Henri Simon (résistant)

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Naissance
Dijon (Côte-d'or)
Décès (à 90 ans)
Marseille (Bouches-du-Rhône)
OrigineDrapeau de la France France
Henri Simon
Naissance
Dijon (Côte-d'or)
Décès (à 90 ans)
Marseille (Bouches-du-Rhône)
Origine Drapeau de la France France
Allégeance Drapeau français République française
Drapeau de la France France libre
Arme Infanterie
Grade Colonel
Années de service 1916 – 1945
Conflits Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Distinctions Commandeur de la Légion d'honneur
Compagnon de la Libération
Croix de guerre 1914-1918
Croix de guerre 1939-1945

Henri Simon[1],[2], né le à Dijon et mort le à Marseille, est un fonctionnaire, militaire et résistant français, Compagnon de la Libération. Jeune inspecteur des contributions directes mobilisé lors de la première guerre mondiale, il s'illustre au cours des combats, étant blessé à plusieurs reprises. À l'issue du conflit, il reprend son activité fiscale avant de travailler aux services cadastraux de Marseille. En 1940, opposé au régime de Vichy, il décide d'entrer en résistance et, membre des FTP puis des Forces françaises de l'intérieur, il organise la libération de Marseille en 1944. Après la guerre, il reprend son poste au cadastre jusqu'à sa retraite.

Jeunesse

Henri Simon naît le à Dijon, d'un père employé d'octroi[1]. Il effectue ses études au lycée Carnot puis devient inspecteur des contributions directes en 1915[3].

Première Guerre mondiale

Mobilisé le , il est affecté au 31e bataillon de chasseurs à pied (31e BCP) mais ne rejoint pas le front immédiatement, étant envoyé à Saint-Maixent-l'École pour suivre les cours de l'école d'aspirant[4],[5]. Promu à ce grade le , il rejoint son bataillon dans la zone des armées en juin[5]. Engagé dans la bataille de la Malmaison, il y est blessé le et est hospitalisé jusqu'au suivant[5],[6]. Sorti de convalescence, il retrouve le 31e BCP à Dampierre-les-Bois à la fin de l'année 1917 avant que celui-ci ne soit déplacé à Bruyères, dans les Vosges, en [5],[6]. Après une période alternant travaux, surveillance et repos en Alsace, Henri Simon participe à la troisième bataille de l'Aisne où il est légèrement blessé dans la 73ème Division d'infanterie dans le 346ème Régiment d'infanterie[5],[6]. Non évacué, il est promu sous-lieutenant le [5]. En juin suivant, il s'illustre en stoppant plusieurs attaques allemandes à la mitrailleuse et en menant une section à l'assaut[5]. À cette occasion, il est cité à l'ordre du 21e corps d'armée[5]. Un mois plus tard, lors de la quatrième bataille de Champagne, il est à nouveau cité, cette fois à l'ordre de la 43e division, pour avoir mis en fuite un groupe d'allemands et sauvé ainsi deux mitrailleuses[5],[6]. Lors de la dernière offensive alliée, il se retrouve à Orfeuil, dans les Ardennes, où il subit une intoxication aux gaz de combat le et doit être évacué[7],[5],[6]. Il rejoint son bataillon le alors que celui-ci est au repos à Fleury-la-Rivière avant d'être déplacé à Givron où les hommes apprennent l'armistice[5],[6].

Entre-Deux-Guerres

Placé en congé de démobilisation le , il retourne à Dijon où il reprend son activité d'inspecteur des contributions tout en suivant des cours de droit à la faculté de la ville[5],[4]. Il s'installe ensuite successivement à Valenciennes, à Thonon-les-Bains et en Isère où il devient docteur ès sciences économiques à l'université de Grenoble en 1929[5],[7]. En 1935, il est muté à Marseille où il est nommé chef du service départemental du cadastre[4]. Il est parallèlement membre du parti communiste[3].

Seconde Guerre mondiale

Lors de la mobilisation de 1939, son âge et sa situation de fonctionnaire permettent à Henri Simon de ne pas rejoindre les armées malgré ses demandes[4]. Il est alors affecté au ministère des finances[3]. Refusant l'armistice du 22 juin 1940, il entreprend immédiatement d'entrer en résistance[3]. Rassemblant autour de lui des camarades partageant ses opinions contre le régime de Vichy, il mène une campagne de propagande[7]. Contacté par le comité de la zone sud du mouvement de résistance Front national, il est chargé de mettre en place la section des Bouches-du-Rhône de ce mouvement[4]. Spécialiste en géodésie et en topographie du fait de son emploi au cadastre, Henri Simon fournit aux FTP de nombreux plans et schémas[7]. Il organise également des groupes armés et des équipes de sabotage et met en place des itinéraires et des centres de repli[7].

Conseiller militaire pour les FTP au début de 1943, en plus de son poste au front national, il devient en juillet suivant chef régional des franc-tireurs et partisans[3]. À la suite de la fusion des FTP et de l'Armée secrète donnant naissance aux Forces françaises de l'intérieur (FFI), Henri Simon est nommé chef régional adjoint FFI puis, après les arrestations de Robert Rossi et Jacques Renard en , il devient chef régional des FFI de la région R2[4]. Dès lors, il prépare la libération de la région et, après le débarquement de Provence, établi la liaison avec les troupes alliées[4]. À la fin du mois d', il mène les troupes FFI lors de la libération de Marseille[4]. Il œuvre ensuite à l'intégration des FFI dans l'armée régulière et veille au maintien de l'ordre à Marseille[7]. Devenu conseiller municipal de la ville, il est promu colonel en , juste avant de quitter l'armée[4].

Après-Guerre

Après le conflit, il reprend son poste de chef départemental du service cadastral qu'il exerce jusqu'en 1963, année de sa retraite[7]. Henri Simon meurt le à Marseille et est inhumé à Saint-Tropez[3].

Décorations

Hommages

Références

Voir aussi

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