |
| Groupe politique | Union des droites |
| Prédécesseur | Circonscription créée |
| Successeur | Marie Ferdinand Raoul de La Bourdonnaye |
| – (5 ans et 24 jours) |
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| Élection | 8 février 1871 |
| Circonscription | Maine-et-Loire |
| Législature | Assemblée nationale |
| Groupe politique | Union des droites |
| – (1 an, 3 mois et 11 jours) |
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| Élection | 24 mai 1869 |
| Circonscription | Maine-et-Loire |
| Législature | IVe Législature |
| Groupe politique | Centre gauche |
| Prédécesseur | Barthélémy de Las Cases |
| – (5 ans, 7 mois et 30 jours) |
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| Élection | 29 février 1852 |
| Circonscription | Maine-et-Loire |
| Gouvernement | Second Empire |
| Législature | Corps législatif : Ire Législature |
| Groupe politique | Légitimiste |
| Successeur | Barthélémy de Las Cases |
| Président du Conseil général de Maine-et-Loire | |
| – (13 ans) |
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| Prédécesseur | Charles Louvet |
| Successeur | Armand-Urbain de Maillé de La Tour-Landry |
| Conseiller général de Maine-et-Loire | |
| – (23 ans) |
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| Circonscription | Canton de Beaupréau |
| Prédécesseur | Narcisse-Théophile Hervé |
| Successeur | Henri de Mailly de Montjean |
| Biographie | |
| Dynastie | Maison de Durfort |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Beaupréau |
| Date de décès | (à 71 ans) |
| Lieu de décès | 7e arrondissement de Paris |
| Nationalité | Française |
| Père | Alexandre Émeric de Durfort-Civrac |
| Profession | Propriétaire |
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| Liste des conseillers généraux de Maine-et-Loire Liste des députés de Maine-et-Loire Liste des députés à l'Assemblée nationale de 1871 |
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| modifier |
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Henri Louis Marie de Durfort, 3e marquis de Civrac, né le à Beaupréau et mort le dans le 7e arrondissement de Paris[1], est un homme politique français du XIXe siècle.
Corps législatif (Second Empire)
Henri Louis Marie de Durfort, comte puis marquis de Civrac, appartenait à la branche cadette de l'ancienne famille de Durfort[2].
Riche propriétaire en Maine-et-Loire, conseiller municipal de Beaupréau depuis 1840, conseiller d'arrondissement depuis 1842, conseiller général depuis 1848, il fut le candidat des conservateurs-légitimistes de la 4e circonscription de ce département au Corps législatif de 1852, et il l'emporta[3] sur M. Cesbron-Lavau, candidat officiel[4], et M. de Quatrebarbes[5].
Il conserva dans l'Assemblée son indépendance, et ne fut pas réélu le , n'ayant obtenu que 7 964 voix contre 9 536 à M. de Las Cases, candidat officiel. Il engagea encore la lutte le , et obtint, sans être nommé, 11 757 voix contre 17 282 à M. de Las Cases.
Il réussit à rentrer au Corps législatif le , avec 15 701 voix (30 817 votants, 41 238 inscrits), contre 14 810 voix au député sortant. Il fut du tiers-parti, signa l'interpellation des 116, et réclama des franchises municipales.
En 1870, il se prononça contre la déclaration de guerre à la Prusse.
Assemblée nationale (1871-1876)
Porté, le , sur la liste conservatrice de Maine-et-Loire, il fut élu représentant à l'Assemblée nationale, le 8e sur 11[6], il prit place à droite, fit partie de la commission d'enquête sur les actes du gouvernement de la Défense nationale, et vota :
- pour la paix,
- pour les prières publiques,
- pour l'abrogation des lois d'exil,
- contre la dissolution,
- contre le retour de l'Assemblée à Paris,
- pour la démission de Thiers au ,
- et pour le septennat.
Mais il se sépara de la majorité monarchiste pour voter contre la loi des maires présentée par le ministère de Broglie.
Il repoussa, en , l'ensemble des lois constitutionnelles.
Chambre des députés (IIIe République)

Les élections du renvoyèrent M. de Durfort-Civrac à la Chambre : député de la 2e circonscription de Cholet[7], il reprit sa place à droite et se fit remarquer par « la netteté de ses opinions et par la loyauté de son attitude politique[8] ».
Les gauches ayant adopté sa candidature à la vice-présidence de la Chambre, il fit partie du bureau depuis le jusqu'à la fin de la législature.
En , il interpella le gouvernement sur la révocation, par le préfet des Bouches-du-Rhône, de tous les maires et adjoints pris en dehors des conseils municipaux; l'arrêté du préfet fut d'ailleurs retiré immédiatement. M. de Durfort-Civrac vota avec la minorité royaliste et soutint le gouvernement du Seize-Mai. Toutefois il ne voulut point de l'appui officiel du ministère lors des élections du suivant, et désavoua l'emploi des affiches blanches.
Réélu[9] contre M. Béchet[10], il vit son élection validée : M. de Durfort-Civrac prononça à cette occasion un discours par lequel il exhortait la majorité républicaine à respecter toujours la liberté électorale.
Il fut maintenu à la vice-présidence de la Chambre le , ainsi que dans les sessions suivantes, et vota :
- contre le ministère Dufaure V,
- contre les lois Ferry sur l'enseignement,
- contre l'article 7 et l'application des lois aux congrégations,
- contre le divorce, etc.
Il obtint encore sa réélection le [11], contre M. Arthur Janvier de La Motte[12]. Comme précédemment, il siégea dans les rangs des conservateurs, combattit avec eux les ministères républicains, et mourut () avant le terme de son mandat.