Henri Van der Hecht

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Henri Van der Hecht
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Henri Van der Hecht, né le à Bruxelles et mort à Ixelles le , est un peintre paysagiste, un graveur aquafortiste belge.

Il est l'un des membres fondateurs de la Société libre des beaux-arts de Bruxelles. Son champ pictural couvre principalement les paysages, dans lesquels il intègre le réalisme au pleinairisme. Ses paysages sont à la lisière de l'impressionnisme. Il est également un peintre animalier.

Famille

Henri Van der Hecht, né à Bruxelles le , à la rue de la Montagne, no 44, est le fils d'Adrien Van der Hecht (né à Bruxelles en 1811), ciseleur et graveur et de Madeleine Francken (1812-1877), mariés à Ixelles le . Henri Van der Hecht est le neveu et l'élève du peintre paysagiste Guillaume Van der Hecht. Marié à Ixelles le avec Marie Léonie Hastière (née en 1843), modiste originaire de Dinant, le couple est parent d'au moins quatre enfants : Léon (1868), Vincent (1869), Jeanne (1871), épouse de l'artiste peintre Paul Artôt, et Louise (1879)[1].

Formation

Après ses études primaires à l'école communale de Saint-Josse-ten-Noode, il est formé initialement par son oncle Guillaume Van der Hecht, avant de suivre des cours à l'atelier de Jean-François Portaels, dont il est l'un des premiers élèves, mais il s'affranchit rapidement contre les principes académiques enseignés et souhaite se consacrer à la réalisation de paysages dans un esprit d'interprétation spontanée et objective de la nature[2],[1]. Ses paysages incluent également la représentation animalière[3].

Carrière

Sa première œuvre connue est datée de 1860. Au Salon de Bruxelles de 1863, il expose Paysage des environs de Namur[4]. En 1866, il peint Paysage à La Hulpe, considéré comme l'une de ses œuvres majeures. Marié à Ixelles le avec Marie Léonie Hastière, il quitte Bruxelles pour s'établir à Groenendael (1868), Hoeilaart (1869), La Hulpe (1870) et Genval (1878)[5]. Il se rend volontiers auprès des peintres de l'École de Tervueren et prise particulièrement le talent de Hippolyte Boulenger et de Théodore Baron. Il peint principalement en Campine, aux Pays-Bas et à Barbizon[2].

La Colonie d'Anseremme en 1872 : l'homme couché à l'avant-plan, sans chapeau, est Charles Hermans, entouré par ses amis Julien Dillens, Félicien Rops et, derrière lui, Caroline Dandoy, la sœur de l'écrivain Charles de Coster, Henri Van der Hecht est le premier homme debout à droite du cliché.

Le , il est le cofondateur de la Société libre des beaux-arts de Bruxelles qui est active jusqu'en 1876[6],[5]. Deux mois plus tard, il expose pour la première fois au Cercle artistique de Bruxelles en , où sa toile Novembre est remarquée par la critique qui y voit une peinture à la fois large et délicate, d'une note mélancolique et discrète d'une extrême justesse[7]. Il forme comme élève François Binjé[8]. Lors de l'Exposition universelle de 1873 à Vienne, il reçoit une médaille d'or[9]. Henri Van der Hecht présente également ses paysages à l'Exposition universelle de Paris de 1878[10] et à l'Exposition de la Société des artistes britanniques de 1880 à Londres[11].

En 1874, il rejoint le nouveau comité de la Société internationale des aquafortistes[12],[5]. C'est également l'époque où il fréquente la Colonie d'Anseremme, un collectif d'artistes se réunissant au bord de la Meuse et incluant des membres de la Société libre des beaux-arts tels le graphiste Félicien Rops ou le peintre Charles Hermans, parfois rejoints par des hommes de lettres tels Charles De Coster ou le poète Henri Liesse[13].

En 1881, établi à Bruxelles depuis un an, Henri Van der Hecht donne des cours de dessin au prince Baudouin et à la princesse Henriette, enfants du comte de Flandre[14]. Au Salon de Bruxelles de 1881, il reçoit l'une des sept médailles d'or pour la peinture[15]. Il reçoit des commandes qui l'amènent à décorer la salle du conseil provincial du Brabant, mais il ne consent jamais à se glisser dans les rangs des peintres officiels. En 1885, l'une de ses toiles majeures est refusée à l'Exposition universelle d'Anvers, décision qui l'affecte[1]. Il continue à exposer régulièrement ses tableaux au Cercle artistique de Bruxelles et bénéficie d'une exposition personnelle en 1892[16],[17]. En 1886, il devient membre du jury d'admission de la Société des Aquafortistes belges, nouvellement créée[18].

Il voyage dans le Midi de la France, aux Pays-Bas et, en 1894 aux États-Unis[16], où il peint beaucoup, selon ses principes personnels de décomposition de la lumière, rendue en pointillé et en conformité avec sa vision sincère de la nature, le classant comme un réaliste novateur et un bon coloriste belge[1]. Selon l'historien de l'art, Constantin Ekonomidès, les paysages de Van der Hecht sont à la lisière de l'impressionnisme[19].

Dernières années et mort

Il s'établit en 1895 rue Defacqz, no 38 à Ixelles. Diminué par une longue maladie qui lui avait ôté une partie de ses facultés cognitives, l'empêchant de réaliser tout travail, depuis plus de deux ans[1], Henri Van der Hecht meurt à son domicile, à Ixelles, le , à 60 ans. Ses funérailles ont lieu trois jours plus tard au cimetière d'Ixelles[20],[21].

Œuvres

Notes et références

Voir aussi

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