Henri Plisson

peintre et céramiste français From Wikipedia, the free encyclopedia

Henri Plisson (orthographié également Henry Plisson), né le à Saint-Gaultier et mort le à Paris, est un peintre, céramiste, sculpteur de figures et enseignant français.

Naissance
Décès
(à 94 ans)
Paris
Nationalité
Française
Activités
Faits en bref Naissance, Décès ...
Henri Plisson
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Naissance
Décès
(à 94 ans)
Paris
Nationalité
Française
Activités
Autres activités
Formation
Maître
Lucien Simon (1861-1945)
Mouvement
Distinction
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Biographie

Édouard Manet, Emmanuel Chabrier
Lucien Simon, Autoportrait

Fils du boucher Paul Plisson et de son épouse Henriette Lucas, Henri Plisson est par sa mère l'arrière petit-neveu du compositeur Emmanuel Chabrier (1841-1894))[1]. Par sa mère encore et le frère de celle-ci il est l'oncle du peintre Paul Bougeois, établi au Mexique.

Il fait ses études au collège de Montmorillon, puis s'inscrit aux cours supérieurs de dessin et aux cours classiques de la Ville de Paris (Académie de dessin du boulevard de Clichy et Académie de dessin de la ville de Paris, boulevard du Montparnasse). Après son service militaire en Indochine d'où, en octobre 1930, il rapporte de nombreuses aquarelles, il se rapproche des peintres Henri Deluermoz (1876-1943) et Iwan Cerf (1883-1963) et s'adonne à une peinture animalière inspirée de ses fréquentations du jardin des Plantes et du zoo de Vincennes[1]. Il est admis à l'École des beaux-arts de Paris dans l'atelier de Lucien Simon (1861-1945)[2].

Rue d'Orchampt, Paris
11, rue du Cherche-Midi, Paris

Situé dans l'entourage montmartois de Gen Paul[1], Henri Plisson épouse le à Paris Rosamonde Wormald (1911-2005), artiste peintre native de Macclesfield (comté britannique de Cheshire)[3] et rencontrée aux Beaux-Arts de Paris. Le couple est alors dit par les catalogues des salons parisiens installé au 8, rue d'Orchampt dans le 18e arrondissement de Paris[4].

Mobilisé dans la Sarre lorsqu'éclate la Seconde Guerre mondiale, il s'y lie d'amitié avec l'écrivain Maurice Fombeure qui l'évoquera dans son livre de souvenirs liés à cette époque Les godillots sont lourds (Gallimard, 1948). Après sa démobilisation, il quitte en 1940 la rue Orchampt pour un nouvel atelier situé au 11, rue du Cherche-Midi dans le 6e arrondissement de Paris et illustre en 1943, en partage avec Rosamonde, le recueil Ceux des pays d'Ouest de Maurice Fombeure (Horizons de France, Paris)[5].

En 1943, la découverte de l'atelier de Pierre Lebasque (1912-1994) et de son four à céramique lui révèle les arts du feu auxquels il va se consacrer presque exclusivement[2], déménageant pour le 10, rue Franquet dans le 15e arrondissement de Paris en 1947 puis créant à Sartrouville son propre atelier de céramique que viennent expérimenter au début des années 1950 le sculpteur Robert Couturier, les peintres Paul Aïzpiri, Jeanne Aubrière, Jean Aujame, Louis Berthomme Saint-André, Roger Bezombes, Yves Brayer, Paul Charlot, Michel Ciry, Lucien Coutaud, Jacques Despierre, Emili Grau i Sala, André Hambourg, Jacques Lagrange, Pierre Leygue, Pierre Lelong, Roger Montané, Orlando Pelayo, Ginette Renoux, Georges Rohner, Gaëtan de Rosnay, Claude Schürr, Maurice Verdier et Gabriel Zendel[6]. Anne Lajoix, reprenant les chiffres de Raymond Nacenta[7], estime les réalisations de Henri Plisson à environ cent plats et deux mille personnages en céramique, de même qu'elle restitue que les peintres de l'École de Paris, ainsi invités chez lui, « préoccupés d'une écriture personnelle adaptés, animés d'un esprit d'équipe, mélangèrent les oxydes à l'argile, partagèrent leurs trouvailles techniques et leurs tâtonnements eurent des répercussions sur leurs toiles »[1].

Henri Plisson divorce d'avec Rosamonde le et épouse en secondes noces Régine Renoux le . De cette seconde union naîtront deux enfants, Danièle et Claude.

Il devient professeur de dessin à l'École ABC de dessin à Paris. Il est nommé peintre officiel de la Marine en 1973[8] (ce qui lui vaudra de parcourir l'Océan indien à bord du Champlain, le Cap Nord sur le Durance, la Méditerranée sur le Triton, les Comores sur l’Orage[9]) et vice-président du syndicat autonome des artistes peintres professionnels.

Expositions

Salons

Musée Galliera, Paris

Expositions personnelles

  • Décembre 1938 : galerie Drouant, Paris[1].
  • 1942 et 1943 : galerie Breteau, Paris.
  • Décembre 1948 : Henri Plisson - Céramiques, galerie Georges Denis, Paris[1].
  • 1949 à 1952 : galerie Claude Tabet, exposition de céramiques.
  • 1949 à 1952 : Crystal, Monte-Carlo: exposition de céramiques.
  • 1953 : galerie Blanche Nemy, Zurich.
  • 1953 : galerie Motte, Genève.
  • 1953 à 1967 : galerie Hamon, Le Havre.
  • 1956-1958-1960-1962-1966-1970 : galerie Chardin, Paris puis expose en artiste permanent.
  • 1965 : galerie Le Griffon, Lyon.
  • 1972 : Henri Plisson - Exposition sur les Comores, galerie Max Evzelyne, Paris.
  • Expose en artiste permanent à la galerie des Orfèvres, Paris.

Expositions collectives

Citations

Dits de Henri Plisson

  • « Le feu est un collaborateur extraordinaire. Il vous joue des tours mais peut vous apporter une part magique. » - Henri Plisson[8]

Réception critique

  • « Lorsque le grand Honoré Daumier modelait le mastic de son vitrier de père, on imagine qu'il avait la même joie qui illumine aujourd'hui le visage de Plisson quand de ses mains naît l'une de ses silhouettes cocasses, attendrissantes ou verveuses, que le four embellira des émaux les plus rares. L'art du céramiste n'est pas toujours synonyme de vases farfelus dans lesquels on ne saurait mettre la moindre fleur, il est souvent par contre un art de la vie saisie et parée des charmes de l'esprit. Plisson sait très bien les secrets d'un métier séculaire, l'admirable est qu'il s'en serve avec cette fantaisie, cette audace, cette fougue qui nous le rendent si chers. » - Jean Bouret[11]
  • « Les années impressionnistes plaisent aux Américains comme vient de le rappeler l'adjudication à plus de cent mille francs d'une heureuse évocation d'une plage normande autour de 1880 (New York, le 29 octobre 1992)… Ayant renoncé aux arts du feu, Plisson, peintre de la Marine, a sillonné les mers et a puisé son inspiration dans les paysages du monde entier : des ports, des plages et des villages d'Orient où se retrouve le goût de la belle matière d'un grand céramiste contemporain. » - Gérald Schurr[15]
  • « Si, à ses débuts, les dessins et les gouaches d'Henri Plisson, de 1929 à 1955, sont d'un classicisme influencé par la présence de la famille Lebasque, de Ludovic-Rodo Pissarro (1878-1952) ou de Henry Valensi (1883-1960), les œuvres deviennent résolument cubisantes lorsqu'il se rapproche de Roger Bezombes (1913-1994) ou de Henri Deluermoz ((1876-1943) : la présence d'un cercle familier formé par Gen Paul (1895-1975) et André Hambourg (1909-1999) est nécessaire pour comprendre ce passage de son évolution graphique. Les années 1960 seront plus marquées par son ami Yves Brayer (1907-1990). » - Anne Lajoix[1]

Œuvres dans les collections publiques

Drapeau de l'Égypte Égypte

États-Unis

France

Henri Plisson, Le vieux pont (Musée d'Art et d'Histoire de Montmorillon)

Drapeau de Monaco Monaco

Drapeau de la Suisse Suisse

Livres illustrés par Henri Plisson

  • Maurice Fombeure, Ceux des pays d'Ouest, illustrations de Henri et Rosamonde Plisson, collection « Types et coutumes », Horizons de France, Paris, 1943[5].
  • Marcel Garnier, Parmi les bêtes, illustrations de Paul Girol, Raylambert, Henri Plisson et André Valery, éditions de l'Archpel, Paris, 1961.
Épaulette P.O.M.

Récompenses et distinctions

Notes et références

Voir aussi

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