Henri Simon-Dubuisson

officier de marine, compagnon de la Libération From Wikipedia, the free encyclopedia

Henri Simon-Dubuisson, né le à Cherbourg, mort le à Caen, est un officier qui s'illustre dans les Forces navales françaises libres pendant la Seconde Guerre mondiale, à bord du sous-marin Rubis puis au commandement de la Minerve et de la Doris. Il est Compagnon de la Libération.

Naissance
à Cherbourg
Décès (à 60 ans)
à Caen
AllégeanceDrapeau de la France France libre
UnitéMarine
Faits en bref Naissance, Décès ...
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Biographie

Henri Simon-Dubuisson naît à Cherbourg dans la Manche le  ; il est le fils d'un matelot[1].

Engagé dans la Marine en 1931, il devient aspirant en 1934 puis enseigne de vaisseau de 1re classe en 1939. À cette époque, il est troisième officier sur le sous-marin Rubis[1].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le Rubis est mis à disposition des autorités britanniques, pour l'expédition de Norvège[1]. Lorsqu'il est de retour à Dundee le , l'armistice a été signé et l'Appel du 18 Juin a eu lieu. Les autres navires sont saisis par les Britanniques ; l'équipage du Rubis est laissé libre de choisir son camp. La quasi-totalité de l'équipage choisit de rallier les Forces françaises libres[1].

Il devient officier en second du navire en , et participe aux opérations de guerre du Rubis, poseur de mines[1]. Il reçoit deux citations pour « son calme, son sang-froid et sa parfaite connaissance du matériel de mine »[1]. Continuant à mouiller des mines, le Rubis est endommagé en lorsqu'il tire une torpille sur un cargo qui explose ; il rentre à Dundee escorté par des avions de la RAF et des navires d'escorte[1]. Il alterne alors les campagnes de minage et les réparations[1].

Pendant une période de réparation du Rubis, en , Henri Simon-Dubuisson prend le commandement du sous-marin Minerve[1]. Il supervise se remise en état et mène des opérations avec la Minerve jusqu'à ce qu'elle soit endommagée par erreur par un avion allié et la désarme en [1].

Il est commandant de la Doris en . C'est un sous-marin neuf, cédé par les Britanniques, avec lequel il termine la guerre. Il quitte son commandement en 1945[1].

Henri Simon-Dubuisson aura passé plus de cinq années d'opérations de guerre dans les sous-marins, décoré et cité deux fois par la Royal Navy[1]. Il est créé Compagnon de la Libération par le décret du [1].

Après-guerre, il est professeur aux écoles de marine en 1946. Lieutenant de vaisseau, il prend en le commandement du sous-marin 471 (Mille)[1].

Il quitte la Marine un an après et devient officier de la marine marchande britannique, basé au port de Dundee[1].

Henri Simon-Dubuisson meurt le à Caen[1]. Il est inhumé à Cherbourg[1].

Hommages et distinctions

Distinctions

Les principales distinctions de Henri Simon-Dubuisson sont[1] :

Autres hommages

  • Son nom figure sur la grande stèle commémorative des compagnons de la Libération, au musée de l'Armée, à Paris.

Notes et références

Bibliographie

Voir aussi

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