Henri Marais

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Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 59 ans)
Barnet (Royaume-Uni)
Nom de naissance
Henri Octave MaraisVoir et modifier les données sur Wikidata
Henri Marais
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 59 ans)
Barnet (Royaume-Uni)
Sépulture
Nom de naissance
Henri Octave MaraisVoir et modifier les données sur Wikidata
Surnom
La Faberie
Nationalité
Domiciles
Formation
Activité
Autres informations
Membre de
Arme
Grade militaire
Conflit
Distinctions

Henri Marais, né le à Rouen et mort le à Barnet, est un marin et résistant français, Compagnon de la Libération. Normalien vétéran de la Première Guerre mondiale, il se rallie à la France libre en mais meurt prématurément quelques mois plus tard.

Jeunesse

Fils d'un bâtonnier, Henri Marais naît le à Rouen[1], alors dans le département de Seine-Inférieure[2]. Après avoir obtenu son baccalauréat en 1897, il intègre l'école normale supérieure de Paris en 1901 puis devient agrégé de philosophie en 1904[3].

Première Guerre mondiale

Le , Henri Marais s'engage volontairement pour la durée de la guerre et est affecté au 129e régiment d'infanterie avec lequel il participe à la bataille de Charleroi puis à la bataille de la Marne[4]. il est ensuite détaché à la mission militaire française attachée à l'armée britannique en qualité d'interprète[4]. En , il est muté au 19e escadron du train des équipages[4]. Promu maréchal des logis, il est envoyé en au 32e régiment d'artillerie afin d'y suivre les cours d'élève-aspirant[4]. À l'issue de ces derniers, il est affecté au 81e régiment d'Artillerie lourde à tracteurs et promu aspirant le [4]. Vers la fin de la guerre, il est détaché au ministère de l'armement où il travaille avec son ami Albert Thomas, rencontré à l'école normale, puis au ministère des affaires étrangères où il est adjoint au chef de la section chargée des relations avec la Scandinavie[3].

Entre-deux-guerres

Démobilisé en 1919, Henri Marais réalise des recherches en cristallographie et publie plusieurs ouvrages dans le domaine des mathématiques[3]. En 1925, il est reçu à l'institut des actuaires français puis devient membre, en 1935, du conseil supérieur des assurances sociales ainsi que co-directeur de la compagnie des assurances générales sur la vie[3].

Seconde Guerre mondiale

Lors de la mobilisation de 1939, Henri Marais cherche à reprendre du service mais, déjà âgé de 58 ans, il n'est pas mobilisé[3]. Ayant entendu l'appel du 18 juin 1940, il démissionne le jour même de la compagnie des assurances générales et part pour l'Angleterre[3]. Arrivé à Londres le , il s'engage dans les forces françaises libres et est affecté aux services civils de l'État-major dont il dirige le service financier sous le pseudonyme de La Faberie[2]. Parallèlement, il intervient dans l'émission Les Français parlent aux Français sur Radio Londres, adressant notamment à ses collègues normaliens qu'il exhorte à rejoindre la résistance[3].

Tombé malade, Henri Marais entre à l'hôpital militaire de Shenley, à Barnet, où il meurt le [5]. D'abord inhumé en Angleterre, il est transféré le au cimetière parisien de Thiais[2].

Décorations

Publications

Références

Voir aussi

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