Henri Plisson
peintre et céramiste français
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Henri Plisson (orthographié également Henry Plisson), né le à Saint-Gaultier et mort le à Paris, est un peintre, céramiste, sculpteur de figures et enseignant français.
Saint-Gaultier (Indre)
Paris
| Naissance | Saint-Gaultier (Indre) |
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| Décès |
(à 94 ans) Paris |
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| Maître |
Lucien Simon (1861-1945) |
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Biographie


Fils du boucher Paul Plisson et de son épouse Henriette Lucas, Henri Plisson est par sa mère l'arrière petit-neveu du compositeur Emmanuel Chabrier (1841-1894))[1]. Par sa mère encore et le frère de celle-ci il est l'oncle du peintre Paul Bougeois, établi au Mexique.
Il fait ses études au collège de Montmorillon, puis s'inscrit aux cours supérieurs de dessin et aux cours classiques de la Ville de Paris (Académie de dessin du boulevard de Clichy et Académie de dessin de la ville de Paris, boulevard du Montparnasse). Après son service militaire en Indochine d'où, en octobre 1930, il rapporte de nombreuses aquarelles, il se rapproche des peintres Henri Deluermoz (1876-1943) et Iwan Cerf (1883-1963) et s'adonne à une peinture animalière inspirée de ses fréquentations du jardin des Plantes et du zoo de Vincennes[1]. Il est admis à l'École des beaux-arts de Paris dans l'atelier de Lucien Simon (1861-1945)[2].


Situé dans l'entourage montmartois de Gen Paul[1], Henri Plisson épouse le à Paris Rosamonde Wormald (1911-2005), artiste peintre native de Macclesfield (comté britannique de Cheshire)[3] et rencontrée aux Beaux-Arts de Paris. Le couple est alors dit par les catalogues des salons parisiens installé au 8, rue d'Orchampt dans le 18e arrondissement de Paris[4].
Mobilisé dans la Sarre lorsqu'éclate la Seconde Guerre mondiale, il s'y lie d'amitié avec l'écrivain Maurice Fombeure qui l'évoquera dans son livre de souvenirs liés à cette époque Les godillots sont lourds (Gallimard, 1948). Après sa démobilisation, il quitte en 1940 la rue Orchampt pour un nouvel atelier situé au 11, rue du Cherche-Midi dans le 6e arrondissement de Paris et illustre en 1943, en partage avec Rosamonde, le recueil Ceux des pays d'Ouest de Maurice Fombeure (Horizons de France, Paris)[5].
En 1943, la découverte de l'atelier de Pierre Lebasque (1912-1994) et de son four à céramique lui révèle les arts du feu auxquels il va se consacrer presque exclusivement[2], déménageant pour le 10, rue Franquet dans le 15e arrondissement de Paris en 1947 puis créant à Sartrouville son propre atelier de céramique que viennent expérimenter au début des années 1950 le sculpteur Robert Couturier, les peintres Paul Aïzpiri, Jeanne Aubrière, Jean Aujame, Louis Berthomme Saint-André, Roger Bezombes, Yves Brayer, Paul Charlot, Michel Ciry, Lucien Coutaud, Jacques Despierre, Emili Grau i Sala, André Hambourg, Jacques Lagrange, Pierre Leygue, Pierre Lelong, Roger Montané, Orlando Pelayo, Ginette Renoux, Georges Rohner, Gaëtan de Rosnay, Claude Schürr, Maurice Verdier et Gabriel Zendel[6]. Anne Lajoix, reprenant les chiffres de Raymond Nacenta[7], estime les réalisations de Henri Plisson à environ cent plats et deux mille personnages en céramique, de même qu'elle restitue que les peintres de l'École de Paris, ainsi invités chez lui, « préoccupés d'une écriture personnelle adaptés, animés d'un esprit d'équipe, mélangèrent les oxydes à l'argile, partagèrent leurs trouvailles techniques et leurs tâtonnements eurent des répercussions sur leurs toiles »[1].
Henri Plisson divorce d'avec Rosamonde le et épouse en secondes noces Régine Renoux le . De cette seconde union naîtront deux enfants, Danièle et Claude.
Il devient professeur de dessin à l'École ABC de dessin à Paris. Il est nommé peintre officiel de la Marine en 1973[8] (ce qui lui vaudra de parcourir l'Océan indien à bord du Champlain, le Cap Nord sur le Durance, la Méditerranée sur le Triton, les Comores sur l’Orage[9]) et vice-président du syndicat autonome des artistes peintres professionnels.
Expositions
Salons

- Salon d'automne, Paris, à partir de 1932, sociétaire en 1941[10].
- Salon des indépendants, Paris, à partir de 1932, membre du comité en 1934[10].
- Salon des peintres témoins de leur temps, Musée Galliera, Paris, 1954, 1955, mars-mai 1957[11], 1963.
- 121e Salon de l'Île-de-France, Société versaillaise des artistes d'Île-de-France, Henri Plisson invité d'honneur, Galerie de l'Éclat de verre, Versailles, 1986[9].
- Participations non datées : Salon de la Marine, Salon du dessin et de la peinture à l'eau.
Expositions personnelles
- Décembre 1938 : galerie Drouant, Paris[1].
- 1942 et 1943 : galerie Breteau, Paris.
- Décembre 1948 : Henri Plisson - Céramiques, galerie Georges Denis, Paris[1].
- 1949 à 1952 : galerie Claude Tabet, exposition de céramiques.
- 1949 à 1952 : Crystal, Monte-Carlo: exposition de céramiques.
- 1953 : galerie Blanche Nemy, Zurich.
- 1953 : galerie Motte, Genève.
- 1953 à 1967 : galerie Hamon, Le Havre.
- 1956-1958-1960-1962-1966-1970 : galerie Chardin, Paris puis expose en artiste permanent.
- 1965 : galerie Le Griffon, Lyon.
- 1972 : Henri Plisson - Exposition sur les Comores, galerie Max Evzelyne, Paris.
- Expose en artiste permanent à la galerie des Orfèvres, Paris.
Expositions collectives
- Rosamonde et Henri Plisson, Galerie Breteau, Paris, novembre 1941.
- Exposition internationale des arts décoratifs, Le Caire, 1947[1].
- Tapisseries et céramiques contemporaines - Paul Aïzpiri, Jane Aubière, Philippe Chedeau, Lucien Coutaud, Gaëtan de Rosnay, Jean Lurçat, Roger Montané, Henri Plisson, Ginette Renoux, François Rignault, Claude Schürr, musée Sainte-Croix, Poitiers, 1952[1].
- Céramiques des maîtres de la peinture contemporaine, Musée des arts décoratifs, Lausanne, juin-septembre 1953[1].
- La céramique contemporaine, Le Grand Dépôt, rue Drouot, Paris, décembre 1953[1].
- Terre latine, Musée d'art moderne de la ville de Paris, février 1954[1].
- Lucien Fontanarosa, Marcel Mouly, Henri Plisson, Claude Schürr, Antoniucci Volti, galerie Chardin, 36, Rue de Seine, Paris, 1973[12].
- Céramique d'artiste, musée d'Art moderne de Troyes, juillet-décembre 2012[13].
- Les peintres de Montmorillon, galerie Pacaud, Montmorillon, avril-mai 2015[14].
- Autres :
Citations
Dits de Henri Plisson
- « Le feu est un collaborateur extraordinaire. Il vous joue des tours mais peut vous apporter une part magique. » - Henri Plisson[8]
Réception critique
- « Lorsque le grand Honoré Daumier modelait le mastic de son vitrier de père, on imagine qu'il avait la même joie qui illumine aujourd'hui le visage de Plisson quand de ses mains naît l'une de ses silhouettes cocasses, attendrissantes ou verveuses, que le four embellira des émaux les plus rares. L'art du céramiste n'est pas toujours synonyme de vases farfelus dans lesquels on ne saurait mettre la moindre fleur, il est souvent par contre un art de la vie saisie et parée des charmes de l'esprit. Plisson sait très bien les secrets d'un métier séculaire, l'admirable est qu'il s'en serve avec cette fantaisie, cette audace, cette fougue qui nous le rendent si chers. » - Jean Bouret[11]
- « Les années impressionnistes plaisent aux Américains comme vient de le rappeler l'adjudication à plus de cent mille francs d'une heureuse évocation d'une plage normande autour de 1880 (New York, le 29 octobre 1992)… Ayant renoncé aux arts du feu, Plisson, peintre de la Marine, a sillonné les mers et a puisé son inspiration dans les paysages du monde entier : des ports, des plages et des villages d'Orient où se retrouve le goût de la belle matière d'un grand céramiste contemporain. » - Gérald Schurr[15]
- « Si, à ses débuts, les dessins et les gouaches d'Henri Plisson, de 1929 à 1955, sont d'un classicisme influencé par la présence de la famille Lebasque, de Ludovic-Rodo Pissarro (1878-1952) ou de Henry Valensi (1883-1960), les œuvres deviennent résolument cubisantes lorsqu'il se rapproche de Roger Bezombes (1913-1994) ou de Henri Deluermoz ((1876-1943) : la présence d'un cercle familier formé par Gen Paul (1895-1975) et André Hambourg (1909-1999) est nécessaire pour comprendre ce passage de son évolution graphique. Les années 1960 seront plus marquées par son ami Yves Brayer (1907-1990). » - Anne Lajoix[1]
Œuvres dans les collections publiques
Égypte
États-Unis
France

- Alençon, collège d'enseignement technique.
- Antony, résidence universitaire Jean-Zay, cinq chevaux et un personnage en céramique ((épôt du Centre national des arts plastiques[16].
- Asnières-sur-Seine, école maternelle, L'Arche de Noé, panneau mural 40m2 et Les contes de Perrault, six dessus-de-porte, 1943[1],[7].
- Lorrez-le-Bocage-Préaux, Après-midi provençal, huile sur toile 50x65cm (dépôt du Centre national des arts plastiques)[17].
- Menton.
- Montmorillon, musée d'Art et d'Histoire, céramiques et dessins dont Le vieux pont, dessin 13x20cm, 1937.
- Nanterre, La Contemporaine, musée des mondes contemporains (dépôts du Centre national des arts plastiques) :
- Orly, aéroport de Paris-Orly, décor céramique du restaurant Le Tournebroche, 1961.
- Paris :
- école de la rue des Perchamps : ensemble décoratif.
- Fonds d'art contemporain - Paris Collections, Éclat, céramique 45,2x75,3cm[20].
- Mobilier national, vase de Sèvres, hauteur 39,3cm, forme de Henri Plisson et décor de Jean Aujame, 1951[6].
- Musée d'Art moderne de la ville de Paris : panneau en céramique.
- Musée Carnavalet, Kermesse aux étoiles dans le jardin des Tuileries - Stand des arts plastiques, printemps 1955, dessin 32x24cm, 1955[21].
- Poitiers, musée Sainte-Croix, Le marché, trois statuettes en faïence (dépôt du Centre national des arts plastiques)[22].
- Reims, lycée de jeunes filles : décoration en céramique pour le gymnase.
- Sèvres, musée national de Céramique, deux plaques de pâte de verre[1],[23] :
- Scène de bord de mer ;
- Nature morte.
Monaco
Suisse
Livres illustrés par Henri Plisson
- Maurice Fombeure, Ceux des pays d'Ouest, illustrations de Henri et Rosamonde Plisson, collection « Types et coutumes », Horizons de France, Paris, 1943[5].
- Marcel Garnier, Parmi les bêtes, illustrations de Paul Girol, Raylambert, Henri Plisson et André Valery, éditions de l'Archpel, Paris, 1961.

Récompenses et distinctions
- Grande médaille d'argent de la Ville de Paris.
- Grand Prix de la Biennale de Deauville (1965).
- Médaille au Salon de la Marine (1968).
- Médaille de la Ville de Trouville (1968).
- Peintre officiel de la Marine (1973)[8].
- chevalier de l'ordre national du Mérite.
- Chevalier des Palmes académiques.
- Médaille des anciens combattants.
- Mérite agricole.
- Chevalier des Arts et des Lettres.
